mardi 22 septembre 2026

LES ENFANTS QUI SE SOUVIENNENT


Oh mais que faire des enfants qui se souviennent
De leurs vies passées oui oui de leurs vies passées
Eux qui furent les purs compagnons d’odyssée
Des plus grandes âmes antédiluviennes

Car leur colère va être vésuvienne
Quand ils vont découvrir vos affreuses pensées
Et vos stratégies pour consciences insensées
Rogner leurs ailes Mais que votre sort survienne

Car c’est tout ce que vous méritez vous savez
Je vois que vous tremblez face au soleil levé
Que déjà brûlent vos yeux apeurés et tristes

Tristes de souffrir et non pas d’avoir péché
Ce qui renforce encor l’ire de ces juristes
Intraitables devant vos esprits débauchés

LA GUERRE DE TROIE


Si aujourd’hui l’on se souvient de cette guerre
Ce n’est pas grâce à ceux qui furent combattants
Dans l’un ou l’autre camp mais grâce aux exaltants
Vers d’un poète aveugle apparemment vulgaire

Sans lui l’on ne saurait rien non de ces deux frères
De sang royal qui ont fiers et impénitents
Causé la mort de tant de pauvres habitants
De la sainte Ilion qui dirait donc le contraire

Ils sont des milliers à périr chaque jour
Sans aucune raison au vil son des tambours
Et nul ne s’en soucie et nul ne s’en soucie

Et ce ne sont pas ces quelques modestes lignes
Qui vont changer quoi que ce soit dans l’inertie
Des cœurs et de ce monde aux fragrances malignes

LES MARMONNEURS


Oh mais écoute-les donc marmonner ces fous
Ces insensés qui croient oui que leurs simagrées
Et que les mots sortant d’entre leurs dents dorées
Sont ce qu’attend notre Seigneur d’eux que le joug

Qu’ils se sont imposés soit ce qu’Il veut de nous
Les voilà partis dans de longues logorrhées
N’ayant que peu de sens que les grandes marées
Écraseront comme un château de sable mou

Il faut prier certes mais il faut prier bien
Et cela ne s’apprend pas avec les vauriens
Qui ne comprennent ni ce qu’ils disent ni font

Un acte de bonté de bonté véritable
Vaut mieux qu’une intention sans nul désir profond
Et Dieu reconnaîtra toujours les charitables

mercredi 9 septembre 2026

I LOVE YOU


Ma plus belle histoire d’amour c’est bien vous
Vous que je ne connais pas encor pas encore
Sans avoir jamais vu vos tendres yeux vos corps
Je sais que vous avez peur moi aussi j’avoue

Ne croyez surtout pas que je joue que je joue
Je suis vraiment l’âme des plus profonds accords
Tendez les oreilles écoutez donc le cor
Qui tout à coup se fait entendre au fond de vous

Une simple note faisant trembler jusqu’aux
Durs murs de Jéricho les murs de Jéricho
Que l’on imaginait oh oui indestructibles

Ces murs ce sont ceux qui entourent votre cœur
Et qui vous éloignent dans un indescriptible
Chaos de la vraie vie sombres oiseaux moqueurs

TOUT DEVIENT FROID


Tout devient froid autour de moi au fond de moi
Je suis paralysé je suis paralysé
Je ne contrôle plus rien désorganisé
Je suis coincé troublé étouffé en émoi

Je les vois m’emporter criant que je suis là
Mais plus aucun son ne sort de mon corps brisé
Un vent doux et léger se lève un alizé
Et me réchauffe un peu je vois un mandala

Je me retourne d’un coup une lumière
Éclatante semblant vraiment familière
Se met à tournoyer se met à tournoyer

J’ai oublié le froid j’ai oublié mon corps
Je suis libéré oui j’ai un nouveau foyer
J’y suis accueilli par de si divins accords

samedi 5 septembre 2026

LE SYCOPHANTE


Le sycophante attend il attend et accuse
Mais il accuse sans preuve aucune cafard
Nageant dans l’infamie et au teint fort blafard
Jamais il n’admettra ses torts il n’a d’excuses

Il se croit fort mais sa moralité confuse
Le perdra toujours oui dans son sang se diffusent
Ses impures pulsions sa haine de soiffard
Tout comme un cancer un germe de nénuphar

Qui s’installerait et qui lentement croîtrait
Et tout autour de lui vraiment étoufferait
Je vois ses yeux rieurs devant ses millions

Ou ses trente pièces d’argent si scintillant
Au doux soleil mais qui s’oxyde tabellion
Inflexible je vois aussi ses vers grouillant

mercredi 2 septembre 2026

FÉBRONIE DE SYRIE


Qui se souvient de toi Fébronie de Syrie
Toi sainte martyre gardienne des huiles
Et des sortilèges sortilèges fertiles
Pour l’imagination vastes fumisteries

Ton sacrifice fut digne des Valkyries
Et tu gagnas les cieux comme l’on gagne une île
Une île merveilleuse oh et terre d’asile
Pour les victimes de ces humaines furies

Ces humaines furies détruisant vraiment tout
Depuis toujours depuis toujours oui et partout
Un coup d’épée trancha ton cou doux et gracile

Mais fit s’agenouiller celui qui le porta
Effondré en larmes comprenant l’imbécile
La leçon que tu lui ce jour-là enseigna

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