Qu’as-tu donc dans ta main Une aiguille et du fil
Répondrait Tabitha couturière à Joppé
Qui consacra sa vie aux pauvres éclopés
Pour l’orphelin la veuve elle était très utile
Un morceau d’étoffe n’était jamais futile
Entre ses graciles doigts cornés et râpés
Dans ses habits tous les maux étaient dissipés
Et c’est le cœur léger que l’on bravait la ville
Et toi oui toi qu’as-tu qu’as-tu donc dans les mains
Pour servir le Seigneur et tes frères humains
Quel que soit ton talent ne le galvaude pas
En échange d’un peu d’or ou d’un peu de gloire
Cela te pèsera comme un mauvais repas
Offre-le plutôt et tu auras la victoire