Ce matin la pluie oh la pluie est revenue
Éteignant les feux oh les brasiers infernaux
Nous faisant penser oh à d’anciens hauts-fourneaux
Purifiant les rues oh les grandes avenues
Le soleil est parti quelle déconvenue
Se cacher derrière les nuages moineaux
Si frêles et si gris étranges étourneaux
Ne formant qu’une seule étendue biscornue
Ce matin la pluie oui la pluie est revenue
Nous rappelant à tous la frontière ténue
Entre le jour et la nuit entre les saisons
La pluie est revenue sans emporter ma joie
Sans me faire croire à la moindre trahison
Sans jamais déchirer ce doux voile de soie