À Paolo Sorrentino
Tout autour de toi n’est qu’un immense mirage
Ne crains donc rien si ce n’est de ne jamais vivre
De rester englué comme un poisson de cuivre
Au cœur d’une nasse d’agitation peu sage
Oui voilà peut-être le seul de mes messages
Qui vaille la peine d’être sorti des livres
Des salles obscures où quelques moutons ivres
Ronflent en rêvant oh à leurs verts pâturages
Tu es entièrement libre aucune limite
Ne t’est assignée à moins que quelques vieux mythes
En aient convaincu ton esprit influençable
Cesse enfin de jouer un rôle et ne fais plus
Que ce que tu veux en marchant sur le doux sable
Semé sur le chemin menant à l’absolu