Je te vois Hélène oh oui brisant la coquille
Qui te servait de nid et où tu attendais
De pouvoir t’ouvrir à la vie Tu prétendais
Que tu rêvais alors des grands champs de jonquilles
Qui seraient tes cheveux Maintenant tu maquilles
Tes doux yeux de khôl en priant que ce baudet
Qui te poursuit depuis Sparte avec ses cadets
Et ses divins héros enfin un jour t’oublie
Mais était-ce réel existait-il cet œuf
Ou es-tu née du sein des mortels laissant veufs
Ces songes vaporeux ces songes vaporeux
De l’union de Léda et de Zeus ténébreux
Peu importe tu es là bien là parmi nous
Nous tous qui marchons sans non tomber à genoux