mercredi 10 juin 2026

LES DEUX ÉPÉES


Il y a deux épées oh oui qui sont sacrées
Et qui sont vénérées dans les cieux et sur terre
Elles désignent du pouvoir le mandataire
Des nations entières elles ont massacrées

Celui qui les possède est la foi consacrée
La piété incarnée Ce n’est héréditaire
Il faut être l’élu un puissant solitaire
Ayant beaucoup marché et conquis l’empyrée

Lorsqu’elles sont unies l’une dans la main gauche
L’autre dans la droite c’est la première ébauche
Du plus grand des desseins du plus grand des desseins

Toujours à celui qui en est digne elles viennent
Mais malheur à celui qui a l’esprit malsain
Et cherche la gloire il faut que je vous prévienne

OUSSAMA


Mais te souviens-tu donc du petit Oussama
Qui du fond de sa grotte avait tant bousculé
Le fier géant aux pieds d’argile stimulé
La haine et la ferveur oh à leur maxima

Des deux tours dominant l’horizon qu’un amas
De poussière il ne reste Ah qui a spéculé
Et qui a financé Qui a manipulé
Les masses cachant le vrai comme au cinéma

T’en souviens-tu de ce bambin qui dans les dunes
De sable et d’or jouait ignorant la rancune
La folie qui allaient le rendre si célèbre

T’en souviens-tu Certes non il est oublié
Aujourd’hui l’enfant et le monstre des ténèbres
Lui qui fut traqué dont le corps fut estropié

DJALI


Djali Djali Djali toi la petite chèvre
Qui gambadait dans les belles rues de Paris
Toute blanche avec de grands yeux noirs de houri
Entends-tu la foule qui t’acclame avec fièvre

Tes cornes tes sabots d’or dignes d’un orfèvre
Talentueux dansent comme un fier canari
Libéré de sa cage et toujours bien nourri
Capable de magie de lire sur les lèvres

Au son du tambourin suivant ta bohémienne
Tu contes au monde des histoires anciennes
Des histoires d’avant oh d’avant l’écriture

De ce temps n’existant plus que dans la mémoire
De quelques diables ou dieux de leurs aventures
Pleines de surprises mais aussi de déboires

LETTRE AUX FEMMES QUE JE NE DÉSIRAIS PAS


À Céline Lory

J’étais tranquillement oui assis sur un banc
Au cœur de la forêt quand elles arrivèrent
Le vent faisant voler oh leurs robes légères
Et danser leurs cheveux parsemés de rubans

Elles me scrutaient de leur regard absorbant
Se souciant très peu des quelques malheureux vers
Que j’étais en train de lire Quelques fougères
S’offusquèrent de leur enthousiasme flambant

Mais rien ne semblait non pouvoir les calmer
Si bien que je les laissai me désarmer
Et acceptai leurs jeux mille fois répétés

Le grand sage a tout vu il a vu tout l’amour
Du monde qui durant les soirées de l’été
Fait perdre la raison aux habitants des bourgs

mardi 9 juin 2026

LES LARES


Protégez ma maison protégez ma cité
Oui c’est ce qu’on demande à nos amis les lares
Malheur à ceux qui les méprisent oh hilares
Car leur fureur pourrait avec ténacité

Les poursuivre jusqu’au fond de l’immensité
Superstition Certains incultes le déclarent
Ceux qui se moquent de tout êtres rigolards
Qui dévorent la vie avec voracité

Ne cherchant que plaisir ah et satisfactions
Immédiates crachant toute leur abjection
Au visage de tout qui veut les raisonner

Si tu n’es de ceux-ci laisse au sein de chez toi
Une petite place où ils pourront trôner
Humblement apportant paix et joie sous ton toit

lundi 8 juin 2026

LA MENDIGOTE


Au coin d’une rue j’ai vu une mendigote
Jamais encore mon cœur n’avait tant battu
Car un éclair tomba Je n’ai pas combattu
Et je lui ai donné ma neuve redingote

Sans que je dise un mot au fond d’une gargote
Elle m’emmena dans un rire de vertu
Et si cristallin que j’en fus oh dévêtu
Laissant mes yeux plonger dans les siens Il ergote

Le sage le savant le fier philosophe
Qui ne connaît rien non tant qu’il n’a pas les strophes
De ses livres laissé tomber laissé tomber

Trois minutes plus tard trois minutes plus tard
Elle se leva et s’en fut Le ciel plombé
Gronda oui à nouveau tonnant comme un pétard

LA MALÉDICTION


À Richard Donner

Entre malédiction oui et coïncidence
La frontière est ténue Oh est-il un démon
Ou un enfant sage sorti pur du limon
Vous le découvrirez peut-être après la danse

La danse dans laquelle il nous le présumons
Vous entraînera sans changer non de cadence
À chaque pas mettant son âme à nu Prudence
Car si vous le jugez l’accablez de sermons

Et lui ôtez la vie alors qu’il n’est point diable
Vous commettrez erreur vraiment irrémédiable
Vous rendant coupable d’un bien horrible crime

Même si les signes sont nombreux foisonnants
Et concordent avec les écrits rayonnants
Nulle certitude en ces doux mots ne s’exprime

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