Les Moires sont trois sœurs qui tissent le destin
Du premier au dernier jour des êtres humains
Frêles créatures croyant tenir en main
Les rênes du monde tels de tristes pantins
Trop imbus d’eux-mêmes Dans leurs draps de satin
Elles se rient beaucoup de leurs joues carmin
Eux qui se voient déjà empereurs dès demain
Alors qu’ils ne sont que du bien menu fretin
Clotho Lachésis et Atropos c’est leur nom
Un souffle résonnant comme un coup de canon
Pour toutes les âmes gratifiées de conscience
Si vous les dédaignez en parlant de vieux mythe
Elles corrigeront votre pauvre défiance
Car vous auriez franchi là l’ultime limite