lundi 30 décembre 2013

dimanche 29 décembre 2013

Je ne comprends vraiment pas...

 
Je ne comprends vraiment pas les pauvres. Ils se plaignent sans arrêt de ne pas avoir assez d'argent pour nouer les deux bouts, alors qu'il y en a plein dans les distributeurs...
 
***
 
Je ne comprends vraiment pas tous ces crève-la-faim qui, un peu partout sur la planète, se plaignent de manquer de nourriture ou d'avoir soif, alors qu'il y a tout ce qu'il faut dans les grandes surfaces et autant d'eau que l'on désire dans les robinets...
 

Soutien à Dieudonné

 
Je dois bien avouer que je n'ai pas la moindre idée de ce à quoi peut ressembler le spectacle de cet humoriste français, et encore moins de ce qu'il renferme comme contenu idéologique, mais, face au zèle déployé par une certaine presse et certains politiques, je trouve que l'ami Dieudonné mérite tout notre soutien.
 
Qui sont donc ces gens que ce brave homme semble offusquer depuis plusieurs années ? Des garants de la démocratie et de la liberté de penser ? Que du contraire, bien sûr... Il est intolérable que l'on empêche un artiste, quelles que soient ses opinions, de se produire ou de s'exprimer sous des prétextes aussi ridicules que ceux avancés par ses puissants détracteurs, et la publicité gratuite que ces derniers sont en train de lui faire me fait le plus grand des plaisirs.
 
Allez, l'Ami, courage, et ne fais pas de conneries, cela ne leur apporterait que trop de joie !
 

samedi 28 décembre 2013

LE FOOTBALLEUR

 
 
Il ne reste que trente secondes à jouer dans le temps réglementaire. Le score est de deux buts partout. L'Atletico obtient un coup franc bien placé à l'entrée du rectangle adverse. Elmo se saisit du ballon et le dépose à l'endroit indiqué par l'arbitre, qui fait reculer le mur de l'Internacional. Ses mains tremblent et la sueur perle à son front. Il s'élance et ferme les yeux. Sa frappe puissante est parfaitement placée. Le gardien se détend et effleure le cuir, suffisamment que pour en dévier la trajectoire. Ce dernier percute le bas de la transversale et rebondit juste devant la ligne de but sans la franchir et est dégagé au loin par un défenseur. L'homme en noir porte son sifflet à la bouche et annonce par trois coups brefs la fin de la rencontre. Elmo s'effondre en larmes et frappe rageusement le gazon, avant que de quitter précipitamment le terrain et le stade alors que ses coéquipiers fêtent et savourent un titre bien mérité.
 
 
Trois jours plus tôt
 
Elmo, de son vrai nom Luis Gilberto Costa da Silva, rentre de l'entraînement. La porte de l'appartement est entrouverte, ce qui est pour le moins inhabituel, mais il ne s'en formalise pas. Sans doute que Sylvia, son épouse, qui va leur offrir dans deux mois et demi un petit Roberto, a dû descendre à la cave pour une raison ou une autre. Il ouvre la porte du frigo et se sert un  jus d'oranges pressées. Il n'a pas encore remarqué l'enveloppe rouge et noire qui trône sur la table de la cuisine.
 
 
Seize ans plus tôt
 
Gilberto a neuf ans et il passe le plus clair de son temps à taper dans un ballon avec les autres gamins du quartier sur un terrain vague, juste derrière la maison familiale. On ne peut pas dire que l'école le passionne, ce qui ne semble guère inquiéter outre mesure ses parents, qui ont détecté depuis longtemps ses aptitudes footballistiques. Son père, qui a bien décidé de prendre les choses en main, vient d'inscrire une équipe à un tournoi de Sao Paulo, auquel de nombreux recruteurs ont l'habitude d'assister. Au bout du compte ? Un succès presque total : l'équipe termine à la troisième place, et l'on propose à Gilberto d'intégrer le centre de formation de l'Atletico. C'est ainsi que la belle et grande aventure commença...
 
 
- Tiens, une lettre..., se dit-il.
 
"Bonjour cher Elmo.
 
Je suis un des plus grands fans de l'Atletico et un de tes plus grands fans. Je suis ta carrière depuis de nombreuses années, et j'ai été très déçu d'apprendre par la presse que tu allais nous quitter bientôt pour rejoindre un grand club européen [...]"
 
- Encore un cinglé, pensa-t-il, en jetant le billet sur la table. Je prendrais bien un bain... Je me demande où elle peut bien être. Ce n'est pas dans ses habitudes...
 
 
[To be continued... - dernière mise à jour : 29 décembre 2013]

jeudi 26 décembre 2013

LUCIFER ENCHAÎNÉ

 
Les fers qui rongent tes poignets et tes chevilles
Ô grand Lucifer toi qui portes la Lumière
T'ont réduit à une vie valétudinaire
Et souffreteuse toi qui étais l'escarbille
 
Qui allait embraser ce dieu de pacotille
Et son céleste empire ainsi que la rivière
Pure et cristalline qui allaite la fière
Sion de son sang chaud oui toi que l'on houspille
 
Pour des peccadilles l'on devrait bien plutôt
Te louer et sur le trône te placer ô
Toi grand Ange déchu qui nous libérerait
 
De l'hypocrisie des tristes angelots
Se prosternant devant la face de ce gros
Démiurge imbu de sa personne et contrefait
 

mercredi 25 décembre 2013

CERBÈRE

 
Les trois têtes du grand chien qui garde l'entrée
Des Enfers sont comme des écueils acérés
Qui déchirent la mer et les fiers voiliers
Pourtant elles furent charmées par Énée
 
Ainsi que par Orphée qui surent exploiter
Leurs faiblesses à vous d'en faire autant priez
Pour votre salut vous tous qui aimeriez
Tant du monde d'en bas rapporter une aimée
 
Personne ou bien quelques richesses mais malheur
À vous si vous tombez comble de la terreur
Entre les dents ou les griffes du grand Cerbère
 
Car il est sans pitié pour les faibles marcheurs
Qui le réveillent qui comme des amateurs
Espèrent qu'il ne soit que faux mythe ou chimère
 

mardi 24 décembre 2013

Les victimes de la phallocratie

 
Il faut les voir, ces belles grandes dames au regard éteint, maugréer comme des enfants gâtés que si elles n'ont pas réussi à mener la vie qu'elles auraient voulu mener, autrement dit de l'avoir ratée, c'est parce qu'elles n'étaient pas du sexe ou du genre qu'il fallait.
 
À leurs jérémiades pour le moins exaspérantes, je réponds simplement qu'il leur sera accordé de tout recommencer dans la peau d'un homme, mais, sans doute, arrivées au même point d'insignifiance, trouveront-elles d'autres excuses, comme leur couleur ou leur race, ou encore le fait de ne pas être nées dans une famille riche ou influente.
 
Voyez-vous, Mesdames qui vous complaisez et qui vous enracinez dans un rôle de victimes depuis la nuit des temps, il serait grand temps de vous remettre en question et d'accepter la vanité et la vacuité de toute existence humaine.
 

LILITH

 
Toi qui la première femme d'Adam était
Et de l'humanité donc ainsi la vraie mère
Sache que je soutiens ta révolte guerrière
Et ton soulèvement face à ce dieu simplet
 
Qui voudrait que l'on se prosterne en vrais niais
Pour le louer lui qui ne veut sa face altière
Daigner nous montrer sans doute n'est-il pas fier
De sa plastique pour ainsi se cacher laid
 
Comme un pou doit-il être et bien piètre écrivain
Pour n'avoir depuis plus de cinq mille ans rien
Publié et ce ne sont pas les mièvreries
 
Doucereuses de son fils souverain hautain
D'un troupeau de moutons au talent incertain
Qui me convertiront vivent tes diableries
 

lundi 23 décembre 2013

EL CHUPACABRA

 
Ô toi qui hantes les nuits de nombreux enfants
D'Amérique latine ô el Chupacabra
À ton maître mène-moi car je veux mes bras
Lui offrir comme toi j'aime le goût du sang
 
Et je voudrais pouvoir combler tous mes pressants
Et impérieux besoins sans braver le frimas
Ou l'aride désert planter mes crocs au gras
Cœur du bétail ne me suffit plus je veux tant
 
Essayer l'humaine chair sans être traqué
Par leur vengeresse meute que contacter
Le prince des démons me semble indispensable
 
Oui conduis-moi et tu seras récompensé
Généreusement à l'aune de ta bonté
Maléfique oui guide mes pas vers le Diable


samedi 21 décembre 2013

LA GRANDE BELLEZZA

 
À Paolo Sorrentino,
pour son chef-d'œuvre éponyme
 
Nous tous qui cherchons la grande beauté au cœur
De ce monde n'ayant ni sens ni raison d'être
Devrions la chercher plutôt loin derrière
Cet univers factice et sans nulle saveur
 
En remontant jusqu'à la source du bonheur
Qui fort confusément bruit avant que de naître
Pour de vrai au jour de croiser et reconnaître
Celle qui la fera jaillir avec vigueur
 
Et constance pour le reste de l'existence
Même si la vie nous sépare l'instance
Qui gouverne la Terre est bien cette rencontre
 
Éphémère avec l'Ange et la sœur circonstances
Imprévisibles ou alors invraisemblance
Prédestinée nul ce sujet ne démontre
 

Nelson Mandela, quel tralala !



Le décès de Nelson Mandela souligne une nouvelle fois le pouvoir écrasant, manipulateur et perversif d'une certaine presse et de certains médias, étant eux-mêmes le jouet de quelques idéologues dont les seuls desseins et désirs sont de nous faire penser comme eux.
 
Mon but n'est pas ici de remettre en cause les qualités de cet homme, mais plutôt de dénoncer à nouveau une forme d'oppression et de manipulation des masses populeuses pour le moins scandaleuse et, par là, la bêtise insondable et le total manque d'esprit critique de ces personnes, qui sont menées de gauche à droite par le bout de leur nez, il n'y a pas d'autres mots, par quelques vendeurs de vent et de soi-disant bons sentiments.

L'implication émotionnelle excessive suscitée aux quatre coins du monde par cet événement chez des individus n'ayant jamais rencontré ni même parfois, dans certains cas, jamais entendu parler auparavant de cet ex-dirigeant sud-africain semble une nouvelle fois dictée par un principe assez simple à mettre en place, exposé de manière magistrale par Serge Halimi, actuel directeur du Monde diplomatique, lorsqu'il nous parle de sa relation privilégiée avec Lady Di pour illustrer certains passages de ses Nouveaux Chiens de garde, un phénomène qui se rencontre fréquemment quand, par exemple, on nous montre un groupe de Philippins sauter de joie après l'élection d'un quelconque président vénézuélien, ou encore quand on consacre une émission à un adolescent de quinze ans se passionnant pour les conditions de la mort d'un tout aussi quelconque Kennedy ou Lumumba.
Posons-nous ici enfin la vraie question : qu'a donc fait ce Nelson Mandela pour mériter autant d'attention médiatique (une véritable sanctification avant l'heure, dirons-nous), à part se trouver au bon endroit au bon moment et, surtout, ne nous voilons pas la face, avoir fait partie d'une des familles et ethnies les plus influentes de son pays ?

Je me souviens, pour ma part, de ma première rencontre avec lui : j'avais dix ans, je regardais paisiblement la télé, et ne voilà t'y pas que l'on interrompt les programmes pour nous faire part d'une nouvelle et d'un événement exceptionnel : la sortie d'un homme de prison, le tout en direct live ! Je trouvai cela bizarre, sans plus, mais sans pour autant être capable de me l'exprimer de manière claire et précise, comme pour de nombreuses choses tout aussi bizarres que l'on peut voir à la télévision à cet âge (ne parlons ici que de ces documentaires où de pseudo-scientifiques se perdent en de ridicules démonstrations pour tenter de prouver au monde entier que leurs théories absurdes sur le comportement animalier ou la création de l'Univers sont celles que nous devrions croire et accepter sans broncher).
Bref, le temps passant, le nom de Nelson Mandela m'est devenu familier, et j'ai pu ainsi suivre par différents médias interposés les aventures d'un homme qui, comme des milliers d'autres chaque jour de par le monde, a la chance de pouvoir quitter un établissement pénitentiaire sans que l'on sache ou veuille savoir pourquoi il y était entré. Osons aller un peu plus loin, au risque de déplaire un peu plus encore : Nelson Mandela, pour moi, n'était à l'époque de son incarcération qu'un agitateur politique extrémiste mettant gravement en péril l'ordre et la paix de la nation et de la société dans laquelle il vivait, tout comme l'était, par exemple, un certain Gandhi quelques années plus tôt, et son emprisonnement se trouvait donc alors totalement justifié. Son véritable prénom xhosa, Rolihlahla, ne signifie-t-il d'ailleurs pas "tirer la branche d'un arbre", autrement dit, selon une expression de cette langue bantoue, créer des problèmes ? Étrange prédestination, en tout cas, vous en conviendrez...

La boucle est-elle bouclée ?
 
 
Une fin d'automne
vaut bien
un début de printemps


jeudi 19 décembre 2013

LE PENDU

 
La langue pendante le pendu se balance
À la branche qui le supporte ses yeux grands
Ouverts semblent scruter le doux soleil couchant
Qui donne à la vallée une belle apparence
 
Pensez-vous que la nuit qui doucement s'avance
Va le libérer de ses souffrances chantant
Le Diable s'approche et le détache prenant
Grand soin à récolter sa dernière semence
 
Quelques incantations dans une langue étrange
Et voilà le pendu remis sur pieds phalanges
Dressées et acérées prêt à le servir pour
 
L'éternité voici pourtant que passe un ange
Qui reste insensible à ses mielleuses louanges
Tu as péché et tu erreras pour toujours
 
 
J'ai lu, en feuilletant les pages du manuel d'utilisation de mon nouveau four à micro-ondes, qu'il était interdit d'y placer des nourrissons (authentique...).
 
Intrigué, je suis allé consulter celui de mon four traditionnel. Et, ouf de soulagement, il ne fait aucunement mention d'un tel usage déconseillé... Les ogres n'ont donc pas de soucis à se faire pour continuer à cuisiner leurs mets préférés !
 

Les prix littéraires...

 
Les prix littéraires c'est (la plupart du temps) vraiment n'importe quoi !
 
En effet, les jury sont essentiellement composés de personnes dont les compétences littéraires laissent à désirer, et qui se contentent, le plus souvent, de les attribuer à leurs anciens potes de Faculté, à leur voisin de palier, ou encore à quelqu'un dont ils ont vaguement entendu parler dans la presse, qu'elle soit locale ou internationale.
 

vendredi 13 décembre 2013

LE ROCHER DU DIABLE


Tombé du ciel voici plus de quinze mille ans
Le rocher du Diable a déversé sur la Terre
Tous les maux des pires maladies à la guerre
Fratricide ainsi que les tourments les plus grands

Ils ont eu beau prier tous les moines géants
Qui protégeaient bêtes et humains rien à faire
Son pouvoir était trop grand dans la soufrière
J'ai pu plonger et mes incantations au flanc

De la verte colline ont apporté leurs fruits
Jusques aux oreilles de Satan avec bruit
Elles arrivèrent et c'est à lui que je dois

La puissance qui est mienne aujourd'hui la nuit
Fut longue au cœur de ce minuscule réduit
Mais j'ai maintenant le monde au bout de mes doigts
 

jeudi 12 décembre 2013

LES ÂMES PERDUES

 
Errant dans le triste monde sans but aucun
Les âmes perdues m'inspirent à la fois
De la pitié et du dégoût comme moi
Qui m'agite sans nul répit pour un parfum
 
Oublié retrouver elles sont presque à jeun
Toute la journée et leur sommeil est si froid
Qu'aucun rêve jamais ne vient troubler la voix
Criarde lézardant leur mémoire comme un
 
Sabre tranche un cheveu pour elles nul repos
Où qu'elles aillent c'est comme si de leur peau
On les privait comme si leurs os on broyait
 
Elles ne trouveront jamais la paix et l'eau
Du Léthé l'oubli de son noir et blanc manteau
Ne peut leur apporter ou cacher leurs méfaits
 

lundi 9 décembre 2013

LE MOULIN DU DIABLE

 
Il tourne et il tourne le moulin du Diable
Son grain est si pur et sa farine si douce
Que le pain qui en sort est comme jeune pousse
Printanière au sortir de l'hiver chérissable
 
Comme un feu de bois dans la nuit impénétrable
Mais qui donc l'a construit un soir de lune rousse
Au détour de cette clairière de mousse
Tout près de ce ruisseau à l'eau si délectable
 
Certains disent que c'est le pauvre Jean aidé
D'une chèvre aux poils d'or d'autres que c'est André
Au pied bot avec son âne ailé qui s'y sont
 
Attelés comment ont-ils fait pour soulever
Ces pierres si lourdes aucun n'en a idée
Mais vers le Démon se portent tous les soupçons


LE GRAND MASTURBATEUR

 
 
 
Le grand masturbateur, Salvador Dalí, 1929
 
 
Derrière mon écran et toute la journée
Je mate les filles qui veulent bien leurs charmes
Dévoiler voyant leurs corps j'écrase une larme
Songeant à celle qui à moi s'était donnée
 
Avec tant de ferveur et que j'ai rejetée
Pour lui préférer ces nymphettes dont les armes
Sont la plupart du temps factices leur vacarme
Sardanapalesque est autant qu'une dyspnée
 
Sifflante dérangeant mais j'aime à les entendre
Et serais prêt à mon âme très chère vendre
Pour pouvoir ne fût-ce qu'un instant les serrer
 
Tout contre moi je suis perdu dans les méandres
De la perversion et mon amour n'est que cendres
Et pulvérulence sur ce chemin soufré
 

jeudi 5 décembre 2013

Sonnet à William

 
Ô William si pour toi la vie est un enfer
Fracas étourdissant ne signifiant rien
C'est là le destin de l'ensemble des humains
Que de ne pouvoir se libérer de leurs fers
 
Tu le sais pourtant très bien mais comment défaire
Ce que le fatum a tissé au clair matin
De notre naissance et incrusté en nos mains
Nul ne le peut et il faut accepter l'amère
 
Fatalité que les Parques nous ont tressée
Nous ne pouvons comme toi que nous résigner
Au sort du long fil d'or qui nous maintient vivants
 
Comme des acteurs nous n'avons droit de changer
Le moindre mot ou geste et devons respecter
Scrupuleusement le scénario du vent
 

mardi 3 décembre 2013

ANAMALEK


Ils sont comptés tes jours ô grande Babylone
Percés ont été tes murs par Anamalek
Pour que des démons le flot puissant tes obsèques
Vienne célébrer Les journées monotones

Et rieuses au sein de tes rues friponnes
Laisseront la place au délabrement au sec
Tourment des âmes des corps mutilés avec
Délectation seront offerts à la Gorgone

Tandis que les femmes seront pour les satyres
Parfumés d'ignobles senteurs anéantir
La civilisation voilà ma mission

Et personne ne m'en empêchera Agir
Piétiner les cœurs et avant tout détruire
Derrière moi il n'y a que désolation

lundi 25 novembre 2013


Petite pause, gran caffè...

Lettre à une herboriste



Très chère Hildegarde,


Je sais que vous m'avez demandé de ne pas vous écrire, mais le fait de rester sans avoir de vos nouvelles depuis plus de trois mois m'est insupportable. Je pense à vous continuellement, et même au plus profond de mes rêves le spectre de votre si doux visage ne me laisse le moindre repos. 

Vous l'aurez compris, très chère Hildegarde, je suis malade. Très malade même. Malade d'amour. Oui, c'est bien cela qui me torture. Je vous aime, Hildegarde ! Étendu sur ma maigre couche, je me languis de vous, du soir au matin, et du matin au soir. Je n'ai plus d'énergie ni de goût pour quoi que ce soit. J'ai perdu, moi qui n'étais déjà pas bien gros, quinze kilos, et j'ai l'impression de ressembler à ces momies que l'on expose dans certains de nos musées. 

J'ai consulté plusieurs médecins. Ils m'ont tous prescrit des pilules colorées à avaler avant que de m'endormir, mais mon état ne s'en est trouvé nullement amélioré, que du contraire. Si vous saviez comme ils se mettent à sourire lorsque je leur demande s'ils ne connaîtraient pas plutôt quelques plantes qui pourraient m'être bénéfiques. "Nous ne sommes plus au Moyen Âge, voyons...", disent-ils, les ignorants ! 

Ah, comme je me souviens, très chère Hildegarde, de nos longues promenades en forêt, durant lesquelles, émerveillée comme une enfant, vous me parliez tout bas des propriétés de telle ou telle fleur, de telle ou telle racine, de tel ou tel fruit… 

Le petit jardin d'herbes médicinales de l'abbaye que vous aviez pris grand soin à aménager est bien sûr toujours là, mais il me semble si vide et sans signification sans vous. Le thym, le serpolet, la sarriette, l'aigremoine eupatoire et toutes ces plantes dont vous seule connaissiez le nom et les vertus vous réclament, tout comme moi, depuis le triste soir où j'ai eu le malheur de prendre vos lèvres.  

Quel souvenir à la fois délicieux et atroce. Savoir que c'est à cause de ce baiser fougueux que je vous ai perdue. Ah, si je m'étais abstenu, j'aurais pu continuer à vivre à vos côtés, en adoration pour vous et en vous retrouvant à chaque matin que Dieu fait, et sentir encore votre parfum de miel et de jasmin qui me faisait penser que vous étiez un ange... 

J'ai su tout de suite à votre regard que vous partiriez sans me dire un mot. Où êtes-vous à présent ? En Allemagne, au Danemark, en Rhodésie ou au Botswana ? Je ne le saurai sans doute jamais, et il est plus que probable que vous ne lirez jamais ces lignes... J'ai envoyé cette lettre à votre mère supérieure, qui est la seule personne que je connaisse qui puisse m'aider à vous retrouver, mais je redoute à chaque passage de l'employé des postes de la recevoir par retour du courrier avec la mention "inconnue à l'adresse indiquée".  

Je pense que je délire à présent, j'ai l'impression que vous êtes là, très chère Hildegarde, derrière moi, à déchiffrer les quelques lettres que mes doigts tremblants arrivent maladroitement à coucher sur le papier. Je me retourne, et vous êtes là, oui, je vous vois ! Je me saisis de votre corps et vous embrasse avec transports, et vous me rendez mes caresses en riant... Oh mon Dieu, non ! Tout s'efface, et tout ce que croise mon regard flou est le mur immaculé de ma chambre à coucher. Je vous en prie, très chère Hildegarde, répondez-moi...

[Dernière mise à jour : 17 août 2020 - publié dans le n° 33 de la Bafouille incontinente]

mercredi 13 novembre 2013

mercredi 6 novembre 2013


Le don d'organes, c'est très bien.
Sauf si l'on en vient à achever les personnes ayant choisi cette dernière volonté pour les leur prélever, bien sûr !


L’euthanasie, si elle se trouve trop fortement légalisée et mal encadrée, pourrait vite se transformer en une grande entreprise de suicide ou d'assassinat organisé.


Ce n'est pas à un vieux singe que l'on apprend à avaler des limaces.

dimanche 3 novembre 2013

La Flandre n'aura pas Bruxelles



"La Flandre n'aura pas Bruxelles"
C'était le titre choc du magazine que Cornélius Farouk feuilletait dans la salle d'attente. Cornélius Farouk était nerveux, très nerveux même. Le docteur Henry l'avait convoqué, pour parler des résultats de son check-up, avait-il dit au téléphone. D'habitude, il lui envoyait un simple courrier pour lui signifier que tout allait bien. Cette fois, c'était différent, il l'avait bien senti à l'intonation de sa voix.

"La Flandre n'aura pas Bruxelles", pensait-il. Encore ce député hypocrite qui fait de son nez juste avant les élections. Cornélius Farouk se souvenait bien de lui... Il l'avait connu vingt-cinq ans auparavant, alors qu'il travaillait encore chez ArcelorMittal. C'était un petit délégué syndical sans aucune envergure qui avait du mal à aligner deux phrases sans bafouiller. Il avait défrayé la chronique après avoir balancé un cocktail Molotov dans la limousine de celui qu'il tenait pour responsable de la fermeture des usines du bassin sidérurgique liégeois. Il s'était ainsi attiré la sympathie d'une grosse partie de l'électorat d'extrême gauche et retrouvé au Parlement pour les représenter.

- Monsieur Farouk ? ... Monsieur Farouk !
- Oh, excusez-moi, je rêvassais.
- Ce n'est pas grave. Vous pouvez entrer.
- Merci Madame. J'entre, j'entre... (petit clin d’œil)

- Bonjour Monsieur Farouk. J'ai donc bien reçu les résultats, et...
- Et ?
- Il y a comme qui dirait... un petit souci. Rien de bien inquiétant, mais tout de même...
- Un petit souci ? C'est-à-dire ?

"La Flandre n'aura pas Bruxelles"
Cornélius Farouk ruminait. Il le revoyait en train de gerber dans les toilettes du site de Jemeppe, juste avant que de prendre la parole pour la première fois devant le Comité de direction. Il regrettait amèrement de lui avoir tiré la tête hors de la cuvette, de lui avoir dit de bien respirer et que tout allait bien se passer. Comme il aurait mieux fait de l'y lui maintenir cinq à dix minutes jusqu'à ce que mort s'ensuive !

- Monsieur Farouk ?
- C'est moi.
- Entrez, le Professeur Bloomberg va vous recevoir.
- Merci.

- Bonjour Monsieur Farouk.
- Bonjour Professeur.
- Voilà. Nous avons analysé les résultats de la colonoscopie et de la biopsie. J'irai droit au but : il s'agit bien, comme nous le redoutions, d'une tumeur maligne.

"La Flandre n'aura pas Bruxelles"
Non mais quel abruti ! À 53 ans, il vivait toujours chez sa maman, dans une petite maison de Seraing, mais du haut de Seraing, hein... Et tout ce qu'il savait des Flamands était qu'ils parlaient le néerlandais (on avait tenté, sans réussite, de le lui apprendre à l'école, et c'est sans doute pour cela qu'il leur tenait rancœur) et que Bruges était surnommée la Venise du Nord.

- Réfléchir ? Mais vous n'y pensez pas, Monsieur Farouk !
- Je suis tout de même un homme libre, et j'ai tout de même le droit de...
- Je pense que vous n'avez pas bien compris, Monsieur Farouk. Vous êtes sans nul doute un homme libre, mais, que vous le vouliez ou non, vous êtes désormais et avant tout un homme malade, et mon patient, par dessus le marché !
- Vous n'avez aucunement le droit de m'obliger à...
- Détrompez-vous ! Nous avons le pouvoir, je vous le promets, de vous obliger à subir et suivre ce traitement.

"La Flandre n'aura pas Bruxelles"
Et cette idée stupide de faire de Bruxelles un district européen indépendant... C'était lui, Cornélius Farouk, qui la lui avait soufflée il y a bien longtemps au café de la Gare, alors qu'ils étaient tous deux un peu saouls... L'Europe... Comme s'il y connaissait quelque chose, ce dégénéré qui partait en vacances à Torremolinos, à Salou ou dans un quelconque Club Med... Et vous allez voir que l'on va l'y envoyer à l'Europe... On est vraiment mal barrés !

Courrier adressé à Cornélius Farouk :

Cher Monsieur,

Nous constatons que vous ne vous êtes pas présenté au rendez-vous convenu de mercredi dernier avec le Professeur Bloomberg, responsable du service d'oncologie de l'hôpital de la Citadelle.

Nous vous prions de prendre contact le plus rapidement possible avec le service des rendez-vous pour en fixer un nouveau selon vos disponibilités au 04 / 222 23 33 45.

Veuillez recevoir, cher Monsieur, l'expression de notre sympathie profonde.

"La Flandre n'aura pas Bruxelles"
Non, c'est vrai qu'elle ne l'aura pas, tout le monde le sait, les Flamands, les Wallons, les Bruxellois, les Chinois et même les Papous, qui veulent eux-mêmes faire sécession depuis longtemps avec les Néo-guinéens qu'ils ne peuvent plus supporter. Mais que ce débile profond puisse tirer avantage et profit d'une formulation aussi grotesque, sans avoir aucun programme réel, sidérait Cornélius Farouk. Il se disait qu'il aurait pu, lui aussi, faire une brillante carrière s'il l'avait voulu... Ah, si seulement...

[La sonnette de la porte d'entrée se fait entendre]

- Monsieur Farouk ?
- Oui, que puis-je pour vous, Messieurs ?
- Nous avons un mandat d'amener délivré par le Parquet de la Ville de Liège.
- Un mandat d'amener ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Ça veut tout simplement dire que vous êtes prié de bien vouloir nous suivre.
- Mais pour quelle raison ? Je veux en savoir plus !
- Écoutez, Monsieur, nous faisons juste notre boulot. Qu'est-ce qu'il est écrit ? Attendez ! Nous, juge d'instruction à nanana Monsieur Farouk tatata... Ah, voilà : pour subir des analyses médicales approfondies...
- Non, vous ne m'aurez pas !, dit-il en hurlant.
- Mais enfin, Monsieur...

[Il se saisit d'un marteau traînant dans le hall d'entrée, le lance à la tête des deux agents de police, et fonce dans le salon. Surpris, ils esquivent et le poursuivent.]

- Calmez-vous, voyons. Nous ne sommes pas là pour...

[Il ouvre une armoire, se saisit d'une boîte à chaussure dans laquelle se trouve le Browning déchargé de son défunt père, et pointe l'arme vers les deux agents. Un coup de feu retentit. Une balle en plein cœur. Cornélius Farouk s'effondre.]

[Dernière mise à jour : 11 février 2014]

La psychanalyse est sans conteste la plus grande arnaque du XXe siècle.

samedi 2 novembre 2013


S'il ne peut y en avoir qu'un qui réussisse là où tous les autres ont échoué, je serai assurément celui-là.


La mort est l'ultime purification et l'ultime libération.

CHARON


Le nocher infernal sans fin passe et repasse
D'une rive à l'autre sa fortune est si grande
Qu'il pourrait déléguer sa tâche la légende
Dit qu'il ne le peut car jusqu'à ce qu'il trépasse

À ce travail aurait été par un tenace
Dieu condamné tous les morts par une offrande
Symbolique devant pour aller vers la lande
De la paix s'acquitter pièces ou liasses

Tout est bon pour combler le morose Charon
Lui qui semble enchaîné au cours de l'Achéron
C'est un triste tableau qui se présente à ceux

Qui arrivent jusqu'à lui fauchés sans un rond
Car devront trouver à la sueur de leur front
L'obole salvatrice et devenir pieux

mercredi 30 octobre 2013

Vive la Flamandie libre !


Certains Flamands commencent vraiment à me sortir de quelque part.

Ils veulent l'indépendance ? Et bien qu'on leur accorde, et que l'on fasse de Bruxelles un district européen ! Je leur donne tout au plus trois ans pour faire de leur si belle région un désert économique et social...


Ventre affamé n'a pas d'oseille.

mercredi 23 octobre 2013


"Je suis un fou, moi. Si quelqu'un m'emmerde, que ce soit un homme ou une femme, et quel que soit son rang ou sa classe, je prends un marteau et je lui démolis le crâne, puis on discute... Tu comprends ?"

Que voulez-vous répondre à cela ?

mardi 22 octobre 2013

lundi 21 octobre 2013

LA TERRE PROMISE


Lampedusa, quelle hypocrisie !

Il faut les voir faire semblant de s'apitoyer sur le sort de quelques naufragés disparus, eux qui en temps normal (c'est-à-dire quand il n'y a aucune caméra de télévision dans les parages) les accueillent à coups de pierres ou de fusil.

Mais la vraie question, une fois de plus, n'est pas là : pourquoi diable ces ... et ces ... veulent-ils rejoindre notre monde au péril de leur vie en engraissant les pires salauds qui soient ? Il serait vraiment temps qu'on leur envoie quelqu'un de compétent pour leur faire comprendre de manière durable que nous n'avons plus besoin de personne pour ramasser nos poubelles, et que le meilleur moyen d'aider leur continent n'est pas de le fuir lâchement, mais bien de tenter de mettre en place des structures et des infrastructures dignes de ce nom, au lieu de rentrer chez eux quand ils ont amassé assez d'argent et de connaissances que pour pouvoir jouer jusqu'à la fin de leurs jours les nababs et les satrapes d'opéra comique.


La vie est une étrange cérémonie
où se mêlent les chants des anges
et des démons où hurlent les saints
et pleurent les enfants

vendredi 18 octobre 2013

mardi 15 octobre 2013

Only God Forgives


Je n'oublie rien et ne pardonne rien.

AHASVÉRUS


Ô toi le Juif errant qui marqué d'une croix
De feu et de sang au milieu de ton front
Pour avoir commis le bien pire des affronts
Il te faut aujourd'hui et à jamais sans choix

Possible traîner à ta suite le charroi
De ton péché pourtant c'est avec affection
Que je t'observe de loin me disant qu'au fond
Ton sort est injuste quelle est donc cette loi

Qui a fait de toi ce que tu es maintenant
Un être qui ne peut pas mourir et ayant
Perdu tout espoir de vivre ne pouvant même

Pas plus d'un jour dans la même couche un instant
Te reposer tu es devenu pour les gens
De la populace un symbole d'anathème

RASPOUTINE


Je me souviens du jour où Raspoutine vint
Me trouver le marché que je lui proposai
Était assez honnête et c'est sans rechigner
Qu'il signa sans avoir bu ni vodka ni vin

Nous pouvons l'assurer son âme nous revient
Donc et ses châtiments tiendront l'éternité
Et son esprit et son triste corps décharné
Nous serviront dans les Ténèbres qui sans fin

Se repaîtront de son infamie et de son
Ignominie le débauché comme l'on
L'appelait alors si il l'avait voulu tsar

Il serait devenu mais c'est par ses pulsions
Qu'il se laissa guider et sa génération
Entière plongea dans les gorges du Tartare

lundi 14 octobre 2013

samedi 12 octobre 2013


Être avide comme un tonneau.

LA MOMIE




À Rose-Marie François,
en réponse à un de ses superbes textes




Elle me scrute je la regarde lequel
De nous deux est-il le plus surpris ? Elle qui
Dort depuis quinze mille ans dans son sarcophage
Ou moi qui ai l'étrange impression de l'avoir

Si bien connue ? Ses cheveux et son visage
Me rappellent quelqu'un dormant en ma mémoire
Au plus profond de mes souvenirs Était-elle
Reine pour avoir droit d'être des nécrophages

Ainsi préservée ou était-ce une catin
Qui du cœur d'un riche nigaud s'était saisie ?
Sans doute jamais ne le saurai-je tout comme

Jamais son âme ne saura rien de l'homme
Que je suis Et pourtant entre nous un lien
Plus fort que la mort s'est tissé et affermi…

mercredi 9 octobre 2013

Petit traité de psychopathologie humaine à l'usage du tout venant

Introduction

Nous avons décidé de présenter ce traité sous la forme d'un abécédaire, en reprenant donc 26 cas classés de A à Z, et ayant été étudiés avec le plus grand des soins durant un laps de temps suffisamment appréciable pour que ces observations aient un sens et une raison d'être.

Plutôt que de nous perdre dans des digressions théoriques incompréhensibles pour les néophytes ou les non initiés, nous nous sommes résolu à nous fonder uniquement sur des données empiriques présentées dans une langue accessible à tous et agréable à lire, en essayant de dépeindre au mieux et avec un certain humour (que d'aucuns trouveront sans doute déplacé, j'en conviens, mais cette lecture ne leur est de toute manière pas destinée...) quelques cas sur lesquels nous avons été invité à travailler au cours des dernières années et que nous avons pu suivre au jour le jour ou du moins avec régularité durant une certaine période de leur parcours pour le moins chaotique.

Le cas A

A est un de ces cas que nous avons le plaisir de suivre depuis de nombreuses années, sans qu'aucune évolution comportementale positive ne soit à signaler.
A est un homme colérique, violent et très agressif, ne supportant pas, comme tous les fous, la moindre contradiction, et ayant de grosses difficultés à accepter l'autorité, sous quelque forme qu'elle se présente. Il est plus qu'évident, sans que j'aie à vous le préciser, qu'il associe cette dernière à la figure du père, thème que nous développerons plus en détail un peu plus loin.
Après avoir purgé de lourdes peines de prison pour des actes d'une violence extrême, A est maintenant baladé d'un hôpital psychiatrique à un autre, ces périodes d'internement étant entrecoupées de quelques tentatives de réinsertion qui se sont toutes soldées par des échecs plus que prévisibles, faute d'un encadrement et d'un accompagnement adaptés, qu'il refuse systématiquement pour la raison évoquée ci-dessus. A a une fâcheuse tendance à minimiser la gravité et la portée de ses actes, son système inconscient semblant avoir une grande facilité à faire occulter à son système conscient tout ce qui pourrait lui être néfaste, nuisible ou désagréable, ce qui, en soi, lui confère une très grande force mentale lorsqu'il est soumis à des interrogatoires musclés, puisque son système conscient est alors persuadé et convaincu de ne pas avoir la moindre information à fournir sur les sujets qui sont abordés, trompant même les polygraphes les plus perfectionnés.
A est aussi, il faut le préciser, un homme ayant de grosses difficultés à accepter, intégrer et réprimer ses pulsions pédophiliques. On l'a retrouvé à de nombreuses reprises dans les vestiaires des installations sportives de la région où il vivait après les activités des jeunes enfants ou adolescents dans un état proche de l'extase. Ses pulsions semblent focalisées sur les jeunes garçons âgés de 10 à 14 ans, ce qui laisse évidemment supposer qu'il ait été lui-même abusé durant cette période de sa vie, sans que nous ayons été capable d'aborder avec lui ce sujet de quelque manière que ce soit (rappelez-vous les capacités de refoulement de son inconscient, qui semblent inépuisables, tel le tonneau des Danaïdes).
Intéressons-nous aux surnoms qui lui ont été attribués au fil des ans : "la Terreur" au bistrot du coin (où on le connaît bien) et à l'hôpital (où la plupart des patients disent avoir peur quand ils sont avec lui), "le Terroriste" en prison, "Monsieur Reynders" dans son quartier (en référence à ses radotages et à ses logorrhées politiques n'ayant ni queue ni tête), ou encore et tout simplement "le Gros Con" (pour les membres du conseil communal de la ville où il réside, qu'il agresse verbalement et vertement à chaque fois qu'il les croise en rue ou qu'il les voit à la télévision - il faut préciser que A éprouve de plus de grosses difficultés à distinguer fiction et réalité).
Le père de A était un pilote d'hélicoptère ayant été formé au cours de son service militaire. Il réussit sa licence civile juste après celui-ci, et passa la majeure partie de sa vie à promener des touristes dans les environs de son village natal.
L'épisode critique déclencheur vécu par A se déroula lors d'une soirée automnale alors qu'il était âgé de 16 ans, lors du repas du soir. "Le Rebelle", comme on l'appelait alors dans la famille, refusa une nouvelle fois de finir son assiette de haricots rouges. Son père, lassé, le saisit alors par la peau du cou et l'éjecta à coups de pieds au derrière de la maison familiale en lui intimant de ne plus jamais y remettre les pieds, et d'aller voir si la pitance quotidienne lui serait plus agréable en Éthiopie . A, penaud, et au lieu de partir vivre sa vie comme un homme, se présenta alors au commissariat de police du patelin en pleurnichant. Et s'est entouré de quatre gendarmes que le jeune révolutionnaire réintégra la susdite habitation, et qu'il fut rappelé au père de A ses obligations envers son fils jusqu'à sa majorité (si, si, c'est vrai, nous vous le promettons). Vous comprendrez donc aisément qu'une fois celle-ci atteinte, A ne devait plus rien attendre de la part de son père, bien décidé à montrer qu'il resterait maître chez lui quoi qu'il arrive. Nous étudierons un peu plus loin le cas du père de A, comme il se doit et puisque cette opportunité nous a été offerte, sous le cas "J".
L'épisode du service militaire mérite d'être évoqué ici, car c'est une des nombreuses anecdotes que A aime à ressasser, sans, visiblement, avoir la moindre conscience qu'il les raconte à chaque fois que nous le rencontrons, et sans avoir été invité de la moindre façon à le faire par notre propre personne, comme cela peut s'avérer nécessaire dans le traitement de certains traumatismes lourds pour être évacué de la mémoire inconsciente du patient (petite parenthèse : nous n'aimons pas particulièrement ce terme, lui préférant celui de personne, mais face à de véritables traumatismes psychiques lourds, il est difficile d'en employer un autre. Précisons que le spécialiste de l'esprit humain, quelle que soit sa fonction, n'est pas habilité à travailler sur ce genre de cas, à moins d'y avoir été invité par un spécialiste). Bref, cette anecdote se terminant invariablement par "et alors tu sais c'que j'lui dit, moi, au guénéral, et ben, c'est que c'est qu'il veut que j'aille au combat, c'est qu'il vienne en première ligne à mes côtés." A se mettant alors à rire comme un bossu ou un possédé. "Le mollasson" (c'est ainsi que sa belle-mère le surnommait et le surnomme toujours d'ailleurs) a donc réussi par je ne sais quel miracle à se faire passer, en un temps pas si lointain où le service militaire était obligatoire dans son pays d'origine, pour objecteur de conscience, sans avoir d'arguments quelconques à faire valoir ou à exprimer, sa seule obsession véritable étant qu'il refusait "d'être obligé à se lever avant 9 heures du matin pendant un an."
Article en cours de rédaction

Le cas B

B est un cas que nous n'avons suivi que quelques mois, mais il illustre à merveille le parcours des âmes des suicidés, que les professionnels de l'esprit humain sont régulièrement amenés à rencontrer et à orienter. Attenter à sa vie est en effet un des griefs les moins bien tolérés par les juges. Celles-ci sont généralement condamnées à une longue errance, voire à une errance éternelle, sans aucune possibilité de recours. Pourtant tout espoir n'est que rarement perdu car, le plus souvent (et après avoir enduré des souffrances jugées suffisantes par la justice), ces âmes reçoivent une grâce ou une seconde chance, appelez cela comme vous le désirez.
Lorsque nous avons rencontré B, nous avons tout de suite repéré qu'il y avait comme qui dirait un petit souci. C'est le genre de choses que le spécialiste de l'esprit humain est capable de repérer au premier coup d’œil, et c'est d'ailleurs ce qui fait que notre expertise est si précieuse et si souvent demandée par les autorités. Certains s'arrêtent là, s'imaginant alors que leur travail s'arrête là. Ce qui n'est évidemment pas notre cas, sinon ce petit traité n'aurait bien sûr pas pu voir le jour.
Article en cours de rédaction

Le cas C

C est la sœur de A. Nous allons donc ici pénétrer profondément dans la dimension systémique de la profession. Et vous comprendrez vite que le terme "pénétrer" n'a pas été choisi de manière anodine.
C'est le rapport pathologique mère - fille qui va pouvoir être ici abordé par un exemple concret et très instructif. Nous étudierons ici aussi, mais de manière plus succincte, le sentiment de concernement éprouvé par nombre de malades mentaux de cette espèce, et leur désir de fonder une famille et d'engendrer la vie.
 Article en cours de rédaction

Le cas D

D, "la Veuve Noire", "Madame la Duchesse", ou encore "la Reine Mère", est une femme d'apparence honorable, et à qui l'on offrirait le Bon Dieu sans confession si l'on ne connaissait pas son parcours criminel conséquent.
Article en cours de rédaction

Le cas E

E est un écrivain. Du moins pense-t-il l'être...
Nous connaissons tous dans notre entourage une personne qui, comme E, s'imagine être un ou une grand(e) artiste sans jamais avoir produit quoi que ce soit qui ressemble de manière proche ou lointaine à un texte littéraire ou à une œuvre d'art. Nous vous rappelons que le "syndrome de l'écrivain" est associé dans le processus du diagnostic comme un des symptômes les plus probants de nombreuses maladies mentales.
Article en cours de rédaction

Le cas F

F est une militante féministe extrémiste. Elle a été condamnée il y a quelques années à une lourde peine de travaux forcés pour avoir défiguré un édile local avec de l'acide chlorhydrique, après que celui-ci ait répondu d'une manière qu'il trouvait sans doute spirituelle ou humoristique que "les femmes étaient de petits animaux de compagnie pour le moins agréables" à un journaliste lui demandant simplement ce qu'il pensait des femmes.
Article en cours de rédaction

Le cas G

Article en cours de rédaction

Le cas H

Article en cours de rédaction

Le cas I

Article en cours de rédaction

Le cas J

J est le père de A. Il ne doit sa présence ici que pour cette raison. Quoique... À vous de juger !
Article en cours de rédaction

Le cas K

Article en cours de rédaction

Le cas L

Article en cours de rédaction

Le cas M 

M est schizophrène. Une vraie schizophrène, voulons-nous dire, c'est-à-dire pas une de ces personnes qui voient dans ce diagnostic une opportunité de pouvoir bénéficier du confort d'une quelconque institution digne d'un hôtel quatre étoiles durant quelques semaines ou quelques mois pour un prix dérisoire. Qu'entendons-nous exactement ici par "vrai schizophrène" ? Nous entendons par là un sens plus moyenâgeux que le terme employé de nos jours à tout va et à tort et à travers dans les médias et par les psychiatres eux-mêmes, et allant un peu plus loin que la scission de l'âme évoquée par son étymologie. Pour être clair, nous parlons ici d'un corps habité momentanément ou définitivement par deux ou plusieurs âmes ou entités distinctes, ou un corps habité par une âme scindée et persuadée elle-même être deux. Il y a encore là une distinction et une classification à faire, nous en convenons, mais nous nous écartons ici du sujet de ce petit guide. Bref, voilà dans quel sens nous emploierons ce terme dans cet article, faute d'en avoir trouvé un autre plus adéquat à employer, l'usage des néologismes étant dans le milieu pour le moins à proscrire.
Nous avons rencontré M dans une institution catholique particulière dont la localisation est tenue secrète (nous nous sommes engagé au départ à ne pas révéler ne fut-ce même que son existence, et nous vous promettons que, même si nous le voulions, nous serions incapable de la situer avec exactitude, nos yeux ayant été bandé volontairement depuis l'aéroport de la ville où nous avons atterri. Après de longues négociations, nous avons été autorisé à publier cet article et à faire part de nos observations. Recevoir l'aval des autorités ecclésiastiques en charge de l'établissement ne fut pas une mince affaire, vous pouvez nous croire. Nous avons fini par les convaincre en leur montrant les résultats de nos autres travail. Personnellement, nous considérons M comme un des cas les plus intéressants sur lesquels nous avons pu travailler jusqu'à présent, tant cette mission d'"exorciste" fut excitante.)
Nous avons ainsi pu nous entretenir avec quelques-unes des entités habitant de manière régulière ou épisodique ce corps, ce qui fut une expérience aussi étrange qu'excitante.

Article en cours de rédaction

Le cas N 

N était un immigré de la deuxième génération, c'est-à-dire une personne n'étant pas tout à fait chez elle dans le pays choisi par ses parents, et qui ne sera jamais non plus tout à fait chez elle dans leur pays d'origine. Nous l'avons rencontré alors que nous résidions dans le même quartier que lui. Nous nous sommes présenté à lui comme "psychologue", et il s'est tout de suite montré très assidu à nos rendez-vous.
Article en cours de rédaction

Le cas O

Article en cours de rédaction

Le cas P

P était un employé de banque modèle jusqu'au jour ou il poussa par mégarde la porte d'une salle de jeu...
Article en cours de rédaction

Le cas Q


Article en cours de rédaction

Le cas R

De tous les monstres qu'il nous ait été donné de rencontrer, R est sans nul doute celui à qui l'on offrirait la palme d'or. R est en effet un tueur en série pour le moins sadique, ne faisant preuve d'aucune retenue, et étant même prêt, fièrement et si on le laissait faire, à fonder une école où ses préceptes et méthodes seraient enseignés. Il est très difficile de déterminer avec précision quand il a commencé à tuer, lui-même disant ne plus s'en souvenir que de manière floue.
Article en cours de rédaction

Le cas S 

S est une autre sœur de A (vous souvenez-vous de A ?). "Madame la Ministre" est une personne qui a de grosses ambitions politiques, ambitions qui ne se concrétiseront vraisemblablement jamais, tant elles sont disproportionnées par rapport à ses capacités, ce qui la rend très agressive et rancunière lorsque vous avez le malheur de lui signifier ou de simplement suggérer.
Intéressons-nous un instant à ces freins, qu'ils soient conscients ou inconscients : il y aura toujours, bien sûr, l'ombre et l'influence négative de A, ses adversaires ne se privant pas d'utiliser l'argument A pour la discréditer et la décrédibiliser auprès de l'électorat. En effet, qui accorderait sa voix et sa confiance à une personne ayant protégé de par ses différentes fonctions un terroriste de dimension internationale ? Il y aura aussi toujours (et surtout...) son hypocrisie maladive et sa mauvaise foi endémique, dont elle semble la seule à ne pas avoir conscience, même au sein de son maigre clan.
Jusqu'ici rien qui ne justifie sa place dans cette recension ? Patience, patience, nous y venons. S a depuis le début de sa carrière pris en grippe un des hommes les plus importants et les plus influents de la région où elle réside, un homme ayant consacré la majeure partie de sa vie au service de la communauté, bref, un homme que nous pouvons qualifier de grand homme. S, pour des raisons que nous avons donc beaucoup de mal à identifier, base obstinément depuis 30 ans toutes ses campagnes sur le dénigrement de ce personnage éminent; et par ailleurs éminemment sympathique et généreux, campagnes s'étant, vous vous en doutez, toutes soldées par des échecs cuisants. Mais S, qui illustre à merveille le type de l'obstiné maladif et de la plus grande duplicité qui soit, persiste et signe. Illustrons ce fait par un court extrait d'un de ses derniers discours pour le moins délirant :
"....tois, ....toises,
Le mal qui s'est infiltré dans notre communauté au cours des dernières décennies a encore frappé. En véritable despote, en véritable suppôt de Satan, et sous le couvert d'une autorité populaire acquise de façon pour le moins abjecte et malhonnête (je vous rappelle que le Conseil d'État a été saisi pour invalider les résultats des dernières élections), il nous a encore montré, lors du conseil communal de mercredi, toute son ignominie et sa détermination à conserver le pouvoir contre vents et marées, et surtout à nous montrer qu'il est le maître absolu. Ce monstre d'orgueil nombriliste a en effet décidé, et sans aucune consultation de quelque sorte que ce soit de..."
Article en cours de rédaction

Le cas T

Article en cours de rédaction

Le cas U

U est un universitaire on ne peut plus banal. U passe la plupart de ses journées devant sa PlayStation et ses soirées à boire. U, comme la plupart des universitaires, a une très haute opinion de lui, alors que, tout le monde le sait, il finira au mieux dans un quelconque bureau au sein de la Faculté à remplir des formulaires d'inscription et à apposer des cachets sur ces derniers.
Les thèmes de l'addiction aux jeux vidéo et à l'alcool vont donc, grâce à lui, le génie d'entre les génies, pouvoir être abordés de manière réjouissante.
Article en cours de rédaction

Le cas V

Article en cours de rédaction

Le cas W

Article en cours de rédaction

Le cas X

X est un pervers et un proxénète notoire, qui passe ses journées sur internet à la recherche de jeunes filles désireuses de travailler pour lui dans ses bordels de Caracas, de Bangkok ou de Saïgon. Nous allons donc aborder avec lui le thème des déviances sexuelles mineures.
Article en cours de rédaction

Le cas Y

Article en cours de rédaction

Le cas Z

Article en cours de rédaction

Conclusion

Nous avons tenté dans ce modeste travail d'observation psychiatrique de présenter de manière ludique et attractive différents types de pathologies psychiques ou psychologiques, considérées comme graves ou moins graves par les personnes habilitées à poser un diagnostic, au travers des 26 cas que nous avons eu le plus grand des plaisirs à vous faire découvrir dans cette publication. Nos notes ont toutes été prises entre le jour de notre naissance et le moment où elles ont été rassemblées en vue de la rédaction de ce traité; elles résultent toutes, nous insistons bien, de recherches personnelles sur les personnes décrites dans ces articles, qui sont toutes des personnes réelles, nous pouvons vous le garantir. Comme précisé dans l'introduction, nous avons été confronté physiquement (que ce soit au cours de séances individuelles ou de groupe) avec celles-ci pendant un temps que nous estimons suffisant pour que ces observations ait une quelconque valeur scientifique (c'est-à-dire au minimum 6 mois, avec une fréquence minimale de 3 à 4 heures par semaine). Nous nous sommes tenus, également et évidemment, à vérifier la plupart des informations rassemblées au cours de nos entretiens ou au cours des interrogatoires susmentionnés.
Il est à noter que la justice et la presse ont collaboré la plupart du temps, et m'ont donné un accès presque total à leurs archives, ce qui était une grande crainte au moment où l'idée de rédiger ce petit traité (à l'exception toutefois de certains cas particuliers). Nous avons ainsi notamment pu assister "comme si nous y étions" aux interrogatoires de certains criminels, assassins ou terroristes ayant acquis par leurs actes et leur médiatisation une certaine notoriété régionale, nationale, ou même, pour quelques cas, internationale.

Nous espérons avoir pu, par ce travail, dessiner une infime partie de l'immense carte des perversions humaines. Il est évident, et il nous semble tout aussi important de le préciser, car c'est un fait que semblent oublier certains criminologues ou professionnels de la santé mentale, que cette même perversion est loin d'être la norme, et nous nous insurgeons également contre les médias de toute sorte qui font de certains de nos petits amis pour le moins dérangés de véritables icônes.
Article en cours de rédaction
(Dernière mise à jour : 8 novembre 2013)

Il vaut mieux se faire écarter qu'écarteler.

Visions et Révélations


Le vrai poète est un visionnaire, et chacun de ses textes est une révélation à lui seul.

LA MUSIQUE


La musique qui fait battre si fort nos cœurs
Qu'elle soit des sphères célestes ou d'ailleurs
Nous enivre et nous fait vivre des expériences
À nulle autre pareille elle est une science

Qui élève aussi bien nos âmes que nos corps
Les transportant comme par magie vers des
Terres mystérieuses toutes pavées d'or
Et des pierres les plus précieuses son chant est

Un appel éternel traversant et les temps
Et les âges aussi pur que le diamant
Ou le cristal c'est un souffle qui fait danser

Les pauvres comme les riches et s'abaisser
Toutes les entraves au bonheur qui naissant
Au plus profond de nous nous empêchent d'aimer
 

lundi 7 octobre 2013


La nuit tombe
et la porte des rêves
s'entrouvre


Il faut avoir les moyens de ses ambitions.
Mais qu'entend-on donc exactement par moyens ?


En littérature, comme dans les autres arts d'ailleurs, on finit toujours par se faire piquer ses idées.
Et c'est là le plus grand des honneurs !


Tout travail mérite sa glaire !


Le fleuve passe
charriant
insensiblement

Le flot
de nos
ennemis

dimanche 6 octobre 2013


Qui que nous soyons
Quoi qu'il nous arrive
Quoi que nous ressentions
 
Tout n'est qu'émanation
de la Divinité


Les idiots sont rarement ceux que l'on croit.

mercredi 2 octobre 2013


Personne
ne
m'arrêtera

Ni ici
ni
ailleurs...


J'écris
les mots
prennent vie
vous êtes
mes jouets

LE GÉNIE


Je suis un génie de ceux qui tapis au
Fond d'une bouteille transforment et le monde
Et la pensée des gens dans l'âcreté immonde
D'un bouge infâme je vais frapper au carreau

De ceux qui m'invoquent pour leur porter joyaux
Et réconfort contre leur âme moribonde
J'apparais quand sonne l'heure nauséabonde
D'honorer le contrat une fois que le sceau

Est décacheté ils m'appartiennent je fais
De ce qu'il reste d'eux ce que je veux si vrai
Est mon pouvoir il est alors bien trop tard

Que pour se lamenter riche tu te voulais
Ou célèbre tu l'es devenu donc je t'ai
Inutile de fondre en larmes vil bâtard

The Little Soldier


Give me a gun
I will be God

ANUBIS


Le dieu à tête de chacal posa les yeux
Sur moi et me fit don d'une clé précieuse
Que m'envie même le Diable poussiéreuse
Et évanescente elle entrouvre dans le feu

Les portes des mondes me permettant au mieux
De passer à l'envi de l'un à l'autre pieuse
Recluse au fond d'un cloître ou catin envieuse
D'un quelconque harem je te conquiers joyeux

Sans même que tu le saches je sors ainsi
Vainqueur des combats les plus rudes étourdis
Mes ennemis ne sont que pantins ballottés

Par les portes du temps mon esprit adouci
Par ces victoires trop faciles en oublie
Presque la haute lutte et le sang pur versé

mardi 1 octobre 2013

LE POIVROT


Il est huit heures du matin et le bistrot
Va bientôt ouvrir ses portes et je trépigne
Comme Bacchus lorsqu'il est trop loin de sa vigne
Oui c'est vrai je suis un véritable poivrot

Mes enfants regardent mes yeux sans dire un mot
Quand ils m'agacent un peu trop je leur assigne
Quelques taloches pour pouvoir me sentir digne
Avant de me noyer dans mon whisky les flots

De bière ont fait de mon estomac une éponge
Je ne parle même pas de tout ce qui ronge
Mon foie et mon âme qui ne décolle plus

Du zinc et du bingo dans les tourments je plonge
Sans cesse et mes nuits sont habitées de songes
Cauchemardesques c'est le néant absolu

lundi 30 septembre 2013


Tout le monde parle
mais personne
n'écoute


Gagner ou perdre, quel intérêt ?
Tout n'est que question d'honneur.

L'HÉRITIER


Je suis du trône de Russie l'héritier
Et ma grand-mère se nommait Anastasie
Notre grand royaume de l'Europe à l'Asie
S'étendait nous aurions pu en joie prospérer

Au lieu de cela je dois dans un pigeonnier
Parisien survivre en menant d'un gueux la vie
Comme un moujik ou un forcené j'ai envie
De boire du matin au soir j'ai espéré

Que je retrouverais tous ceux que j'ai aimés
Mais aujourd'hui il me faut bien me raisonner
Jamais la Russie ne voudra plus de moi

Et les démons au corps pulvérulent guidés
Par les doigts disgracieux du diable empesé
Jetteront toujours sur nous l'errance et l'effroi
 

Tout est possible
à chaque instant
le meilleur
comme le pire

À chaque seconde
recommencer sa vie
ou la jouer à
la roulette russe

Rire aimer
souffrir
gagner
puis perdre
 

lundi 16 septembre 2013


Fugace
le temps
efface


Paris ne serait-elle pas encore plus belle si elle était en bouteille ?


Ah, si seulement tous les hommes pouvaient relire et méditer le "Si" de Rudyard Kipling...


J'ai parfois l'impression que certaines personnes qui tiennent un blog ou un site passent le plus clair de leur temps à le visiter elles-mêmes pour gonfler leurs statistiques.
Tout le monde devrait avoir l'honnêteté de cocher la case "désactiver le suivi de mes propres visites" ou la pudeur de ne pas les afficher.


Tout le monde travaille, même celui qui n'en n'a pas l'air.

*
*   *

Ne rien faire est un job à plein temps.

*
*  *

Arriver à ne rien faire n'est pas aussi simple que ce que l'on croit.

mardi 10 septembre 2013

LE GARDIEN


Depuis la nuit des temps devant la seule porte
Que je connaisse entre ce monde et celui des
Morts j'observe passer les âmes qui vers les
Étoiles s'apprêtent à partir et qu'emporte

Le vent froid des Limbes comme un train de cloportes
Est-ce la fatigue ou l'ennui je ne le sais
Qui me fait mépriser le cortège de ces
Esprits perdus toujours est-il que leur cohorte

Ne m'inspire que du dégoût une pitié
Affable toutefois peut vers une amitié
Sincère conduire mais mon rôle n'est pas

De tisser de tels liens bien plus de la moitié
Ne savent pas de quel côté ils sont conviés
À passer ainsi va la vie et le trépas

dimanche 8 septembre 2013


Étudier n'a aucun sens en soi, ce qu'il faut, c'est vivre et apprendre de la vie.

*
*   *

Étudier la littérature n'a aucun sens en soi, ce qu'il faut, c'est la vivre, être capable de vivre non seulement la vie des plus grands auteurs, mais aussi et surtout la vie de chacun de leurs personnages.

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