vendredi 10 juillet 2026

ROBERT LE DIABLE


Qui appelle démons et autres créatures
N’a aucun espoir d’en tirer bon résultat
Une histoire connue en est certificat
C’est celle de Robert qui fut très immature

Dans sa jeunesse et tout plein de désinvolture
Une châtelaine en mal d’enfant invoqua
Les ténèbres c’est donc ainsi qu’il arriva
Notre brave Robert aux folles aventures

Pourtant la lumière toujours oh oui triomphe
Et permet aux âmes encerclées par les gromphes
De s’amender et de recevoir le pardon

Au prix de grands actes de purification
Un jour notre héros au bord de l’abandon
Prit les armes brisant ah les imprécations

FLORENCE


C’est bien dans les rues de Florence qu’on peut voir
L’art vraiment en action C’est là que chaque pas
Devient plus aérien narguant jusqu’au trépas
Lors de chaque visite il se lève l’espoir

Cet espoir qu’on croyait perdu dans la nuit noire
Dans l’agitation du monde et son pur fracas
Quelques immortelles s’attardent sur mon cas
Curieuses ravies de mes nettes trajectoires

Au sein de leur si beau territoire Une main
Se tend tout à coup et une odeur de jasmin
Me transporte au loin Vers quelle destination

Oh peu importe elle me fait quitter la Terre
En des lieux inconnus des cartes sensation
Pour le moins grisante pour un vieux solitaire

LES DÉLECTATIONS MOROSES


Ah comme j’aime tant tous mes ressassements
Ah comme j’adore tant mes ruminations
Je me souviens d’Andy à la récréation
Il a volé ma pomme oh oui j’avais six ans

Si j’ai perdu mon job c’est à cause de Jean
Qui a pris l’ascenseur quelle abomination
Sans garder les portes ouvertes vexation
Me faisant arriver en retard à l’urgent

Meeting avec notre direction japonaise
Comme il a rit quand il m’a vu cette punaise
Entrer six secondes après lui sans café

Mais je vais rebondir et postuler auprès
Des Nations unies mon CV étoffé
Me mettra fissa à la gestion des engrais

GIRL


À Lukas Dhont

Danse danse danse jusqu’au bout de la nuit
Toi qui ne voulais plus être un simple garçon
Ah tu te maquilles mais comment les soupçons
Éviter Changer de quartier d’amis et puis

Les médecins disent de prendre ton ennui
En patience voilà une bonne leçon
Il est des choses qui oui de toute façon
Prennent du temps Danse en attendant ce qui suit

Changer de corps est un luxe peu accordé
Même si de tristes et pauvres attardés
Voudraient t’en empêcher Un jour un jour viendra

Où tu pourras marcher dans la rue tête haute
Laissant dans un vieux sac honte gêne embarras
Oh vas-y maintenant danse ris ris et saute

mardi 7 juillet 2026

LA PUISSANCE DE LA PRIÈRE


Il n’est de force plus grande que la prière
Oui mais réfléchis bien avant de demander
Quoi que ce soit car il n’est point recommandé
De se laisser guider par ses envies primaires

Cette force est immense aujourd’hui comme hier
Oh un homme à genoux face au monde bondé
Est intouchable et ne peut être dénudé
De la moindre force brisé par les chimères

Dieu sonde les cœurs et entend toutes les voix
Qui s’adressent à Lui Toi aussi Il te voit
Quand tu imagines les plus ignobles plans

Pour te faire gravir les sociaux échelons
Un à un accéder tel le royal milan
Aux sphères célestes peuplées des anges blonds

dimanche 5 juillet 2026

UN JOUR AVANT LA FIN DU MONDE


Oh c’est ton dernier jour mais tu ne le sais pas
Le cours de la bourse vient de très fort chuter
Tu dis que tu es prêt à de nouveau lutter
Pour offrir aux enfants un tout simple repas

Alerte à la radio mais tu n’écoutes pas
Tu croises le voisin et tu veux l’insulter
Il s’enfuit en courant en semblant dévasté
Il fait chaud c’est l’été dur d’aligner les pas

Tiens les rues sont vides tiens les rues sont vides
Un mec en costume vert au regard livide
Hurle comme un dément qu’il est temps de prier

Pas besoin de prier quand on peut travailler
Tiens c’est amusant on dirait qu’un deuxième
Soleil est apparu Ce n’est pas ton problème

jeudi 2 juillet 2026

MONSEIGNEUR BIENVENU


Il est des êtres qui changent les existences
Par un simple geste de pure humanité
Faisant bien fi des ors et des difformités
Du corps ou de l’esprit offrant à tous leur chance

Monseigneur Bienvenu vivait dans la constance
Incompris par ses plus proches Calamités
On lui promettait mais c’est sans aménités
Qu’il donnait pardonnait en toute circonstance

Nous pouvons tous sauver du bagne des enfers
Un vieillard un enfant nous avons tous souffert
Au moins une fois ne l’oublions surtout point

Lève la tête quand tu marches dans les rues
Et tu les verras les misérables aux poings
Déchirés au regard plus lourd qu’une charrue

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