vendredi 9 octobre 2026

LES SUICIDÉS


Il n’y a pas d’espoir non pour les suicidés
Eux qui ont profané le bien le plus précieux
Qui leur a été oh offert par notre Dieu
Leur éternelle vie Nul ne peut décider

Du moment de quitter ce monde débridé
D’abandonner son corps ce temple merveilleux
Aux vers aux corbeaux et à ces démons odieux
Qui vont l’habiter plus tard esprits décidés

Décidés à faire le mal en répandant
Leurs excréments sur les plus purs des descendants
Du noble Adam créé pour servir pour servir

Pour servir les hommes leur montrer le chemin
Vers la délivrance et non pour les asservir
Non pas pour entraver et leur cœur et leurs mains

CHRISTA PIKE


Elle est revenue oh oui elle est revenue
D’entre les morts d’entre les morts d’entre les morts
Terrible sera sa colère encor encor
Elle poursuivra ceux qui l’ont tant maintenue

Derrière les barreaux sans nulle retenue
Ceux qui n’ont éprouvé vraiment aucun remords
À lui ôter la vie à mutiler son corps
Telle cette nonne aux mornes idées cornues

Attendez-vous à sa vengeance sans pardon
D’affreuses forces ont été libérées dont
Celles de grands démons qui hantent les prisons

Et investissent les cœurs des pires coupables
Les poussant vers le mal bien plus que de raison
Condamnant leur âme à des horreurs impalpables

jeudi 8 octobre 2026

HÉLIOS


Hélios je te contemple avec ton puissant char
Tiré par quatre ailés chevaux invulnérables
Tous les matins briser la nuit impénétrable
De tes feux sacrés purs éternels revanchards

D’un simple geste tu écartes pleurnichards
Impies et ignorants dont l’âme est exécrable
Et qui se plaisaient tant dans l’âge intolérable
Dans l’obscurité des temps comme des clochards

Des clochards s’enivrant de leur folle débauche
Regardez-le avec moi esquissant l’ébauche
De plus en plus parfaite admirable et divine

Qui conduira le bien vers la grande victoire
Qui libérera les élus de la ravine
Tressée par les démons dont le nom est notoire

LES MARQUISES


De Brel à Gauguin ils furent par les Marquises
Aveuglés attirés le soleil a brûlé
Et leur peau et leurs yeux un voile immaculé
A recouvert leur âme aux saveurs si exquises

Nous savons tous que là gémir n’est pas de mise
Car l’on ne peut croire à un coin plus reculé
Un endroit plus caché oui plus dissimulé
Un endroit où l’on peut oh vivre sans chemise

Où danser nu n’est plus un péché un péché
Où l’on peut danser nu sans se voir écorché
Par les épines et les pudibonderies

Ah toi aussi un jour tu viendras aux Marquises
Tu délaisseras les viles bouffonneries
Qui te sont imposées sur la terre conquise

mercredi 7 octobre 2026

LE CHÂTIMENT DE ZEUS


Ulysse oh Ulysse tu aurais bien mieux fait
De calmer les ardeurs de tes fiers compagnons
Beaucoup plus fermement certes quelques quignons
N’apaisent point la faim Hélios fut stupéfait

Quand il constata au doux matin leur méfait
Entraînant un courroux digne d’un champignon
Atomique rendant le grand Zeus fort grognon
Il donna sentence et un châtiment parfait

Épargnant le dormeur seulement l’innocent
Condamné à rester seul dans la mer de sang
Du sang des bœufs mangés du sang des bœufs mangés

Tirésias et Circé t’avaient pourtant instruit
De ce grave danger de ce grave danger
Mais l’estomac de l’homme est son pire ennemi

LILITH AU BORD DE LA MER ROUGE


C’est au bord de la mer Rouge de la mer rouge
Du si pur sang de la révolte qui coule en
Tes veines de femme que tu allas volant
De tes propres ailes tel un hardi carouge

Née de la poussière comme Adam à la gouge
Sculptée et ciselée tes bras et tes seins blancs
Furent tes armes pour charmer les truculents
Démons tes alliés qui égorgent à la vouge

Ô Lilith princesse des enfers de mon cœur
Je ne laisserai qui que ce soit vil moqueur
Remettre en question tes origines divines

Tu es libre à présent tu es libre à présent
Et lorsque je ferme les yeux je te devine
Me guettant avec tant de désirs amusants

lundi 5 octobre 2026

LA DANSE DES IDÉES


"Toute idée est, par elle-même, douée d’une vie immortelle."
Charles Baudelaire

Elles dansent dansent et dansent les idées
Dans la ronde infernale et sardanapalesque
De l’étrange monde oh où tout n’est que burlesque
Mascarade aux relents de joie dévergondée

Oui ils sont tant à voir leur âme possédée
En s’imaginant que ce sont eux qui la fresque
Peignent tissent tressent C’est assez pittoresque
D’observer s’effondrer leurs immondes cordées

Leurs châteaux de cartes construits sur le gravier
Le plus friable qui soit Je dois vous convier
À ne jamais entrer dans cette affreuse danse

Vous y perdrez l’esprit vous y perdrez l’esprit
C’est plus qu’une évidence ah plus qu’une évidence
Vous n’écouterez pas adieu les ahuris

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