En traversant les eaux du très sombre Cédron
Jésus savait ce qui l’attendait au matin
Quand les soldats romains avec un air hautain
Viendraient se saisir de lui au son du clairon
Pour le molester oh de coups de ceinturon
Puis pour le condamner à un trépas certain
Lui qui avait vexé les prêtres puritains
En leur montrant tous leurs travers et leurs affronts
Il gronda ce soir-là plus fort que d’habitude
L’impétueux Cédron car c’est la turpitude
De l’humanité qui allait se déchaîner
Que ta volonté soit faite qu’elle soit faite
Même si cela doit pour toujours me peiner
Que mon sacrifice devienne un jour de fête