À Georges Moustaki
Parfois je pense à toi mon pauvre ami Joseph
Toi qui as vu grossir le ventre de ta femme
Sans comprendre comment mais quel drame quel drame
Sans parler de ce fils qui défia les chefs
Des tribus des nations accablant de griefs
Les pères des pères et accablé des blâmes
Et outrages publics malmené par les lames
Du fouet crucifié tout au sommet du fief
Pourquoi oh oui pourquoi tant d’obstination
Alors que la belle la grande et douce Sion
Aurait pu lui offrir une vie si tranquille
Confortable sereine et vraiment agréable
Nul ne peut comprendre s’il n’a l’esprit subtil
Et si son cœur à Dieu n’est point imperméable