mercredi 5 août 2026

LE MONT DES OLIVIERS


C’est là où poussent les plus vieux des oliviers
Qu’une légende est née qu’une légende est née
Des histoires qui ont traversé les années
Qui sont pour les âmes un fertile vivier

Si tu as des questions de décembre à janvier
De l’hiver à l’été de l’école athénée
À l’Université plonges-y matinée
Ou début de soirée ton esprit ce levier

Oh qui te permettra de soulever la Terre
Et de percer oui tous les plus grands des mystères
Car ce qui est était et sera à jamais

Incline-toi face à ce que tu ne connais
Humilie-toi chaque minute désormais
Car ce n’est pas toi qui décides de qui naît

lundi 3 août 2026

A GHOST WITH NO FACE


Si un fantôme sans visage te poursuit
Il ne te laissera jamais en paix en paix
Tu subiras crachats et manques de respect
Tout au long des jours oh oui tout au long des nuits

Même un grand enchanteur très fortement instruit
Aura bien du mal à te sortir de l’épais
Brouillard qu’il a tissé avec un fol toupet
Autour de toi faisant de ta vie un ennui

Sa seule faiblesse réside dans son nom
Découvre-le et tu auras un pur canon
Entre les mains pour le congédier au loin

C’est le seul moyen de rappeler au démon
N’ayant ni forme ni corps qu’il n’est qu’un sagouin
Et qu’il ne reverra onc l’ombre des saints monts

dimanche 2 août 2026

HÉNOCH


Vois au loin le soleil qui lentement se lève
Observe Hénoch marcher avec son Élohim
Dans la joie entouré des divins kéroubim
Puis être emporté vers le grand pays de rêve

C’était un homme juste oui haïssant les glaives
Doux bon généreux et il était magnanime
Prenant sous son aile tous ceux que l’on opprime
Faisant de chaque enfant oh l’un de ses élèves

C’est maintenant au cœur des plaines éternelles
Aux senteurs de myrte de jasmin de cannelle
Qu’il est accompagné de la sainte présence

De cette présence qui est une demeure
À elle seule et qui donne bonheur aisance
Ah chantons pour que cette âme jamais ne meure

lundi 27 juillet 2026

LA BOHÈME


La bohème c’est bien mais quand on a vingt ans
Seulement pour un temps car si elle s’installe
C’est un vrai supplice digne du grand Tantale
La faim qui ronge le ventre c’est inquiétant

Et purement fatal Mais je te vois pourtant
Toi le petit bourgeois admirer tes vestales
Décharnées par l’opium fanées tels des pétales
Oubliés par les eaux oh depuis trop longtemps

Toi qui n’as pas connu le moindre jour sans pain
Tu fantasmes quand tu vois leurs doux escarpins
Mais tu ne marcheras jamais non avec eux

Pire tu regardes de haut le mendiant
Craches sur celui qui ressemble à un visqueux
Calamar avec un mépris terrifiant

QUAND REVIENDRAS-TU


À Barbara

Mais quand reviendras-tu donc ô toi que j’attends
J’ai beau crier mon mal de toi mon mal d’amour
Comme un maladroit comme un simple troubadour
Je n’en vois pas la fin rien de réconfortant

Je ne sais plus depuis quand ni combien de temps
Tu es partie tout me semble insignifiant sourd
Oh la pluie tombe sur la ville et ses faubourgs
L’automne est passé et voici jà le printemps

Dans le ciel un aigle noir accomplit sa ronde
Soudainement il fond sur sa proie sans faconde
Et je me surprends à pleurer à froides larmes

La femme du marin peut combler son chagrin
En rêvant du retour programmé par alarme
De celui qu’elle aime je n’ai que ce refrain

dimanche 26 juillet 2026

LA FIDÉLITÉ D’ARGOS


Toi qui fus le seul à reconnaître ton maître
Tu mérites bien les quelques vers que j’écris
Dès que tu le vis tu ne pus tenir un cri
Tant la joie fut grande Quand à cent kilomètres

Des côtes il était déjà ton baromètre
S’agita quelque peu Tu étais ahuri
Tu sentais qu’approchait la main qui t’a nourri
Oh tu parcourus de l’île le périmètre

Aboyant à la mer aboyant à la mer
De te rendre celui qui fut jouet d’Homère
Bien plus que des dieux oui bien plus que des dieux

Ton cœur ne tint le coup tu mourus sur-le-champ
Mais nous savons qu’un ange au sourire radieux
Emporta ton esprit au plus loin des méchants

jeudi 23 juillet 2026

LA NAISSANCE D’HÉLÈNE


Je te vois Hélène oh oui brisant la coquille
Qui te servait de nid et où tu attendais
De pouvoir t’ouvrir à la vie Tu prétendais
Que tu rêvais alors des grands champs de jonquilles

Qui seraient tes cheveux Maintenant tu maquilles
Tes doux yeux de khôl en priant que ce baudet
Qui te poursuit depuis Sparte avec ses cadets
Et ses divins héros enfin un jour t’oublie

Mais était-ce réel existait-il cet œuf
Ou es-tu née du sein des mortels laissant veufs
Ces songes vaporeux ces songes vaporeux

De l’union de Léda et de Zeus ténébreux
Peu importe tu es là bien là parmi nous
Nous tous qui marchons sans non tomber à genoux

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