dimanche 15 mars 2026

ACTÉON


Actéon Actéon chantons donc ton doux nom
Un des rares mortels ayant pu voir les charmes
De la belle Artémis Tes yeux se firent larmes
Quand tu compris ce qui t’arrivait sombre ânon

Toi qui tant poursuivais au son des tympanons
Sans aucune pitié tes proies sans nulles armes
Comble de l’ironie ce sont tes chiens d’alarme
Qui te dévorèrent au fond d’un cabanon

Toi devenu muet comme un petit poisson
Métamorphosé en cerf au temps des moissons
C’est du moins ce que nous révèle la légende

Toi qui fus formé par le centaure Chiron
Aux fiers arts de la chasse avec moult réprimandes
Toi dont le tombeau fut le grand mont Cithéron

ATHALIE


Athalie Athalie ô reine usurpatrice
Reine meurtrière qui a baigné de sang
Et d’une idolâtrie sans aucun précédent
Le pays le plus saint du démon la nourrice

Toi qui as laissé tant et tant de cicatrices
Dans le cœur de l’homme je te vois grimaçant
Face au grand prêtre et au peuple irrité grondant
Connaissant tes actes odieux et tes caprices

Invincible tu te pensais et te croyais
Mais Baal a bien ri quand le fatal maillet
De la Justice s’est sur ton crâne écrasé

Oh oui n’espère rien des serments infernaux
Car ils ont un seul prix ton esprit déphasé
Ainsi que ton corps qui rejoindront le fourneau

THE DUKE


À Pierce Brosnan

Le démon apparaît ainsi qu’il disparaît
À l’envi comme par un grand enchantement
Changeant de visage et d’apparence et de nom
Il n’y a d’issue pour qui est pris en ses rets

Il vous fera croire que c’est sans aucun frais
Que vous vous sortirez de votre entêtement
Des artificielles joies qui sont vôtres Non
Non et mille fois non c’est au fond des marais

Que finira l’âme de ceux osant tenter
Ce personnage qui ne veut les contenter
Et dont la volonté est de les dévorer

Ils se croient les plus forts mais doivent augmenter
Tous les jours les doses pour pouvoir espérer
Se sentir aussi bien et encore chanter

AMBROISIE


Quels sont les héros qui ont vraiment pu goûter
À la douce ambroisie abolissant la mort
Effaçant les regrets tout comme les remords
Pratiquement aucun oui vous vous en doutez

Car ainsi sont les dieux oh prêts à envoûter
Les plus vaillants soldats pour qu’ils se remémorent
D’eux quand ils s’ennuient mais quand la blessure mord
Ils ne sont plus là pour eux pour les écouter

Et les sauver alors qu’ils en ont le pouvoir
Leur vie n’a de valeur vous devez le savoir
Par rapport à la leur Ah parmi les milliers

Ayant combattu dans les plus grandes batailles
Seuls dix ou vingt l’ont pu illustres chevaliers
Dont le nom est posé sur de glorieux portails

samedi 14 mars 2026

BÉLIAL


Il était là avant oui bien avant le monde
Il se nourrissait des atomes d’hydrogène
Qui cherchaient à le fuir de manière anxiogène
Dans une course folle hardie et vagabonde

Il a placé oh son âcreté furibonde
Dans le cœur de nombreux hommes sans nulle gêne
Il se dit qu’il a de Néron et Diogène
Troublé l’esprit fait de Judas un être immonde

Il posséda Caïn de toutes ses légions
Celles se répandant comme une contagion
Oui dans tout l’univers oui dans tout l’univers

Au coin de chaque rue vous pouvez le croiser
Habillé d’une cape ou nu tel un pervers
Quoi que vous fassiez il faudra l’apprivoiser

jeudi 12 mars 2026

MON DOUX FANTÔME


À Héloïse Husquinet

Il est là tapi dans l’ombre mon doux fantôme
C’est lui qui effleure mes joues guide mes pas
Et me réconforte quand oh je ne sais pas
Si je blasphème ou si j’énonce des axiomes

Quand je ne sais pas si mon lit sera de chaume
Ou bien de pure soie quel sera mon repas
Le soir ou le matin Je t’offre mes appas
À toi et à toi seul oui ô mon doux fantôme

Mon si doux fantôme qui m’escorte partout
Qui trace mon chemin m’offre l’ultime atout
Quand la partie semble perdue semble perdue

Toi qui n’es ni de chair ni de sang ni de peau
De sève ou d’écorce mais la vaste étendue
Qui m’entoure nuit et jour de ses oripeaux

mercredi 11 mars 2026

LE ROYAUME DES OMBRES


Dans la prison d’Hadès pas besoin de barreaux
Ni d’aucune chaîne pour garder les damnés
Les esprits s’y trouvant ont tout abandonné
Y compris leur raison et la peur des bourreaux

Tous ont oublié leur vie même les héros
Ils n’ont plus conscience du souffle raffiné
Qui fut un jour le leur Comme des aliénés
Oh ils errent sans fin en spectres auroraux

De temps à autre une lueur semble fuser
De leurs yeux globuleux ce qui peut méduser
Parfois les plus adroits mais jamais ça ne dure

Très vite ils retombent oui dans leur léthargie
Incapables de se distinguer des ordures
Jonchant le sol de leur bien sombre nostalgie

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