mardi 21 juillet 2026

CLAIR DE LUNE


À Claude Debussy

Au loin sur l’horizon oh se lève la Lune
Ses reflets pâles et mordorés apportant
À l’immense mer un sentiment hors du temps
Je rêve de toi et tes formes dans les dunes

Se dessinent troublant mon esprit Non aucune
Autre ne me fait un tel effet En battant
La chamade mon cœur chaud et si palpitant
Ne s’inquiète point de nos lointaines rancunes

Je me souviens de toi quand tu avais un corps
Que tu me disais qu’il fallait t’aimer encore
Qu’il fallait t’aimer mieux mieux encore et toujours

Je ne pleure même plus ton divin départ
Car je sais maintenant qu’il viendra bien un jour
Le temps de nous trouver à nouveau quelque part

samedi 18 juillet 2026

PAUL ET TIMOTHÉE


Compagnons de voyage oh Paul et Timothée
Ont bâti bien plus qu’une église ils ont forgé
Une vraie légende et ont le monde gorgé
D’une foi sincère de très grande portée

C’est notre Seigneur qui sa volonté dictée
Leur a les protégeant lorsqu’ils furent chargés
De fers et d’infamie ou encor submergés
De peur de tristesse lors des froides nuitées

Paul fut le mentor et Timothée fut le fils
L’un enseignant l’autre en en tirant bénéfices
Communs et sympathie émulation parfaite

Pensez à eux amis ah qui lirez ces lignes
Oui pensez à eux quand vous serez à la fête
Mais aussi quand viendront les agressions malignes

HYMÉNÉE


Hyménée des dieux tu es le plus respectable
Toi qui es invoqué pour que l’union des chairs
En une seule ne soit une simple enchère
Que pour l’éternité elle soit délectable

Si des fleurs tombent du ciel c’est l’inéluctable
Signe de ta présence et que nulle jachère
Ne viendra ternir des époux le bonheur cher
Et s’en moquer serait vraiment inacceptable

Il se raconte que c’est par un héroïque
Acte que tu parvins jusqu’au prestige antique
Libérant de jeunes vierges d’un pur fléau

Oh oui chantons ton nom avec ferveur très haut
Quand il nous faut bénir le plus divin amour
Celui qui vient des cœurs effaçant les discours

L’EAU VIVE


Jean 4. 1–42

Alors que le soleil arrosait de rayons
La ville une femme se présenta au puits
Elle y trouva un homme assis Il parla puis
Lui demanda à boire un jeune papillon

Se posa sur sa main et chanta le grillon
Il prophétisa et lui promit un appui
Puissant un appui si grand plus grand que le puits
Qui donne toujours l’eau de la Source embryon

L’eau vive qui nourrit les fidèles esprits
Et pour qui en a bu n’aura jamais de prix
Oh voilà comment la terre de Samarie

Fut convertie par les mots saints du doux Messie
À partir de Sychar dans les hautes montagnes
Ouvre-lui ta bouche et ton cœur pour qu’il te soigne

vendredi 10 juillet 2026

L’HONNEUR


Que tu gagnes ou que tu perdes c’est l’honneur
Qui est en jeu l’honneur celui des combattants
Combattants de la vie au sourire éclatant
Qui ne se laissent pas acheter pour du beurre

Ou quelques vils millions qui au prix d’un labeur
Insolent ont construit leur monde haletant
Suant saignant et qui crachent au rebutant
Visage de ceux qui cèdent aux corrupteurs

Regarde-les rire se croyant intouchables
Protégés par les rois et les lois détestables
Oh mais un jour le vent finira par tourner

Balayant leur orgueil comme un château de cartes
Ils tomberont de haut et devront séjourner
Là où le dira la pure main qui écarte

ROBERT LE DIABLE


Qui appelle démons et autres créatures
N’a aucun espoir d’en tirer bon résultat
Une histoire connue en est certificat
C’est celle de Robert qui fut très immature

Dans sa jeunesse et tout plein de désinvolture
Une châtelaine en mal d’enfant invoqua
Les ténèbres c’est donc ainsi qu’il arriva
Notre brave Robert aux folles aventures

Pourtant la lumière toujours oh oui triomphe
Et permet aux âmes encerclées par les gromphes
De s’amender et de recevoir le pardon

Au prix de grands actes de purification
Un jour notre héros au bord de l’abandon
Prit les armes brisant ah les imprécations

FLORENCE


C’est bien dans les rues de Florence qu’on peut voir
L’art vraiment en action C’est là que chaque pas
Devient plus aérien narguant jusqu’au trépas
Lors de chaque visite il se lève l’espoir

Cet espoir qu’on croyait perdu dans la nuit noire
Dans l’agitation du monde et son pur fracas
Quelques immortelles s’attardent sur mon cas
Curieuses ravies de mes nettes trajectoires

Au sein de leur si beau territoire Une main
Se tend tout à coup et une odeur de jasmin
Me transporte au loin Vers quelle destination

Oh peu importe elle me fait quitter la Terre
En des lieux inconnus des cartes sensation
Pour le moins grisante pour un vieux solitaire

LES DÉLECTATIONS MOROSES


Ah comme j’aime tant tous mes ressassements
Ah comme j’adore tant mes ruminations
Je me souviens d’Andy à la récréation
Il a volé ma pomme oh oui j’avais six ans

Si j’ai perdu mon job c’est à cause de Jean
Qui a pris l’ascenseur quelle abomination
Sans garder les portes ouvertes vexation
Me faisant arriver en retard à l’urgent

Meeting avec notre direction japonaise
Comme il a rit quand il m’a vu cette punaise
Entrer six secondes après lui sans café

Mais je vais rebondir et postuler auprès
Des Nations unies mon CV étoffé
Me mettra fissa à la gestion des engrais

GIRL


À Lukas Dhont

Danse danse danse jusqu’au bout de la nuit
Toi qui ne voulais plus être un simple garçon
Ah tu te maquilles mais comment les soupçons
Éviter Changer de quartier d’amis et puis

Les médecins disent de prendre ton ennui
En patience voilà une bonne leçon
Il est des choses qui oui de toute façon
Prennent du temps Danse en attendant ce qui suit

Changer de corps est un luxe peu accordé
Même si de tristes et pauvres attardés
Voudraient t’en empêcher Un jour un jour viendra

Où tu pourras marcher dans la rue tête haute
Laissant dans un vieux sac honte gêne embarras
Oh vas-y maintenant danse ris ris et saute

mardi 7 juillet 2026

LA PUISSANCE DE LA PRIÈRE


Il n’est de force plus grande que la prière
Oui mais réfléchis bien avant de demander
Quoi que ce soit car il n’est point recommandé
De se laisser guider par ses envies primaires

Cette force est immense aujourd’hui comme hier
Oh un homme à genoux face au monde bondé
Est intouchable et ne peut être dénudé
De la moindre force brisé par les chimères

Dieu sonde les cœurs et entend toutes les voix
Qui s’adressent à Lui Toi aussi Il te voit
Quand tu imagines les plus ignobles plans

Pour te faire gravir les sociaux échelons
Un à un accéder tel le royal milan
Aux sphères célestes peuplées des anges blonds

dimanche 5 juillet 2026

UN JOUR AVANT LA FIN DU MONDE


Oh c’est ton dernier jour mais tu ne le sais pas
Le cours de la bourse vient de très fort chuter
Tu dis que tu es prêt à de nouveau lutter
Pour offrir aux enfants un tout simple repas

Alerte à la radio mais tu n’écoutes pas
Tu croises le voisin et tu veux l’insulter
Il s’enfuit en courant en semblant dévasté
Il fait chaud c’est l’été dur d’aligner les pas

Tiens les rues sont vides tiens les rues sont vides
Un mec en costume vert au regard livide
Hurle comme un dément qu’il est temps de prier

Pas besoin de prier quand on peut travailler
Tiens c’est amusant on dirait qu’un deuxième
Soleil est apparu Ce n’est pas ton problème

jeudi 2 juillet 2026

MONSEIGNEUR BIENVENU


Il est des êtres qui changent les existences
Par un simple geste de pure humanité
Faisant bien fi des ors et des difformités
Du corps ou de l’esprit offrant à tous leur chance

Monseigneur Bienvenu vivait dans la constance
Incompris par ses plus proches Calamités
On lui promettait mais c’est sans aménités
Qu’il donnait pardonnait en toute circonstance

Nous pouvons tous sauver du bagne des enfers
Un vieillard un enfant nous avons tous souffert
Au moins une fois ne l’oublions surtout point

Lève la tête quand tu marches dans les rues
Et tu les verras les misérables aux poings
Déchirés au regard plus lourd qu’une charrue

LA SAUDADE


Il est un sentiment ah propre au Portugal
Semblant sourdre au sein de chaque rue de Lisbonne
Ni mélancolie qui aux larmes vous abonne
Ni morosité qui de l’ombre se régale

Non vraiment c’est une sensation sans égale
Oui mêlant tristesse et douceur joie vagabonne
Porte ouverte à toutes les rêveries si bonnes
Quand elle vous assaille oh c’est un plat frugal

Un morceau de morue qui fait bondir le cœur
Le souvenir d’une fille au regard moqueur
Au fond d’un beau village écrasé de soleil

Il te faut la vivre si tu veux la comprendre
Tout comme celui qui n’a jamais vu d’abeille
Ne peut s’imaginer des ruches les méandres

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