mardi 14 avril 2026

POUCHKINE SUR LE CHAMP DE BATAILLE


Mais quelle mouche a donc bien pu piquer Pouchkine
Pour se donner ainsi en spectacle en spectacle
Sur le champ de bataille en défiant les oracles
Et faisant bien rire les armées fort taquines

Drôlement accoutré de soie de moleskine
D’illusions de folie Ce n’est que par miracle
Qu’ils ne l’ont abattu sur le grand tabernacle
L’autel éternel de l’immolation coquine

Il a voulu voir la guerre mais n’en a vu
Qu’un bref instant sans que cela ne soit prévu
Était-ce programmé par son nom de canon

Peut-être gloseront sur ce sujet savant
Oh des linguistes en manque de fier renom
Cherchant à brasser du vent du vent et du vent

LES MOIRES


Les Moires sont trois sœurs qui tissent le destin
Du premier au dernier jour des êtres humains
Frêles créatures croyant tenir en main
Les rênes du monde tels de tristes pantins

Trop imbus d’eux-mêmes Dans leurs draps de satin
Elles se rient beaucoup de leurs joues carmin
Eux qui se voient déjà empereurs dès demain
Alors qu’ils ne sont que du bien menu fretin

Clotho Lachésis et Atropos c’est leur nom
Un souffle résonnant comme un coup de canon
Pour toutes les âmes gratifiées de conscience

Si vous les dédaignez en parlant de vieux mythe
Elles corrigeront votre pauvre défiance
Car vous auriez franchi là l’ultime limite

jeudi 9 avril 2026

LE CHEMIN DE CROIX


Nous devons tous porter notre croix mais le Christ
A fait le plus dur pour nous sans rien demander
Souviens-toi de lui lui qui fut vilipendé
Par les plus infâmes de tous les rigoristes

Même le plus doué oh des équilibristes
Serait cent fois tombé aurait abandonné
Mais il était vraiment le Seigneur incarné
Et il a accompli tout en volontariste

Oui souviens-toi de lui oui souviens-toi de lui
Quand par quatorze fois tu observes celui
Qui a accepté de clore l’ancien livre

Par son sacrifice par son pur sacrifice
Car sans cela tu ne pourrais pas libre vivre
Tu serais un pantin perclus de maléfices

mardi 7 avril 2026

LE CALVAIRE DE LAZARE


Ah quel malheur pour moi que de vivre en ce corps
À moitié putréfié et d’être revenu
Du pays de la mort non comme un enfant nu
Mais telle une charogne aux effluves de porc

Je ne supporte ni mon odeur ni mon sort
J'erre dans le désert sans être soutenu
Partout où je vais je ne suis le bienvenu
Mon visage est celui du vautour du condor

Mon haleine celle du diable du dragon
Même en me frictionnant de sauge ou d’estragon
Même le chacal ne veut s’approcher de moi

Je ne sais quand cela prendra oh enfin fin
Je le maudis celui qui suscitant l’émoi
M’a sorti du tombeau de ce douillet couffin

LA MORT DE JUDAS


Il fallait qu’il vive mais il fallait qu’il meure
Oh poursuivi par les démons le vil Judas
Oui par les démons de son esprit les soldats
De la conscience qui assombrissent les heures

Même l’arbre qui fut sa dernière demeure
Rougit de honte quand cet affreux candidat
Ce candidat au ciel termina son mandat
Son mandat terrestre le mandat que l’on pleure

Il fallait qu’il vive pour que tout s’accomplisse
Selon la Volonté sans aucune malice
Chaque geste chaque parole chaque mot

Le baiser les pièces le remords et la corde
Les rires le regard de ces petits marmots
Qui jugent le cœur des gens sans miséricorde

CAÏPHE


Oh honte sur toi pour l’éternité Caïphe
Toi qui te croyais le plus fort et invincible
Tu sus convaincre le Sanhédrin irascible
De condamner celui qui était Roi des Juifs

Par orgueil tu voulais le voir mort plus que vif
Alors qu’il n’y avait rien de répréhensible
Dans ses agissements Tu en fis une cible
En sachant ton pouvoir pour le moins abusif

Ton nom est lié pour toujours à la bassesse
Oui et ton âme se lamentera sans cesse
En repensant à cet instant où tu compris

À cet instant où tu compris que c’était vrai
Qu’il était de Dieu le seul Fils le favori
Ainsi l’on te trouva pendu à un cyprès

dimanche 5 avril 2026

UN GRAIN DE BLÉ


Un seul grain de blé peut sauver l’humanité
Et nourrir plus de cent mille générations
Il n’a l’air de rien mais oui quelle admiration
Nous devrions lui donner avec lucidité

Il n’a l’air de rien mais sous sa simplicité
Se cachent des siècles oh de maturation
Gare à toi si tu n’y prêtes nulle attention
Tu le regretteras au temps d’aridité

Ainsi sont aussi les mots de notre Seigneur
Attendant de germer au sein de notre cœur
Après avoir été patiemment plantés

Celui qui les rejette ou encor les méprise
Ne pourra se plaindre d’être fort tourmenté
Quand il sera sous le joug ou sous les emprises

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