dimanche 31 octobre 2010

Réalité ?

  
Première étape : tout ce que je dis devient réalité.

Deuxième étape : tout ce que je pense devient réalité.

Troisième étape : la réalité réagit, et tente de juguler les dires et les pensées de l'élément hostile en manifestant ostensiblement sa volonté de domination profonde.

Quatrième étape : back to reality !
  
 
Le simple fait d'observer un phénomène modifie profondément celui-ci.
 
 
Nos existences ne sont que
déchirement entre des forces
dont nous ignorons tout
 
 
Plus un territoire est petit, plus il semble difficile à gérer.
 

samedi 30 octobre 2010


L'anthropocentrisme exacerbé des hommes pensant qu'ils auraient  le pouvoir de détruire toute forme de vie sur  Terre n'a jamais rien fait d'autre que m'exaspérer.
 

vendredi 29 octobre 2010

 
Ils t'apporteront tout ce dont un homme peut rêver, une riche maison, une belle situation, une femme douce et aimante, un travail épanouissant, le succès même peut-être si tel est ton désir, mon fils, de belles voitures, ou que sais-je d'autre encore...
Mais n'oublie jamais, fils, que pour tout ce qu'ils t'offriront tu leur seras redevable tout le reste de ta vie, et imagine quels seront ta détresse et ton désespoir quand ils viendront pour la première fois te demander de leur rendre de menus services que tu ne pourras leur refuser...
 
 
Aux portes de la ville Hérodiade attendait
Le chant du schofar qui les remparts ouvrirait

 
 
Pour être un homme, il faut avoir vécu la vie de tous les hommes, de la plus vile à la plus noble, de la plus lumineuse à la plus obscure. Avoir été ce monstre à la sortie d'une école comme le preux chevalier rendant hommage à sa dame, avoir été un roi sage ou un tyran sanguinaire. C'est seulement en la vivant du premier jour au dernier que l'on peut se permettre de jauger la vie d'un homme... Et Dieu seul, en principe, a accès au grand livre des âmes, et seul un dieu, en principe, a le temps pour vivre tout cela...
 

jeudi 28 octobre 2010

  
Dans la salle d'attente, le patient patiente, tandis que le client cliente...
 

HAOMA

 
 
[Part I - L'amertume]


Ô dieu Soma
Je me souviens de toi
Et de la vie éternelle
Que tu m'accordas

Plutôt éternelle
Errance tu m'apportas
Odieuse Amrita
Qui me tendis les bras

Moi qui ne demandais
Que de l'âme le repos
Si j'avais su jamais
Je n'aurais bu de ton eau

Une vie de souffrance
Est assez lourde à porter
Pour mon humaine essence
Que dire alors de cette éternité

Du corps que tu m'allouas


[Part II - L'ivresse]


Immortel enfin me voilà !
Tout m'est donc désormais permis
Aucune de vos lances ne m'atteindra
Aucune de vos épées mon cou ne tranchera

Oui dieu Soma
C'est bien de toi
Que dans cette coupe
Je me suis repu

Oui cette force indicible
Qui m'habite c'est bien toi
Qui me l'a fournie
J'ai tranché les têtes

De ceux qui m'ont trahi
Et celles de ceux qui
Ne l'ont pas fait
Fait taire à jamais

Les langues qui ont un jour osé me défier


[Part III - La décadence]


Oui dieu Soma
Qui me fit indestructible
C'est bien à cause de toi
Que j'ai goûté à tous les vices

Gourmandise et luxure
Ont fait de moi
Ce rondouillard ventripotent
Aux yeux rieurs et moqueurs

Je méprise la vie des autres
Puisque je sais qu'ils vont
S'évanouir dans le néant
Que j'envie parfois à présent

Je me joue des femmes
Et m'amuse à briser leur cœur
La mort qui est si proche pour elles
Saura bien assez vite apaiser leurs souffrances

Mais qui donc viendra soulager ma tristesse ?


[Part IV - Résilience]


Oui dieu Soma
Tout ceci n'était bien
Qu'un songe je n'ai bu
Qu'un peu d'eau et de vin

Avant que de m'endormir
Comme tous les autres
Je sais que je peux mourir
Demain j'ai rêvé si fort

Que j'en suis arrivé à croire
En cette chimère qui a
Égaré mon esprit pendant
Si longtemps j'ai peur

À présent de ce néant
Qui m'attend oui j'ai peur
Mais oui j'accepte enfin mon destin
Le destin de tout être humain

Je peux marcher sur la Terre la tête haute...


mercredi 27 octobre 2010

 
Aux portes de Jérusalem
Hérodiade attendait
Le chant du schofar
Qui lui ouvrirait
Les remparts de la cité
 
 
Ils est, paraît-il, des patients qui croient ce que leur psychiatre leur raconte.
Plus grave, il est, semble-t-il, des psychiatres qui croient ce que leurs patients leur raconte...
 

mardi 26 octobre 2010

Confessions d'un tueur en série



Depuis l'âge de trois ans, c'est plus fort que moi, il faut qu'à chaque pleine lune je boive le sang d'une jeune vierge...

Une denrée de plus en plus rare, croyez-moi, ce qui fait que je dois parfois me contenter de ce que je  trouve !

Comme je n'ai jamais été très fort en math, je vous laisse le plaisir de calculer le nombre de mes victimes... Et puis, vous savez bien que, quand on aime, on ne compte pas. Avant de passer professionnel, comme je le suis maintenant, j'ai commencé à tuer pour le plaisir, en véritable amateur, et je n'aurais jamais pensé que ma passion eût pu devenir mon métier... Évidemment, ce statut de professionnel m'impose une certaine hygiène de vie : par exemple, pas question de passer une soirée de pleine lune avec des amis... Ma femme me reproche d'ailleurs souvent de ne penser qu'au boulot... Vous pensez bien qu'il demande beaucoup de préparation. La plupart des gens que je croise s'imaginent que je ne bosse qu'un jour ou deux par mois, mais ils ne se rendent pas compte de la somme de travail à domicile que cela représente... 

Il faut d'abord sélectionner une proie, voir si nos agendas correspondent, trouver une plage horaire, souvent la nuit...
Une fois ceci fait, il faut faire preuve d'une grande imagination pour trouver une technique d'abattage originale, pour que la victime ait pleinement le sentiment de faire partie de l'œuvre. Ah, si vous voyiez l'étincelle qui  pétille au fond de leurs yeux quand elles comprennent que c'est le grand moment, le moment d'entrer dans la grande histoire de l'humanité ! Il y en a qui sont si humbles qu'elles me supplient de les épargner. Je trouve toujours le moyen de leur rendre confiance, en leur disant que si je les ai choisies, c'est que Dieu lui-même les a choisies. Et il faut voir leur mine réjouie lorsque je leur tranche la gorge...

C'est donc ainsi que j'ai compris bien avant les autres que la mort n'existe pas, car je peux vous assurer, pour vous réconforter, qu'une fois ma petite besogne accomplie, je les vois toutes repartir comme si de rien n'était, sans jamais savoir qu'elles ne sont plus vivantes...


lundi 25 octobre 2010


Le principal acteur d'un livre est le lecteur, bien plus que l'auteur ou les personnages. C'est lui qui va leur offrir une dynamique, positive ou négative, sur laquelle l'auteur fondera son écriture future...
  

dimanche 24 octobre 2010

    
Un jour, mon vieux maître prit la parole, et dit : "Voyez-vous, fils, ils disent tous que ce que j'écris, ils pourraient l'écrire aussi... Et bien qu'ils en fassent autant, leur réponds-je, ce qui semble les amuser moins...  Ils disent tous que ce que j'écris est vide de sens, et pourtant ils courent acheter mes livres dès leur sortie,  uniquement pour trouver quel passage est le plus vide de sens tout en guettant avidement la première faute d'orthographe ou de ponctuation, voire bien mieux encore, une quelconque faute de logique ou un passage un peu trop paradoxal au goût de leur intellect, évidemment... Ils disent que ce que j'écris ne les intéresse et ne les concerne pas, mais ne sont-ils pas tout heureux de replacer dans une de leurs conversations une de mes idées cuisinée à leur sauce et être fier de voir l'effet que celle-ci produit sur l'assemblée ? Bref, vous voyez, quoi qu'ils pensent  de ce que nous écrivons, ils finissent toujours par le lire, et, ce faisant, par renforcer notre position..."

Et toi, ami lecteur, qui a réussi d'une manière qui m'est totalement incompréhensible à parvenir jusques à ces lignes, es-tu conscient de tout ce que tu nous apportes ?
  

vendredi 22 octobre 2010

 
L'essentiel ne se trouve pas dans ce que nous disons, mais bien dans ce que nous ne disons pas.
 
 
"Je" est mon personnage préféré...
 
 
Un poème par jour, en forme toujours ?
 

Sans tabou ni cliché


 
SIGMUND

Décidément, je ne comprendrai jamais rien aux femmes.

CARL GUSTAV

Pourquoi donc, Maître ? Qu'y a-t-il de si compliqué avec elles ?

SIGMUND

Ô, pauvre jeune insouciant ! Si tu savais... Il n'y a jamais vraiment moyen de savoir ce qu'elles veulent exactement. Quand elles veulent se faire attraper dans les buissons touffus du fond d'un quelconque jardin, elles disent qu'elles ne le veulent pas... Et celles qui disent haut et fort qu'elles n'aiment que ça se révèlent être de prudes saintes nitouches défendant farouchement leur honneur.

CARL GUSTAV

Pensez-vous donc que les hommes soient si différents concernant ces choses ?

SIGMUND
 
Tu as raison sans doute quelque part, fils... Mais, bon... Regarde par exemple la petite Salomé, qui papillonne d'un homme à l'autre comme une hystérique en pensant que le fait de ne pas avoir couché avec ce vieux fou de Nietzsche ait eu une influence bénéfique sur ses productions... L'autre jour encore elle est venue nous rendre visite, soi-disant pour prendre le thé avec ma fille, mais au bout d'un quart d'heure, la voilà qui entre dans mon bureau et s'assied devant moi alors que j'étudiais un cas très intéressant, un drôle de bonhomme avec de drôles de rêves, des histoires de loups... Enfin passons... Comme je te le disais, la voilà qui entre, s'assied, me regarde dans le blanc des yeux, puis baisse la tête en rougissant comme une collégienne, et reste plantée là sans rien dire toute une heure durant. Ensuite, elle se lève, me salue poliment, et s'en retourne je ne sais où... Il paraîtrait que cette attitude ait séduit un petit poète dont on m'a rapporté le nom, que j'ai aussitôt oublié, puisque, de toute façon, les poètes ne font que passer comme ils passent d'un mot à l'autre sans trop savoir ni comment ni pourquoi... Ils formeront un couple épatant, n'est-il pas ?

CARL GUSTAV

Sans nul doute, Maître. Mais vous-même n'avez-vous jamais pensé...

SIGMUND

Oh, bien sûr que j'y ai pensé... De toute manière, à quoi d'autre pensons-nous, nous autres hommes, à chaque fois que nous croisons la route d'une personne du beau sexe, mmh ? C'est la vie qui veut ça, non ?

CARL GUSTAV

C'est vrai, Maître. Mais à ce propos, avez-vous des nouvelles de votre charmante cousine ?

SIGMUND

Ma cousine ? Ah, oui... Oui, oui, bien sûr... Elle est en Italie, je pense, avec son imbécile de mari qui...

CARL GUSTAV [en aparté]

Décidément, je ne comprendrai jamais rien à ce Sigmund...


jeudi 21 octobre 2010

"Chi va con lo zoppo impara a zoppicare"

 
Les idiots sont partout, tout le monde le sait, mais personne ne semble décidé à agir...

Agissons donc enfin ! Brûlons donc tous les livres, et remplaçons-les par un ouvrage de référence unique, écrit par la main même de Notre Grand Maître à tous, la Compagnie téléphonique du Massachusetts, qui vient justement de déposer sur le Mont des Illusions la trois-cents-quatre-vingts-troisième édition revue et corrigée de son célèbre annuaire, qui, vous en conviendrez, constituerait la base idéale sur laquelle fonder la moralité et la probité de notre belle jeunesse, qui passera avec la plus grande des joies les quarante premières années de sa vie à mémoriser entièrement son contenu, et les quarante suivantes à philosopher sur celui-ci...

mercredi 20 octobre 2010

 
Bien triste l'homme qui nous arrache aujourd'hui en souriant 10 pièces d'or tout en pensant que nous ne voyons rien et qui ne saura jamais que nous aurions pu lui offrir la possibilité d'en gagner 1000 dans la semaine.
 
 
Les écrivains ne m'amusent pas, dit le Diable.
Il vendraient leur âme pour voir leur nom au bas d'une page, ou en lettres d'or sur une couverture de cuir...
Un premier tirage de cent mille exemplaires ? Un Prix Nobel ? 20 % sur les ventes ? Trois lignes dans une quelconque encyclopédie ? 10 minutes de gloire à la télévision ? Trop facile que tout cela...
J'aime les âmes coriaces, obstinées, prêtes à tout supporter, à tout endurer, comme ce Job dont nous avons joué la vie aux dés, Dieu et moi, après une soirée un peu trop arrosée...
Je ne me souviens d'ailleurs plus lequel de nous deux s'en est inspiré ce soir-là pour écrire un Livre portant son nom...
 

mardi 19 octobre 2010

Variations solitaires


Seul les êtres faibles ne supportent la solitude. Seul les idiots la vénèrent et la recherchent activement.

La solitude est le dernier rempart contre la folie des hommes qui montrent du doigt celui qui prétend pouvoir vivre un jour sans eux.

C'est seulement dans la solitude que l'on peut comprendre le monde.

C'est dans la solitude que l'on trouve la sagesse. La folie aussi...

C'est dans la solitude la plus profonde que naît l'amour des hommes.

Plus on connaît les hommes, plus on désire éviter leur compagnie.

La solitude absolue, c'est comprendre seul la portée de ces mots.

La solitude la plus absolue se croise au cœur de la foule la plus dense.

Ne pas être seul, voilà pourquoi s'agitent les cloportes. Être seul, voilà pourquoi dansent les ours et les loups.

On n'est jamais seul, pour notre plus grand bonheur, ou notre plus grand malheur...

Que sais-tu de la solitude, toi qui n'as pas encore vécu ?

Fuir la solitude, pour ne pas penser à la mort qui nous attend...

Seul seul seul mais vivre vivre vivre pourtant

Seules dans la nuit
sombre et glacée
Dansent les étoiles
 
 
Dieu avait tout un monde à bâtir, sa plus grosse commande depuis bien longtemps.
Il jeta le premier brouillon après avoir œuvré durant six longues journées en soupirant.
Les êtres qu'Il avait imaginé placer à sa surface en déduisirent qu'il était parfait et qu'Il s'était reposé lors de la septième, satisfait du devoir accompli...
Et c'est ce qu'ils écrivirent avec les quelques signes qu'ils trouvèrent épars  sur de vieilles tablettes de bois, d'argile et de métal, en pensant qu'il s'agissait de lois qu'il fallait respecter à la lettre...
 
 
Nul n'est poète en son pays
 
 
Je rêve d'un monde de création permanente
 
 
Le plus grand génie du Diable est de nous avoir fait croire qu'une signature au bas d'une  page ait une quelconque valeur morale ou juridique. Ne commencez à vous inquiéter que si vous avez signé de votre sang !
 

dimanche 17 octobre 2010

La Planète des Singes savants

 
Il faut les voir, les singes savants qui depuis l'âge de deux ans ânonnent les lieux communs de leur inculture, hurlant, blasphémant, vitupérant contre d'autres singes savants qui vitupèrent à leur tour en se croyant les plus intelligents...

Puis il y a aussi les singes ignorants... qui préfèrent crier et vociférer avec les singes ignorants, tout en espérant un jour être de la caste des singes savants pour pouvoir cracher leur venin sur d'autres que les singes ignorants et bien montrer qu'ils ne sont pas de la caste de ces derniers...

Heureusement pour nous qu'il n'y ait pas de singes sur notre planète !
 

samedi 16 octobre 2010

  
Je n'aime pas les enfants, me dis-je un jour. Non pas pour ce qu'ils sont, mais pour ce que l'on fait d'eux...
  

vendredi 15 octobre 2010

 
J'ai pu voir la lueur au cœur de la nuit et les ténèbres briller au jour de
[grand soleil
Des enfants danser sur les tombes perdues de notre mémoire
Et le souffle de l'ange se changer en marbre
Comme une plume en plomb

L'or et le vin qui nous faisaient chanter
Ne sont plus
Qu'excréments et ciguë
Pierres de torpeur
Sur le chemin de notre désolation
 
 
Des voix venues d'ici et d'ailleurs
troublent ma mémoire
et chantent des chants oubliés


Penser que l'on puisse aider les autres est illusion totale.
 
 
Le poète se nourrit de tout ce qui l'entoure, des mets les plus fins aux plus grossiers, des arbres en fleurs aux combats de sang, de son quotidien comme de ses rêves oubliés... Il sait apprécier les mots les plus simples tout comme les plus savants, sans préférer les uns aux autres. Tout est pour lui est inspiration, et rien ne peut venir troubler la quiétude de ses nuits d'amour ou de solitude...
 

mercredi 13 octobre 2010

La Dame Blanche



   
      



La Dame Blanche
Comme toute femme
Tend les mains
Vers les hommes
Qu'elle aime

Nous voudrions
tous
Les serrer
dans
nos bras
Les couvrir
de
baisers

Là est notre
plus grande
erreur

Chaque femme est un ange
placé sur notre chemin
par la Divinité

Et l'amour se meurt
Sur la taie plissée
D'un oreiller

 

mardi 12 octobre 2010

"This Be The Verse"

 
 
A personal and summary introduction to Philip Larkin's poem "This Be The Verse"(1)


Life is a fucking thing for every man. Nothing new in the principal assertion of our poet...

It sounds like William Shakespeare's famous words, in Macbeth,
"Life's but a walking shadow, a poor player
That struts and frets his hour upon the stage
And then is heard no more. It is a tale
Told by an idiot, full of sound and fury,
Signifying nothing(2)."

Philip Larkin says that the misery of human condition is transmitted from generation to generation and that every new generation creates and gives to the next one a bigger misery. This is a realistic analyse of our society. This poem can raise therefore the question of the  transmission of more than our physical appearance or hypothetical illness, the question of the transmission of our (educational) behaviour since the dawn of times...

Is really life a fucking thing? For me it is a question of point of view, but for the author the answer, in this poem, was evident. I hope for him (and for all of us) that the spiritual evolution is possible for smart, sensible and creative souls, in spite of our predetermined genome AND our family and social circle (you can read circus)!

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(2) SHAKESPEARE, William, "Macbeth", Act V, Scene V, verses 26-30 (http://www.enotes.com/macbeth-text/act-v-scene-v)

jeudi 7 octobre 2010

On The Road to Glory

 
Sur la route de la gloire
Je perds une partie de mon âme
à chaque carrefour

Sur la route de la Gloire
Je guéris et reprise mon âme
à chaque croisement
 
 
L'argent est fait pour être dépensé, sinon il cesse d'être moyen d'action pour se transformer en prison spirituelle...
 
 
Je ne suis qu'un ignorant. Mais n'est-ce pas par la bouche des ignorants que les dieux choisissent de s'exprimer lorsque plus personne n'écoute la voix des doctes ?
 
 
La poésie, c'est le silence qu'il y a entre les mots...
 

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