samedi 7 novembre 2026

LES LIVRES DE SIEGFRIED


Siegfried était l’un des plus grands des chevaliers
Il se raconte qu’il a oh vaincu des dieux
Au combat mais qu’il fut parfois fort insidieux
Ce qu’il regretta sans se montrer cavalier

Il s’est alors astreint au labeur journalier
De l’écriture Par son travail fastidieux
Il a apaisé son âme et un très radieux
Sourire est revenu en son cœur par paliers

Ah il s’est libéré de ses songes affreux
Ceux où il se voyait occire tant de preux
Et il gagna ainsi le si saint Valhalla

Ses livres sont cachés tout au fond d’une grotte
Où il se retira oui telle une marmotte
Ils attendent d’être lus comme un pur miellat

L’EXORCISME


Quand le Diable dit qu’il ne partira jamais
D’un corps qu’il possède vous pouvez bien le croire
Lui qui peut passer au travers des purs miroirs
Et qui n’a peur de rien Oh oui l’on n’en peut mais

Même un exorcisme est même un exorcisme est
Inutile pour le déloger du soufroir
Qu’est devenu ce corps aux yeux noirs des mouroirs
Pour l’âme qui y vit et n’est qu’un entremets

Un entremets pour le démon à l’appétit
Inassouvissable Tremble mon tout petit
Car ta glossolalie n’est ici point un don

Les crucifix et l’eau bénite ne feront
Que déclencher chez lui un sardonique rire
Un rire si bruyant qu’on ne peut le décrire

LE VENT DE L’ESPRIT


Il souffle en silence oh oui le vent de l’esprit
D’où vient-il où va-t-il nul ne peut le savoir
Certains pensent pouvoir le sentir ou le voir
Mais cela ne dure qu’un court instant sans prix

Après lequel ils vont courir les incompris
Le restant de leur vie ayant cru recevoir
Une grâce divine ou un puissant pouvoir
Regarde-les subir avanies et mépris

Eux qui ont eu le grand malheur le grand malheur
D’entrapercevoir ce frisson ensorceleur
Et de le laisser les guider les diriger

Est-ce un esprit du bien est-ce un esprit du mal
Cela importe peu laisse-le voltiger
Laisse-le accomplir ce qu’il veut l’animal

jeudi 5 novembre 2026

DÉSIRÉE


À Piotr Ilitch Tchaïkovski

Au fond de vos yeux j’ai trouvé l’amour l’amour
Celui qu’on ne croise qu’une fois dans sa vie
Vous tenir dans les bras était ma seule envie
Mais à tous mes espoirs vous avez coupé court

J’erre à présent dans les rues sans aucun secours
Mais mon âme ne vous sera non asservie
Pour toujours car elle est par une mélodie
Suivie un air qui n’est une sorte d’humour

Il vient du fond des temps il vient du fond des temps
Du chœur des anges oh ou du cœur de Satan
Je ne le saurai onc pourtant c’est la question

Au loin vers l’horizon s’envole un divin cygne
Il s’en va là-bas vers son pays le bastion
De sa race d’où les esprits envoient des signes

mardi 3 novembre 2026

JE SUIS NÉE DANS LA BOUE


À Bernadette Soubirous

Je suis née dans la boue parmi les humbles hommes
Personne ne m’a crue personne ne m’a crue
Et pourtant je l’ai vue et pourtant je l’ai vue
La grande et blanche dame aux beaux yeux polychromes

Elle me souriait telle une mère comme
Un enfant nouveau-né ignorant la cohue
La haine le péché c’était la bonté nue
Elle m’est apparue sans artifice en somme

Ils m’ont rejetée oui et traînée dans la boue
Tout en faisant couler les larmes sur mes joues
Les Sœurs de Nevers m’ont consolée recueillie

C’est auprès d’elles que j’ai terminé mes jours
Oh dans la maladie oh dans la maladie
Mais certaine d’avoir connu le vrai amour

vendredi 30 octobre 2026

THE LOST SOLDIERS


À Francis Ford Coppola

Ils ont le regard vide et l’esprit embrumé
Au cœur d’une guerre qu’ils ne comprennent pas
Leurs démons les suivent en chacun de leurs pas
Comme des ombres au sein d’un bal costumé

Au combat sens-tu les fantômes parfumés
D’excréments ou de miel les porteurs de trépas
Ou de renommée oh se rapprocher de toi
En un frisson pour le moins inaccoutumé

Vivras-tu ou mourras-tu dans ce pur enfer
Cela n’a d’importance autant tu as souffert
En toi quelqu’un qui tue en toi quelqu’un qui aime

Voici que le jour se lève à présent couvert
D’un si épais brouillard voici l’espoir suprême
N’était-ce qu’un rêve à la saveur de thé vert

mercredi 28 octobre 2026

À TA PAROLE


Il suffit d’un seul mot oh sortant de ta bouche
Pour que tempête et vents s’apaisent oui s’apaisent
Pour que s’ouvrent les yeux des aveugles se taisent
Les démons habitant les cœurs les plus farouches

Même Belzébuth le puissant seigneur des mouches
S’enfuit en courant quand ta parole de braise
Se répand autour de lui cette âme mauvaise
Cette âme perdue pour toujours Et quand tu touches

Un malade un lépreux ah le voilà guéri
Les morts aussi quittent leur caveau leur abri
Au simple son de ta voix ta si douce voix

Toi qui lis ce texte je t’invite à entendre
À écouter cette parole qui pourvoit
À tous les besoins et qui libère des cendres

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