À Ovide
Ferme les yeux tu peux être ce que tu veux
À tout moment oh oui vraiment à tout moment
Un oiseau une plante un auteur de romans
Un poète un serpent si ce sont là tes vœux
Condamné à l’exil par un prince nerveux
Qui n’appréciait guère tes textes assommants
Tu fus envoyé bien loin des champs de froment
Proches de ta villa en perdant tes cheveux
Tu aurais tant voulu avoir ce divin don
De pouvoir devenir capable de pardon
Mais c’est un luxe que permet peu la misère
Ton âme se perdit dans la vallée des larmes
Et de la nostalgie un faisceau de laser
Te guidera-t-il vers la sortie comme un charme