vendredi 9 octobre 2026

LES SUICIDÉS


Il n’y a pas d’espoir non pour les suicidés
Eux qui ont profané le bien le plus précieux
Qui leur a été oh offert par notre Dieu
Leur éternelle vie Nul ne peut décider

Du moment de quitter ce monde débridé
D’abandonner son corps ce temple merveilleux
Aux vers aux corbeaux et à ces démons odieux
Qui vont l’habiter plus tard esprits décidés

Décidés à faire le mal en répandant
Leurs excréments sur les plus purs des descendants
Du noble Adam créé pour servir pour servir

Pour servir les hommes leur montrer le chemin
Vers la délivrance et non pour les asservir
Non pas pour entraver et leur cœur et leurs mains

CHRISTA PIKE


Elle est revenue oh oui elle est revenue
D’entre les morts d’entre les morts d’entre les morts
Terrible sera sa colère encor encor
Elle poursuivra ceux qui l’ont tant maintenue

Derrière les barreaux sans nulle retenue
Ceux qui n’ont éprouvé vraiment aucun remords
À lui ôter la vie à mutiler son corps
Telle cette nonne aux mornes idées cornues

Attendez-vous à sa vengeance sans pardon
D’affreuses forces ont été libérées dont
Celles de grands démons qui hantent les prisons

Et investissent les cœurs des pires coupables
Les poussant vers le mal bien plus que de raison
Condamnant leur âme à des horreurs impalpables

jeudi 8 octobre 2026

HÉLIOS


Hélios je te contemple avec ton puissant char
Tiré par quatre ailés chevaux invulnérables
Tous les matins briser la nuit impénétrable
De tes feux sacrés purs éternels revanchards

D’un simple geste tu écartes pleurnichards
Impies et ignorants dont l’âme est exécrable
Et qui se plaisaient tant dans l’âge intolérable
Dans l’obscurité des temps comme des clochards

Des clochards s’enivrant de leur folle débauche
Regardez-le avec moi esquissant l’ébauche
De plus en plus parfaite admirable et divine

Qui conduira le bien vers la grande victoire
Qui libérera les élus de la ravine
Tressée par les démons dont le nom est notoire

LES MARQUISES


De Brel à Gauguin ils furent par les Marquises
Aveuglés attirés le soleil a brûlé
Et leur peau et leurs yeux un voile immaculé
A recouvert leur âme aux saveurs si exquises

Nous savons tous que là gémir n’est pas de mise
Car l’on ne peut croire à un coin plus reculé
Un endroit plus caché oui plus dissimulé
Un endroit où l’on peut oh vivre sans chemise

Où danser nu n’est plus un péché un péché
Où l’on peut danser nu sans se voir écorché
Par les épines et les pudibonderies

Ah toi aussi un jour tu viendras aux Marquises
Tu délaisseras les viles bouffonneries
Qui te sont imposées sur la terre conquise

mercredi 7 octobre 2026

LE CHÂTIMENT DE ZEUS


Ulysse oh Ulysse tu aurais bien mieux fait
De calmer les ardeurs de tes fiers compagnons
Beaucoup plus fermement certes quelques quignons
N’apaisent point la faim Hélios fut stupéfait

Quand il constata au doux matin leur méfait
Entraînant un courroux digne d’un champignon
Atomique rendant le grand Zeus fort grognon
Il donna sentence et un châtiment parfait

Épargnant le dormeur seulement l’innocent
Condamné à rester seul dans la mer de sang
Du sang des bœufs mangés du sang des bœufs mangés

Tirésias et Circé t’avaient pourtant instruit
De ce grave danger de ce grave danger
Mais l’estomac de l’homme est son pire ennemi

LILITH AU BORD DE LA MER ROUGE


C’est au bord de la mer Rouge de la mer rouge
Du si pur sang de la révolte qui coule en
Tes veines de femme que tu allas volant
De tes propres ailes tel un hardi carouge

Née de la poussière comme Adam à la gouge
Sculptée et ciselée tes bras et tes seins blancs
Furent tes armes pour charmer les truculents
Démons tes alliés qui égorgent à la vouge

Ô Lilith princesse des enfers de mon cœur
Je ne laisserai qui que ce soit vil moqueur
Remettre en question tes origines divines

Tu es libre à présent tu es libre à présent
Et lorsque je ferme les yeux je te devine
Me guettant avec tant de désirs amusants

lundi 5 octobre 2026

LA DANSE DES IDÉES


"Toute idée est, par elle-même, douée d’une vie immortelle."
Charles Baudelaire

Elles dansent dansent et dansent les idées
Dans la ronde infernale et sardanapalesque
De l’étrange monde oh où tout n’est que burlesque
Mascarade aux relents de joie dévergondée

Oui ils sont tant à voir leur âme possédée
En s’imaginant que ce sont eux qui la fresque
Peignent tissent tressent C’est assez pittoresque
D’observer s’effondrer leurs immondes cordées

Leurs châteaux de cartes construits sur le gravier
Le plus friable qui soit Je dois vous convier
À ne jamais entrer dans cette affreuse danse

Vous y perdrez l’esprit vous y perdrez l’esprit
C’est plus qu’une évidence ah plus qu’une évidence
Vous n’écouterez pas adieu les ahuris

vendredi 2 octobre 2026

LA SAINTE PAUVRETÉ


Il n’y a rien de plus saint que la pauvreté
Quand elle est choisie bien entendu oui car elle
Est un monstre affreux quand telles des sauterelles
Elle s’abat sur nous avec méchanceté

Oh dans la pauvreté c’est sans naïveté
Que l’on voit le monde les faces noires grêles
Les largesses fausses l’amitié froide frêle
L’amour pur qui est la plus grande rareté

Laisse tes richesses dans un coin oublie-les
Plonge donc dans la boue au loin de tes palais
Et marche dans les pas de tous les miséreux

Assieds-toi dans la rue tends la main tends la main
Et compte les crachats et les dons généreux
Si quelqu’un la saisit suis-le et en chemin

LE DÉSERT DES TARTARES


À Valerio Zurlini

Au milieu du désert les soldats oh attendent
L’ennemi qui ne vient pas non qui ne vient pas
Pourquoi ne vient-il pas pourquoi ne vient-il pas
Je veux être un héros que mon âme se tende

Que s’ouvrent pour moi les portes que se distendent
Les hauts monts empêchant le sang et le trépas
De s’abattre sur nous nous qui marchons au pas
Inlassablement Oui je veux que l’on m’entende

Je veux que les démons écoutent ma prière
Me couvrent de gloire au sein de la poudrière
Que je sois colonel ou bien mieux général

Que de belles statues à ma fière effigie
Soient érigées partout résistant au mistral
À la pluie et au temps Donnez-moi la magie

LE JUIF ERRANT


Pour avoir refusé un instant de repos
Au porteur de la croix un Juif fut condamné
À l’éternelle errance au tumulte effréné
Il fut marqué dans la chair à même la peau

Pas pour qu’on le tue mais pour que tout le troupeau
Nullement n’y touche qu’il soit abandonné
Rejeté de partout que les rats déchaînés
Le chassent de leur trou rongeant ses oripeaux

Peut-être croiserez-vous son abject chemin
Surtout abstenez-vous de lui tendre la main
Car vous seriez alors vous aussi réprouvé

Son calvaire prendra pourtant bien un jour fin
Car notre Seigneur veut voir le Diable privé
De son festin d’âmes le voir gémir de faim

mercredi 30 septembre 2026

LE MURMURE DES ÉTOILES


Entends-tu le murmure étouffé des étoiles
Résonner dans ton doux sommeil ton doux sommeil
C’est un souffle discret enrobé de vermeil
Telle une armure pour un chevalier de toile

C’est le crépitement du feu au fond d’un poêle
Auquel tu ne prêtes nul égard le soleil
Qui te maintient en vie celui qui te réveille
Mais que tu ignores tout au fond de ta moelle

Non tu ne l’entends pas car tu ne le mérites
C’est un don du ciel réservé aux élites
Car il contient en lui les plus anciens secrets

Les secrets sur lesquels repose l’Univers
Et les remettre en de mauvaises mains serait
Criminel Et pourtant ils sont là dans ces vers

ZACHÉE


Tout le monde riait du si petit Zachée
Perché dans son arbre pour entrevoir Jésus
Le Maître s’arrêta pourtant disant Salut
Laissant la plupart des gens fort estomaqués

Comment un tel traître digne d’un bal masqué
Pourrait-il accueillir le plus grand des élus
Dans sa riche demeure aux murs point vermoulus
Certes mais dorés grâce aux impôts escroqués

Le Seigneur n’était pas venu sur cette terre
Pour ceux qui méritaient d’être dépositaires
De la moralité mais pour les plus perdus

Pour les plus perdus qui coupables repentants
Étaient prêts à franchir des pas le plus ardu
Tel était son rôle et c’était réconfortant

LE VOILE DE MAYA


Quand se lèvera-t-il le voile de Maya
Le voile de Maya qui recouvre tes yeux
D’illusion d’ignorance un filtre fort affreux
Troublant ton bel esprit déchaînant sa furia

Car tu es bien perdu errant comme un paria
Dans le vaste monde d’un air cadavéreux
Sans t’en rendre compte en étant même joyeux
Je suis triste pour toi mieux vaut la malaria

Tu crois être maître tu n’es qu’un serviteur
Tu crois tenir les fils oh tu n’es qu’un acteur
Un acteur maléfique et très peu perspicace

Tu cours à ta perte les démons rient de toi
Tu es leur idiot tu es leur jolie bécasse
Déchire le voile et enfin réveille-toi

mercredi 23 septembre 2026

PERSÉPHONE


Ô toi qui règnes sur les Enfers ténébreux
Fille du saint Zeus de la sainte Déméter
Qui au printemps reviens faire fleurir la terre
Écoute donc mes chants eux qui sont si nombreux

Emporte-les prends-les dans le monde scabreux
Pour égayer cette longue nuit solitaire
Aux côtés d’Hadès ce dieu autoritaire
Qui te prit pour femme en son pays si ombreux

Je te sais mon amie car tu aimais mes jeux
Dans l’univers neigeux dans l’univers neigeux
Qui était le jardin de ma plus tendre enfance

Tu me regardais de tes immenses yeux
Alors que je courais nu sans nulle défense
Parmi les rennes et les ours blancs impérieux

TANT QUE J’EXISTERAI


Psaume 104. 33

À Natasha St-Pier

Je chanterai ton nom jusqu’à la fin des jours
Je chanterai ton nom tant que j’existerai
Car ton nom est notre grand espoir adoré
Car ton nom est notre grand espoir pour toujours

Lui seul nous fait sortir de l’infernal séjour
Quand les affreux démons aux crocs si acérés
S’attaquent à nous à notre amour préféré
À nos si beaux rêves nos issues de secours

Tant que j’existerai il en sera ainsi
Tu auras beau frapper me couvrir de soucis
Ce sera ce nom que je porterai en moi

Que je crierai lors de mon dernier souffle
Et qui effacera les craintes et l’émoi
Lors de ce passage lors de mon dernier souffle

mardi 22 septembre 2026

LES ENFANTS QUI SE SOUVIENNENT


Oh mais que faire des enfants qui se souviennent
De leurs vies passées oui oui de leurs vies passées
Eux qui furent les purs compagnons d’odyssée
Des plus grandes âmes antédiluviennes

Car leur colère va être vésuvienne
Quand ils vont découvrir vos affreuses pensées
Et vos stratégies pour consciences insensées
Rogner leurs ailes Mais que votre sort survienne

Car c’est tout ce que vous méritez vous savez
Je vois que vous tremblez face au soleil levé
Que déjà brûlent vos yeux apeurés et tristes

Tristes de souffrir et non pas d’avoir péché
Ce qui renforce encor l’ire de ces juristes
Intraitables devant vos esprits débauchés

LA GUERRE DE TROIE


Si aujourd’hui l’on se souvient de cette guerre
Ce n’est pas grâce à ceux qui furent combattants
Dans l’un ou l’autre camp mais grâce aux exaltants
Vers d’un poète aveugle apparemment vulgaire

Sans lui l’on ne saurait rien non de ces deux frères
De sang royal qui ont fiers et impénitents
Causé la mort de tant de pauvres habitants
De la sainte Ilion qui dirait donc le contraire

Ils sont des milliers à périr chaque jour
Sans aucune raison au vil son des tambours
Et nul ne s’en soucie et nul ne s’en soucie

Et ce ne sont pas ces quelques modestes lignes
Qui vont changer quoi que ce soit dans l’inertie
Des cœurs et de ce monde aux fragrances malignes

LES MARMONNEURS


Oh mais écoute-les donc marmonner ces fous
Ces insensés qui croient oui que leurs simagrées
Et que les mots sortant d’entre leurs dents dorées
Sont ce qu’attend notre Seigneur d’eux que le joug

Qu’ils se sont imposés soit ce qu’Il veut de nous
Les voilà partis dans de longues logorrhées
N’ayant que peu de sens que les grandes marées
Écraseront comme un château de sable mou

Il faut prier certes mais il faut prier bien
Et cela ne s’apprend pas avec les vauriens
Qui ne comprennent ni ce qu’ils disent ni font

Un acte de bonté de bonté véritable
Vaut mieux qu’une intention sans nul désir profond
Et Dieu reconnaîtra toujours les charitables

mercredi 9 septembre 2026

I LOVE YOU


Ma plus belle histoire d’amour c’est bien vous
Vous que je ne connais pas encor pas encore
Sans avoir jamais vu vos tendres yeux vos corps
Je sais que vous avez peur moi aussi j’avoue

Ne croyez surtout pas que je joue que je joue
Je suis vraiment l’âme des plus profonds accords
Tendez les oreilles écoutez donc le cor
Qui tout à coup se fait entendre au fond de vous

Une simple note faisant trembler jusqu’aux
Durs murs de Jéricho les murs de Jéricho
Que l’on imaginait oh oui indestructibles

Ces murs ce sont ceux qui entourent votre cœur
Et qui vous éloignent dans un indescriptible
Chaos de la vraie vie sombres oiseaux moqueurs

TOUT DEVIENT FROID


Tout devient froid autour de moi au fond de moi
Je suis paralysé je suis paralysé
Je ne contrôle plus rien désorganisé
Je suis coincé troublé étouffé en émoi

Je les vois m’emporter criant que je suis là
Mais plus aucun son ne sort de mon corps brisé
Un vent doux et léger se lève un alizé
Et me réchauffe un peu je vois un mandala

Je me retourne d’un coup une lumière
Éclatante semblant vraiment familière
Se met à tournoyer se met à tournoyer

J’ai oublié le froid j’ai oublié mon corps
Je suis libéré oui j’ai un nouveau foyer
J’y suis accueilli par de si divins accords

samedi 5 septembre 2026

LE SYCOPHANTE


Le sycophante attend il attend et accuse
Mais il accuse sans preuve aucune cafard
Nageant dans l’infamie et au teint fort blafard
Jamais il n’admettra ses torts il n’a d’excuses

Il se croit fort mais sa moralité confuse
Le perdra toujours oui dans son sang se diffusent
Ses impures pulsions sa haine de soiffard
Tout comme un cancer un germe de nénuphar

Qui s’installerait et qui lentement croîtrait
Et tout autour de lui vraiment étoufferait
Je vois ses yeux rieurs devant ses millions

Ou ses trente pièces d’argent si scintillant
Au doux soleil mais qui s’oxyde tabellion
Inflexible je vois aussi ses vers grouillant

mercredi 2 septembre 2026

FÉBRONIE DE SYRIE


Qui se souvient de toi Fébronie de Syrie
Toi sainte martyre gardienne des huiles
Et des sortilèges sortilèges fertiles
Pour l’imagination vastes fumisteries

Ton sacrifice fut digne des Valkyries
Et tu gagnas les cieux comme l’on gagne une île
Une île merveilleuse oh et terre d’asile
Pour les victimes de ces humaines furies

Ces humaines furies détruisant vraiment tout
Depuis toujours depuis toujours oui et partout
Un coup d’épée trancha ton cou doux et gracile

Mais fit s’agenouiller celui qui le porta
Effondré en larmes comprenant l’imbécile
La leçon que tu lui ce jour-là enseigna

mardi 1 septembre 2026

LA QUÊTE DU GRAAL


Il n’est rien de plus beau que la quête du Graal
Pour ceux qui l’ont vécue pour ceux qui ont plongé
Leur regard et leurs yeux dans ce vase rongé
Par les siècles et le sang des cathédrales

Oh je me réveille et un inaudible râle
Sourd du fond de mon cœur moi qui suis allongé
Moi qui suis allongé moi qui suis allongé
Recouvert d’un voile oui et si pâle si pâle

Je n’existe plus mais pourtant je continue
À observer le monde à voir depuis les nues
De nouveaux chevaliers poursuivre l’aventure

De nouveaux chevaliers ah dignes ou indignes
Glorieux ou fourbes très purs ou pourritures
Réussir ou rater se damner pour un signe

ASTAROTH


Trésorier des Enfers trésorier des Enfers
Astaroth le grand-duc Astaroth le grand-duc
Il va bien falloir que l’on te rééduque
Et que tu l’acceptes pour sortir de tes fers

Tes quarante légions nous n’en avons que faire
Ton culte est devenu oh pour le moins caduc
Te privant de cette eau menée par l’aqueduc
De la dévotion et ses intenses sphères

Je me souviens de toi il y a mille ans de ça
Quand tu jouissais du travail de tes forçats
Et que tu te sentais invincible invincible

Tu riais et riais certain de ta puissance
De ton corps si divin fort et immarcescible
Abusant des âmes plongées dans l’innocence

vendredi 28 août 2026

ISABELLE


À (à vous de le découvrir)

Ils pourront t’appeler de tous les divins noms
Pour moi tu seras oh toujours cette Isabelle
Que j’ai connue au coin d’une rue si rebelle
Qu’on te croyait perdue n’avoir pas de prénom

Je crois t’avoir vue un jour dans un cabanon
Coulé dans la montagne et recouvert de gel
Je crois t’avoir vue un jour dans un vrai Bruegel
Dansant autour d’un feu dans un vieux lanternon

N’était-ce qu’un rêve n’était-ce qu’un doux rêve
Peu importe au fond car ah ce fut une trêve
Dans cette terrible ronde qu’est notre vie

Cette vie qui est bien une malédiction
Pour les êtres qui ont trop laissé leurs envies
Les gouverner Te voir fut ma bénédiction

SHAKTI


De toute énergie tu es oh la plus puissante
Celle ou celui qui peut oui te canaliser
N’aura nul besoin de se psychanalyser
Et vivra dans une joie pure et innocente

Tu pourras la trouver durant l’aube naissante
Dans les nuits torrides où tout est embrasé
Entremêlé au fond de grands yeux irisés
Dans des livres sans fin dans la course incessante

Elle naîtra en toi sans raison ni pourquoi
Une flèche sortant d’un mystérieux carquois
Mais la laisseras-tu s’emparer de ton corps

Et de ton fier esprit et de ton fier esprit
Sauras-tu oublier tes tristes désaccords
Pour la laisser briller elle qui est sans prix

dimanche 23 août 2026

CAMELOT


Il est un puissant fort il est un puissant fort
Qui fut construit dans un seul but trouver le Graal
Le Graal qui se cachait en la mer boréale
Dans un aquatique château aux parois d’or

Qu’est-il devenu ce vase défiant la mort
La rosée du matin la brume vespérale
L’ont englouti afin que la quête impériale
Puisse continuer dans l’infini trésor

Camelot n’est plus que ruine oh et poussière
Lui si majestueux si beau si grand hier
Un vague souvenir un vague souvenir

Quelques vieillards pêchant à la ligne à la ligne
Y pensent encore sans trop se rembrunir
Se faisant poètes oui tirant à la ligne

vendredi 21 août 2026

LA TABLE RONDE


Si la table d’Arthur était ronde c’est pour
Que chaque chevalier qui y était assis
Ait le même rang que les autres Les récits
Qu’ils y partagèrent oh résonnent toujours

Dans nos cerveaux dans nos cœurs qui tremblent d’amour
De trahison d’espoir de peines de soucis
Pour cela il faut lui adresser un merci
Un merci pour cette légende que pandours

Fantassins généraux empereurs et poètes
Connaissent sur le bout des doigts cette amulette
Pendue à leur esprit bien plus qu’à leur cou

Était-elle de marbre ou de fort précieux bois
Voilà qui importe peu Penses-y beaucoup
Quand tu erres tout seul au plus profond des bois

OCCUPE-TOI DE TON ÂME


Oublie un peu ton corps et prends soin de ton âme
Où réside-t-elle Dans ton cœur ton cerveau
Ce serait pratique mais pas à son niveau
On peut vivre sans bras sans jambes mais sans âme

Voilà ah un concept digne d’un mélodrame
Un concept étant pour toi sans doute nouveau
Mais qui n’est point sorti d’un sombre caniveau
Mais bien du plus divin et sacré des calames

Non tu n’es pas qu’un corps tu es aussi l’esprit
Qui l’habite un esprit sans forme dont le prix
Est inestimable souviens-t’en souviens-t’en

Quand les flammes voudront t’avaler t’avaler
Quand viendra la fin des temps oh la fin des temps
Quand ton dernier souffle prétendra s’exhaler

jeudi 20 août 2026

LES MALHEURS DE JOB


Plus fidèle que Job cela n’est pas possible
Lui qui fut le jouet de l’éternelle lutte
Entre le diable et Dieu Accordons donc nos luths
Pour chanter sa gloire oh et conter l’indicible

Qui aurait survécu à autant d’impossibles
Épreuves qui n’aurait renié les volutes
Célestes face à tant de malheurs et de chutes
Qui n’aurait maugréé devenant irascible

Pense à cela ami quand semble s’effondrer
Ce que tu as construit quand l’horizon cendré
Semble s’abattre sur toi et ton petit monde

Ne perds jamais espoir ne perds jamais espoir
Face à la maladie au tonnerre qui gronde
La lumière sera là pour chasser le noir

mardi 18 août 2026

LA PLUIE EST REVENUE


Ce matin la pluie oh la pluie est revenue
Éteignant les feux oh les brasiers infernaux
Nous faisant penser oh à d’anciens hauts-fourneaux
Purifiant les rues oh les grandes avenues

Le soleil est parti quelle déconvenue
Se cacher derrière les nuages moineaux
Si frêles et si gris étranges étourneaux
Ne formant qu’une seule étendue biscornue

Ce matin la pluie oui la pluie est revenue
Nous rappelant à tous la frontière ténue
Entre le jour et la nuit entre les saisons

La pluie est revenue sans emporter ma joie
Sans me faire croire à la moindre trahison
Sans jamais déchirer ce doux voile de soie

mercredi 12 août 2026

THE MAN WITH NO NAME


Un jour tu croiseras l’homme sans nom un jour
Tu lui demanderas dans quelle direction
Orienter tes pas cherchant la perfection
Du doigt il montrera oh l’horizon toujours

Et tu te lanceras vers l’infernal séjour
La route sans fin car immense déception
L’horizon recule sans faire d’exception
Quand on avance vers lui sans aucun recours

Mais qui est donc l’homme sans nom dont je vous parle
Je ne répondrai pas Est-ce Louis ou Charles
Joseph ou Ferdinand Cela n’a d’importance

Il fut roi et mendiant et tint entre ses mains
La grande croix de feu Il resta sans pitance
Des siècles durant son nom est un examen

LE ROYAUME DES SUICIDÉS


Oh il n’est d’endroit plus sombre que le royaume
Où s’en vont les âmes de celles et ceux qui
Ont choisi de s’ôter la vie d’un geste exquis
D’un geste maudit en reniant tous les psaumes

Écoute leurs cris dans cet inconnu idiome
Que nul ne comprend vois les étranges croquis
Qu’ils gravent de leurs doigts imbibés de whisky
Sur les grises parois du très immense dôme

Qui les empêche de rejoindre notre monde
Imagine à quel point leur détresse est profonde
Eux qui ont oublié qu’ils ne voulaient plus vivre

Eux qui ont oublié qu’ils ne voulaient plus vivre
Eux qui ne savent plus non quel était leur nom
Prie pour eux toi qui dors dans des draps de linon

mardi 11 août 2026

LE VIEIL HOMME ET SA MÈRE


C’est dans une blanche demeure que vivaient
Un enfant et sa mère en parfaite harmonie
Tout n’était que jeu et joie sans monotonie
Dans le jardin dansaient la couleuvre et l’orfraie

Puis vinrent les temps où domina la monnaie
La monnaie qui rend fou semant la zizanie
L’enfant partit au loin non sans cérémonie
Et jamais ne revint auprès de sa saulaie

Un jour il repensa fort à cette maison
Et à cette inconnue à ce bel horizon
Qu’il pouvait observer oh depuis la fenêtre

Maintenant qu’il était vieux et riche à foison
Il se dit que c’était le moment de renaître
De rentrer là-bas se coucher dans le gazon

POUR QUI SONNE LE GLAS


Pour qui sonne le glas c’est déjà le trépas
La mort qui s’avance à pas légers et feutrés
À chaque battement demeurer concentré
Une seconde de moins penser à ces pas

Qui nous ont conduit là notre dernier repas
Ce sein que l’on tétait qui nous rendait frustré
Dès qu’il s’éloignait ces pleurs muets ou filtrés
Qui n’ont pas déserté les cœurs mea culpa

Je les ai combattus avec grande vaillance
Les ennemis du genre humain sans défaillance
Je me sens donc en paix alors que mon sang coule

Coule dans un sillon pour rejoindre la terre
La nourrir à nouveau pour renforcer la houle
Qui déferle au loin et qui est un pur mystère

LAKṢMĪ


Compagne éternelle tu traverses les vies
Du plus grand des Seigneurs maître de l’univers
À ses purs côtés tu emplis son cœur de vers
En comblant ses désirs et toutes ses envies

Tu es celle que tous les hommes oh envient
Celle dont ils rêvent dans leurs songes pervers
Celle dont ils rêvent dans le froid de l’hiver
Dans le triste enfer des passions inassouvies

Sur les innombrables terres du Vaikuṇṭha
Tu es là en robe de lin ou de taffetas
Source de toutes les joies de la connaissance

Par ta présence tu équilibres le monde
Chaque mort se devant d’être à nouveau naissance
Tes pieds sont si légers qu’à peine ils troublent l’onde

CAMILLE CLAUDEL


Ô toi triste jouet d’un illustre sculpteur
Abandonnée oui et tristement délaissée
Au fond d’un asile tu vécus l’odyssée
De la folie de ce délire destructeur

Et jamais ne trouvas le repos rédempteur
Je vois ton visage ton âme désossée
Et tes yeux si noirs si noirs sans nulle pensée
Des yeux qui regardent sans voir de protecteur

Je connais tes douleurs je connais tes douleurs
Pauvre petite sœur pauvre petite sœur
Et je prie que là-haut le plus divin des anges

T’ait pris sous son aile t’ait pris oh sous son aile
T’apportant sourire par ses douces louanges
Et ses caresses les plus tendres et réelles

mercredi 5 août 2026

LE MONT DES OLIVIERS


C’est là où poussent les plus vieux des oliviers
Qu’une légende est née qu’une légende est née
Des histoires qui ont traversé les années
Qui sont pour les âmes un fertile vivier

Si tu as des questions de décembre à janvier
De l’hiver à l’été de l’école athénée
À l’Université plonges-y matinée
Ou début de soirée ton esprit ce levier

Oh qui te permettra de soulever la Terre
Et de percer oui tous les plus grands des mystères
Car ce qui est était et sera à jamais

Incline-toi face à ce que tu ne connais
Humilie-toi chaque minute désormais
Car ce n’est pas toi qui décides de qui naît

lundi 3 août 2026

A GHOST WITH NO FACE


Si un fantôme sans visage te poursuit
Il ne te laissera jamais en paix en paix
Tu subiras crachats et manques de respect
Tout au long des jours oh oui tout au long des nuits

Même un grand enchanteur très fortement instruit
Aura bien du mal à te sortir de l’épais
Brouillard qu’il a tissé avec un fol toupet
Autour de toi faisant de ta vie un ennui

Sa seule faiblesse réside dans son nom
Découvre-le et tu auras un pur canon
Entre les mains pour le congédier au loin

C’est le seul moyen de rappeler au démon
N’ayant ni forme ni corps qu’il n’est qu’un sagouin
Et qu’il ne reverra onc l’ombre des saints monts

dimanche 2 août 2026

HÉNOCH


Vois au loin le soleil qui lentement se lève
Observe Hénoch marcher avec son Élohim
Dans la joie entouré des divins kéroubim
Puis être emporté vers le grand pays de rêve

C’était un homme juste oui haïssant les glaives
Doux bon généreux et il était magnanime
Prenant sous son aile tous ceux que l’on opprime
Faisant de chaque enfant oh l’un de ses élèves

C’est maintenant au cœur des plaines éternelles
Aux senteurs de myrte de jasmin de cannelle
Qu’il est accompagné de la sainte présence

De cette présence qui est une demeure
À elle seule et qui donne bonheur aisance
Ah chantons pour que cette âme jamais ne meure

lundi 27 juillet 2026

LA BOHÈME


La bohème c’est bien mais quand on a vingt ans
Seulement pour un temps car si elle s’installe
C’est un vrai supplice digne du grand Tantale
La faim qui ronge le ventre c’est inquiétant

Et purement fatal Mais je te vois pourtant
Toi le petit bourgeois admirer tes vestales
Décharnées par l’opium fanées tels des pétales
Oubliés par les eaux oh depuis trop longtemps

Toi qui n’as pas connu le moindre jour sans pain
Tu fantasmes quand tu vois leurs doux escarpins
Mais tu ne marcheras jamais non avec eux

Pire tu regardes de haut le mendiant
Craches sur celui qui ressemble à un visqueux
Calamar avec un mépris terrifiant

QUAND REVIENDRAS-TU


À Barbara

Mais quand reviendras-tu donc ô toi que j’attends
J’ai beau crier mon mal de toi mon mal d’amour
Comme un maladroit comme un simple troubadour
Je n’en vois pas la fin rien de réconfortant

Je ne sais plus depuis quand ni combien de temps
Tu es partie tout me semble insignifiant sourd
Oh la pluie tombe sur la ville et ses faubourgs
L’automne est passé et voici jà le printemps

Dans le ciel un aigle noir accomplit sa ronde
Soudainement il fond sur sa proie sans faconde
Et je me surprends à pleurer à froides larmes

La femme du marin peut combler son chagrin
En rêvant du retour programmé par alarme
De celui qu’elle aime je n’ai que ce refrain

dimanche 26 juillet 2026

LA FIDÉLITÉ D’ARGOS


Toi qui fus le seul à reconnaître ton maître
Tu mérites bien les quelques vers que j’écris
Dès que tu le vis tu ne pus tenir un cri
Tant la joie fut grande Quand à cent kilomètres

Des côtes il était déjà ton baromètre
S’agita quelque peu Tu étais ahuri
Tu sentais qu’approchait la main qui t’a nourri
Oh tu parcourus de l’île le périmètre

Aboyant à la mer aboyant à la mer
De te rendre celui qui fut jouet d’Homère
Bien plus que des dieux oui bien plus que des dieux

Ton cœur ne tint le coup tu mourus sur-le-champ
Mais nous savons qu’un ange au sourire radieux
Emporta ton esprit au plus loin des méchants

jeudi 23 juillet 2026

LA NAISSANCE D’HÉLÈNE


Je te vois Hélène oh oui brisant la coquille
Qui te servait de nid et où tu attendais
De pouvoir t’ouvrir à la vie Tu prétendais
Que tu rêvais alors des grands champs de jonquilles

Qui seraient tes cheveux Maintenant tu maquilles
Tes doux yeux de khôl en priant que ce baudet
Qui te poursuit depuis Sparte avec ses cadets
Et ses divins héros enfin un jour t’oublie

Mais était-ce réel existait-il cet œuf
Ou es-tu née du sein des mortels laissant veufs
Ces songes vaporeux ces songes vaporeux

De l’union de Léda et de Zeus ténébreux
Peu importe tu es là bien là parmi nous
Nous tous qui marchons sans non tomber à genoux

mardi 21 juillet 2026

CLAIR DE LUNE


À Claude Debussy

Au loin sur l’horizon oh se lève la Lune
Ses reflets pâles et mordorés apportant
À l’immense mer un sentiment hors du temps
Je rêve de toi et tes formes dans les dunes

Se dessinent troublant mon esprit Non aucune
Autre ne me fait un tel effet En battant
La chamade mon cœur chaud et si palpitant
Ne s’inquiète point de nos lointaines rancunes

Je me souviens de toi quand tu avais un corps
Que tu me disais qu’il fallait t’aimer encore
Qu’il fallait t’aimer mieux mieux encore et toujours

Je ne pleure même plus ton divin départ
Car je sais maintenant qu’il viendra bien un jour
Le temps de nous trouver à nouveau quelque part

samedi 18 juillet 2026

PAUL ET TIMOTHÉE


Compagnons de voyage oh Paul et Timothée
Ont bâti bien plus qu’une église ils ont forgé
Une vraie légende et ont le monde gorgé
D’une foi sincère de très grande portée

C’est notre Seigneur qui sa volonté dictée
Leur a les protégeant lorsqu’ils furent chargés
De fers et d’infamie ou encor submergés
De peur de tristesse lors des froides nuitées

Paul fut le mentor et Timothée fut le fils
L’un enseignant l’autre en en tirant bénéfices
Communs et sympathie émulation parfaite

Pensez à eux amis ah qui lirez ces lignes
Oui pensez à eux quand vous serez à la fête
Mais aussi quand viendront les agressions malignes

HYMÉNÉE


Hyménée des dieux tu es le plus respectable
Toi qui es invoqué pour que l’union des chairs
En une seule ne soit une simple enchère
Que pour l’éternité elle soit délectable

Si des fleurs tombent du ciel c’est l’inéluctable
Signe de ta présence et que nulle jachère
Ne viendra ternir des époux le bonheur cher
Et s’en moquer serait vraiment inacceptable

Il se raconte que c’est par un héroïque
Acte que tu parvins jusqu’au prestige antique
Libérant de jeunes vierges d’un pur fléau

Oh oui chantons ton nom avec ferveur très haut
Quand il nous faut bénir le plus divin amour
Celui qui vient des cœurs effaçant les discours

L’EAU VIVE


Jean 4. 1–42

Alors que le soleil arrosait de rayons
La ville une femme se présenta au puits
Elle y trouva un homme assis Il parla puis
Lui demanda à boire un jeune papillon

Se posa sur sa main et chanta le grillon
Il prophétisa et lui promit un appui
Puissant un appui si grand plus grand que le puits
Qui donne toujours l’eau de la Source embryon

L’eau vive qui nourrit les fidèles esprits
Et pour qui en a bu n’aura jamais de prix
Oh voilà comment la terre de Samarie

Fut convertie par les mots saints du doux Messie
À partir de Sychar dans les hautes montagnes
Ouvre-lui ta bouche et ton cœur pour qu’il te soigne

vendredi 10 juillet 2026

L’HONNEUR


Que tu gagnes ou que tu perdes c’est l’honneur
Qui est en jeu l’honneur celui des combattants
Combattants de la vie au sourire éclatant
Qui ne se laissent pas acheter pour du beurre

Ou quelques vils millions qui au prix d’un labeur
Insolent ont construit leur monde haletant
Suant saignant et qui crachent au rebutant
Visage de ceux qui cèdent aux corrupteurs

Regarde-les rire se croyant intouchables
Protégés par les rois et les lois détestables
Oh mais un jour le vent finira par tourner

Balayant leur orgueil comme un château de cartes
Ils tomberont de haut et devront séjourner
Là où le dira la pure main qui écarte

ROBERT LE DIABLE


Qui appelle démons et autres créatures
N’a aucun espoir d’en tirer bon résultat
Une histoire connue en est certificat
C’est celle de Robert qui fut très immature

Dans sa jeunesse et tout plein de désinvolture
Une châtelaine en mal d’enfant invoqua
Les ténèbres c’est donc ainsi qu’il arriva
Notre brave Robert aux folles aventures

Pourtant la lumière toujours oh oui triomphe
Et permet aux âmes encerclées par les gromphes
De s’amender et de recevoir le pardon

Au prix de grands actes de purification
Un jour notre héros au bord de l’abandon
Prit les armes brisant ah les imprécations

FLORENCE


C’est bien dans les rues de Florence qu’on peut voir
L’art vraiment en action C’est là que chaque pas
Devient plus aérien narguant jusqu’au trépas
Lors de chaque visite il se lève l’espoir

Cet espoir qu’on croyait perdu dans la nuit noire
Dans l’agitation du monde et son pur fracas
Quelques immortelles s’attardent sur mon cas
Curieuses ravies de mes nettes trajectoires

Au sein de leur si beau territoire Une main
Se tend tout à coup et une odeur de jasmin
Me transporte au loin Vers quelle destination

Oh peu importe elle me fait quitter la Terre
En des lieux inconnus des cartes sensation
Pour le moins grisante pour un vieux solitaire

LES DÉLECTATIONS MOROSES


Ah comme j’aime tant tous mes ressassements
Ah comme j’adore tant mes ruminations
Je me souviens d’Andy à la récréation
Il a volé ma pomme oh oui j’avais six ans

Si j’ai perdu mon job c’est à cause de Jean
Qui a pris l’ascenseur quelle abomination
Sans garder les portes ouvertes vexation
Me faisant arriver en retard à l’urgent

Meeting avec notre direction japonaise
Comme il a rit quand il m’a vu cette punaise
Entrer six secondes après lui sans café

Mais je vais rebondir et postuler auprès
Des Nations unies mon CV étoffé
Me mettra fissa à la gestion des engrais

GIRL


À Lukas Dhont

Danse danse danse jusqu’au bout de la nuit
Toi qui ne voulais plus être un simple garçon
Ah tu te maquilles mais comment les soupçons
Éviter Changer de quartier d’amis et puis

Les médecins disent de prendre ton ennui
En patience voilà une bonne leçon
Il est des choses qui oui de toute façon
Prennent du temps Danse en attendant ce qui suit

Changer de corps est un luxe peu accordé
Même si de tristes et pauvres attardés
Voudraient t’en empêcher Un jour un jour viendra

Où tu pourras marcher dans la rue tête haute
Laissant dans un vieux sac honte gêne embarras
Oh vas-y maintenant danse ris ris et saute

mardi 7 juillet 2026

LA PUISSANCE DE LA PRIÈRE


Il n’est de force plus grande que la prière
Oui mais réfléchis bien avant de demander
Quoi que ce soit car il n’est point recommandé
De se laisser guider par ses envies primaires

Cette force est immense aujourd’hui comme hier
Oh un homme à genoux face au monde bondé
Est intouchable et ne peut être dénudé
De la moindre force brisé par les chimères

Dieu sonde les cœurs et entend toutes les voix
Qui s’adressent à Lui Toi aussi Il te voit
Quand tu imagines les plus ignobles plans

Pour te faire gravir les sociaux échelons
Un à un accéder tel le royal milan
Aux sphères célestes peuplées des anges blonds

dimanche 5 juillet 2026

UN JOUR AVANT LA FIN DU MONDE


Oh c’est ton dernier jour mais tu ne le sais pas
Le cours de la bourse vient de très fort chuter
Tu dis que tu es prêt à de nouveau lutter
Pour offrir aux enfants un tout simple repas

Alerte à la radio mais tu n’écoutes pas
Tu croises le voisin et tu veux l’insulter
Il s’enfuit en courant en semblant dévasté
Il fait chaud c’est l’été dur d’aligner les pas

Tiens les rues sont vides tiens les rues sont vides
Un mec en costume vert au regard livide
Hurle comme un dément qu’il est temps de prier

Pas besoin de prier quand on peut travailler
Tiens c’est amusant on dirait qu’un deuxième
Soleil est apparu Ce n’est pas ton problème

jeudi 2 juillet 2026

MONSEIGNEUR BIENVENU


Il est des êtres qui changent les existences
Par un simple geste de pure humanité
Faisant bien fi des ors et des difformités
Du corps ou de l’esprit offrant à tous leur chance

Monseigneur Bienvenu vivait dans la constance
Incompris par ses plus proches Calamités
On lui promettait mais c’est sans aménités
Qu’il donnait pardonnait en toute circonstance

Nous pouvons tous sauver du bagne des enfers
Un vieillard un enfant nous avons tous souffert
Au moins une fois ne l’oublions surtout point

Lève la tête quand tu marches dans les rues
Et tu les verras les misérables aux poings
Déchirés au regard plus lourd qu’une charrue

LA SAUDADE


Il est un sentiment ah propre au Portugal
Semblant sourdre au sein de chaque rue de Lisbonne
Ni mélancolie qui aux larmes vous abonne
Ni morosité qui de l’ombre se régale

Non vraiment c’est une sensation sans égale
Oui mêlant tristesse et douceur joie vagabonne
Porte ouverte à toutes les rêveries si bonnes
Quand elle vous assaille oh c’est un plat frugal

Un morceau de morue qui fait bondir le cœur
Le souvenir d’une fille au regard moqueur
Au fond d’un beau village écrasé de soleil

Il te faut la vivre si tu veux la comprendre
Tout comme celui qui n’a jamais vu d’abeille
Ne peut s’imaginer des ruches les méandres

mardi 30 juin 2026

LA LEELA


Tout dans l’univers n’est rien d’autre qu’une danse
Une expression de joie un jeu interminable
Sans début ni fin des dieux indéracinables
Écoute au fond de toi c’est là qu’est la cadence

Quand tu l’as compris c’est vraiment une évidence
Ne pas la suivre oh en devient déraisonnable
Et s’y opposer ah est plus qu’impardonnable
Au grand jamais n’ose en avoir l’outrecuidance

Abandonne-toi donc toi toi et ton ego
Toi et ce que tu crois être toi vil nigaud
Tu es là pour servir les sens du grand Seigneur

Lui qui t’aime d’un si pur amour pur amour
Étant de ton cœur le gardien et le soigneur
Savoure ainsi ce qu’Il te donne et son humour

dimanche 28 juin 2026

SOISSONS


C’est à Soissons que tout a vraiment commencé
Par un beau soir d’été ou un matin d’hiver
Cela nul ne le sait car non aucun trouvère
Ne l’a onc notifié dans ses vers cadencés

Nous laissant pour le moins oh décontenancés
Historiens amateurs dont le seul univers
Est celui des dates un plaisir oui pervers
Quand un peu l’on y songe y avez-vous pensé

C’est à Soissons que le grand ou petit Clovis
A bâti sa légende une nation sans vices
Mais tout cela encore est assez inexact

Quand tout n’est que brume quand tout n’est que poussière
Nos yeux sont voilés par la vile cataracte
Et l’on ne peut être sûr de rien Ah poussière

mercredi 24 juin 2026

ANTILOQUE


Messager funeste c’est toi qui apportas
L’affreuse nouvelle à l’impétueux Achille
Déclenchant son chagrin sa colère virile
Et changeant le destin bien mieux qu’un attentat

Sans ton intervention faisons-en le constat
L’ultime des guerres n’aurait été fertile
Et dans l’oubli aurait sombré oh aucun stile
N’aurait brouillé la cire oui voilà le constat

Les morts inutiles auraient été noyés
Dans les oniriques vapeurs et foudroyés
Sur les autels de nos sourdes indifférences

Ô Antiloque fils de très grande noblesse
Ton nom résonnera ah avec déférence
Fort longtemps encore sans prendre de faiblesse

samedi 20 juin 2026

JOSEPH


À Georges Moustaki

Parfois je pense à toi mon pauvre ami Joseph
Toi qui as vu grossir le ventre de ta femme
Sans comprendre comment mais quel drame quel drame
Sans parler de ce fils qui défia les chefs

Des tribus des nations accablant de griefs
Les pères des pères et accablé des blâmes
Et outrages publics malmené par les lames
Du fouet crucifié tout au sommet du fief

Pourquoi oh oui pourquoi tant d’obstination
Alors que la belle la grande et douce Sion
Aurait pu lui offrir une vie si tranquille

Confortable sereine et vraiment agréable
Nul ne peut comprendre s’il n’a l’esprit subtil
Et si son cœur à Dieu n’est point imperméable

mardi 16 juin 2026

DENSITÉ EXISTENTIELLE


Si ta vie est vide de sens trouves-en un
De toute urgence car sans cela c’est la mort
Une existence sans joie pleine de remords
La mort existentielle aux horribles parfums

Qui assaille les plus riches les grands tribuns
Géants hypocrites ayant toujours le mors
À l’esprit soumis aux influences des morts
Ne pensant que par eux croyant être quelqu’un

Alors qu’ils ne sont que de sinistres pantins
Suivant les carottes le regard oh éteint
Adorant le bâton manié par leur maître

Jouissant de ses coups comme un pur masochiste
Tic tac tic tac tic tac tonne le chronomètre
Qui dévore le temps gouttes d’eau sur le schiste




lundi 15 juin 2026

OCULUS DEI


Oui il apparaîtra dans un ciel nocturne
Quand tous les yeux seront fixés sur les écrans
Si bien que nul ne le verra quand massacrant
Les mécréants il se montrera taciturne

Se sentant vraiment seul les pieds dans ses cothurnes
La poitrine serrée par des sangles les crans
De sa cuirasse de fer de cuir et d’argent
Tant de cendres qui ne finiront dans une urne

Est-il un cavalier oh de l’Apocalypse
Est-il un de ces quatre un de ceux qui éclipsent
La paix et l’harmonie pour rendre la justice

Il est las fatigué lui qui n’a plus de nom
Après avoir erré durant tant de solstices
Esquivé tant d’armes de boulets de canon

jeudi 11 juin 2026

SUR LA ROUTE OUBLIÉE


Sur la route oubliée j’ai tout abandonné
J’y ai croisé des saints mais aussi des démons
Des monstres assoiffés d’or reçu des sermons
Des caresses des coups Des sentiers vallonnés

M’ont conduit en des lieux vraiment insoupçonnés
J’ai vu les hauts châteaux couverts de goémon
Défiant l’océan et les infernaux monts
Fières sentinelles des plus infortunés

Oui tout abandonné chaussures vêtements
Nez cheveux peau et os oh délicatement
Parce que je savais que c’était le chemin

Que nous devrons suivre tous ah à notre rythme
Un pas pour une vie de vieillard à gamin
De gamin à vieillard éternel algorithme

mercredi 10 juin 2026

LES DEUX ÉPÉES


Il y a deux épées oh oui qui sont sacrées
Et qui sont vénérées dans les cieux et sur terre
Elles désignent du pouvoir le mandataire
Des nations entières elles ont massacrées

Celui qui les possède est la foi consacrée
La piété incarnée Ce n’est héréditaire
Il faut être l’élu un puissant solitaire
Ayant beaucoup marché et conquis l’empyrée

Lorsqu’elles sont unies l’une dans la main gauche
L’autre dans la droite c’est la première ébauche
Du plus grand des desseins du plus grand des desseins

Toujours à celui qui en est digne elles viennent
Mais malheur à celui qui a l’esprit malsain
Et cherche la gloire il faut que je vous prévienne

OUSSAMA


Mais te souviens-tu donc du petit Oussama
Qui du fond de sa grotte avait tant bousculé
Le fier géant aux pieds d’argile stimulé
La haine et la ferveur oh à leur maxima

Des deux tours dominant l’horizon qu’un amas
De poussière il ne reste Ah qui a spéculé
Et qui a financé Qui a manipulé
Les masses cachant le vrai comme au cinéma

T’en souviens-tu de ce bambin qui dans les dunes
De sable et d’or jouait ignorant la rancune
La folie qui allaient le rendre si célèbre

T’en souviens-tu Certes non il est oublié
Aujourd’hui l’enfant et le monstre des ténèbres
Lui qui fut traqué dont le corps fut estropié

DJALI


Djali Djali Djali toi la petite chèvre
Qui gambadait dans les belles rues de Paris
Toute blanche avec de grands yeux noirs de houri
Entends-tu la foule qui t’acclame avec fièvre

Tes cornes tes sabots d’or dignes d’un orfèvre
Talentueux dansent comme un fier canari
Libéré de sa cage et toujours bien nourri
Capable de magie de lire sur les lèvres

Au son du tambourin suivant ta bohémienne
Tu contes au monde des histoires anciennes
Des histoires d’avant oh d’avant l’écriture

De ce temps n’existant plus que dans la mémoire
De quelques diables ou dieux de leurs aventures
Pleines de surprises mais aussi de déboires

LETTRE AUX FEMMES QUE JE NE DÉSIRAIS PAS


À Céline Lory

J’étais tranquillement oui assis sur un banc
Au cœur de la forêt quand elles arrivèrent
Le vent faisant voler oh leurs robes légères
Et danser leurs cheveux parsemés de rubans

Elles me scrutaient de leur regard absorbant
Se souciant très peu des quelques malheureux vers
Que j’étais en train de lire Quelques fougères
S’offusquèrent de leur enthousiasme flambant

Mais rien ne semblait non pouvoir les calmer
Si bien que je les laissai me désarmer
Et acceptai leurs jeux mille fois répétés

Le grand sage a tout vu il a vu tout l’amour
Du monde qui durant les soirées de l’été
Fait perdre la raison aux habitants des bourgs

mardi 9 juin 2026

LES LARES


Protégez ma maison protégez ma cité
Oui c’est ce qu’on demande à nos amis les lares
Malheur à ceux qui les méprisent oh hilares
Car leur fureur pourrait avec ténacité

Les poursuivre jusqu’au fond de l’immensité
Superstition Certains incultes le déclarent
Ceux qui se moquent de tout êtres rigolards
Qui dévorent la vie avec voracité

Ne cherchant que plaisir ah et satisfactions
Immédiates crachant toute leur abjection
Au visage de tout qui veut les raisonner

Si tu n’es de ceux-ci laisse au sein de chez toi
Une petite place où ils pourront trôner
Humblement apportant paix et joie sous ton toit

lundi 8 juin 2026

LA MENDIGOTE


Au coin d’une rue j’ai vu une mendigote
Jamais encore mon cœur n’avait tant battu
Car un éclair tomba Je n’ai pas combattu
Et je lui ai donné ma neuve redingote

Sans que je dise un mot au fond d’une gargote
Elle m’emmena dans un rire de vertu
Et si cristallin que j’en fus oh dévêtu
Laissant mes yeux plonger dans les siens Il ergote

Le sage le savant le fier philosophe
Qui ne connaît rien non tant qu’il n’a pas les strophes
De ses livres laissé tomber laissé tomber

Trois minutes plus tard trois minutes plus tard
Elle se leva et s’en fut Le ciel plombé
Gronda oui à nouveau tonnant comme un pétard

LA MALÉDICTION


À Richard Donner

Entre malédiction oui et coïncidence
La frontière est ténue Oh est-il un démon
Ou un enfant sage sorti pur du limon
Vous le découvrirez peut-être après la danse

La danse dans laquelle il nous le présumons
Vous entraînera sans changer non de cadence
À chaque pas mettant son âme à nu Prudence
Car si vous le jugez l’accablez de sermons

Et lui ôtez la vie alors qu’il n’est point diable
Vous commettrez erreur vraiment irrémédiable
Vous rendant coupable d’un bien horrible crime

Même si les signes sont nombreux foisonnants
Et concordent avec les écrits rayonnants
Nulle certitude en ces doux mots ne s’exprime

dimanche 7 juin 2026

LES MÉTAMORPHOSES


À Ovide

Ferme les yeux tu peux être ce que tu veux
À tout moment oh oui vraiment à tout moment
Un oiseau une plante un auteur de romans
Un poète un serpent si ce sont là tes vœux

Condamné à l’exil par un prince nerveux
Qui n’appréciait guère tes textes assommants
Tu fus envoyé bien loin des champs de froment
Proches de ta villa en perdant tes cheveux

Tu aurais tant voulu avoir ce divin don
De pouvoir devenir capable de pardon
Mais c’est un luxe que permet peu la misère

Ton âme se perdit dans la vallée des larmes
Et de la nostalgie un faisceau de laser
Te guidera-t-il vers la sortie comme un charme

samedi 6 juin 2026

KOUTOUZOV


Quel grand stratège que le glorieux Koutouzov
L’on en a connu si peu durant notre histoire
Des êtres capables oh de la trajectoire
D’un peuple décider Habillé des étoffes

Les plus précieuses et tel un philosophe
Vêtu de pureté de sagesse notoire
Il défia les dieux les écrits divinatoires
En laissant s’épuiser l’ennemi Koutouzov

Prenant au piège le plus pur des généraux
Comme la lumière traversant les vitraux
Il prit la décision d’abandonner Moscou

Il prit la décision d’abandonner Moscou
Laissant l’hiver et la faim gagner la bataille
La bataille et la guerre en bernant la piétaille

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