mercredi 11 février 2026

LA CONQUÊTE DU PARADIS


Les démons attendaient cela depuis toujours
Une fissure dans les divines murailles
Oh les plus saints anges ont la voix qui s’éraille
Eux croyant que ce fût impossible Tambours

Et fifres clament la nouvelle aux alentours
Des êtres endormis s’éveillent des entrailles
Et s’approchent avec des airs de funérailles
Des parois infectées déjà tombe une tour

L’huile bouillante se déverse sur leur tête
Le tumulte se fait hurlement de tempête
Les bases du monde tremblent tremblent et tremblent

Que va-t-il advenir Que va-t-il advenir
Se demandent tous ceux qui de peur se rassemblent
Et qui ont bien du mal à leurs larmes tenir

NOSTALGHIA


À Andreï Tarkovski

Quand se lèvera la brume de nos esprits
Celle qui engourdit nos pensées et nos vies
Cette nostalgie qui nous a l’âme asservie
Être libre à nouveau cela n’a pas de prix

Quand reverrai-je le pays que je chéris
Le pays quitté sans en avoir nulle envie
Où j’ai vécu tant de passions inassouvies
Ayant passé mon cœur au papier émeri

Jamais je ne vivrai d’instants aussi précieux
Aussi intenses oh ni de moments gracieux
Comme ceux flétris dans le jardin de l’enfance

Ne te retourne point si tu ne veux souffrir
Et ne regrette rien car tu ferais offense
À ton divin destin à ce qu’il doit t’offrir

lundi 9 février 2026

SINON


Ô toi dont le rôle fut pour le moins crucial
Dans le grand stratagème oh oui le plus célèbre
De toute l’Histoire Plongeant dans les ténèbres
Les esprits des Troyens tu fus vraiment glacial

Et imperturbable tout en restant jovial
Sans quoi ils t’auraient ah écrasé les vertèbres
En crachant sur tes os sans hommage funèbre
Sans faire appel à un jugement impartial

Sinon Sinon Sinon que résonne ton nom
En l’esprit de ceux qui n’ont pas peur des canons
Sachant qu’une ruse peut clore toute guerre

Souviens-toi des bateaux cachés à Ténédos
Et d’un cheval de bois qui n’était point vulgaire
Car c’est là ton œuvre digne d’un albatros

LA CONNAISSANCE


Il n’y a qu’une chose à connaître en ce monde
C’est Dieu le Seigneur Suprême et oh l’unique
Créateur En cherchant d’intimes mécaniques
Entre les astres ou entre les longueurs d’onde

En les étudiant tu verras la profonde
Harmonie derrière l’univers chaotique
Que certains voudraient te montrer dans d’elliptiques
Extravagances qui sont des candeurs immondes

Plus tu avanceras et plus tu comprendras
Plus tu avanceras et plus tu comprendras
Vers où te mènent tes pas vers où ils te mènent

Qu’il te faut quitter tes intimes convictions
Quelles qu’elles soient et comme un catéchumène
Que tu dois distinguer entre vrai et fiction

TCHERNOBYL


La vie était tranquille oh oui à Tchernobyl
Les enfants dans les parcs et la forêt jouaient
Tous dans la joie et dès le matin s’ébrouaient
Qui aurait pensé au désastre indélébile

À cette contagion silencieuse immobile
Beaucoup ont sacrifié leur vie tels des jouets
Pour en sauver d’autres sous les coups de fouet
Ou sans connaître les risques ni le mobile

Aujourd’hui tout y est vraiment calme paisible
Arbres et animaux ont repris leurs visibles
Activités troublés par quelques visiteurs

Curieux de temps en temps Dans de vieilles maisons
Quelques grands-pères sont restés observateurs
D’un monde ayant perdu ses charmes sa raison

dimanche 8 février 2026

HIROSHIMA


Une grande lueur et puis plus rien plus rien
Des cendres du goudron brûlant de la poussière
Ne pense pas que ce fut hier que ce fut hier
Car qui sait si demain de vieux historiens

N’en parleront plus du tout de ce vénérien
Désastre qui toucha la terre nourricière
Qui avala les rats nus dans leur souricière
En quelques secondes un délire icarien

Ô Hiroshima qui fut un jour si prospère
Et si innocente que même les vipères
N’auraient pu songer oui à un sort si funeste

Il ne reste aujourd’hui que de menus stigmates
Pour se souvenir qu’il n’y a pas que la peste
Qui ronge les chairs et dévore les peaux mates

jeudi 5 février 2026

LA MAISON DE RAMA


Où est donc la maison du grand seigneur Rama
La maison de Rama est au fond de son cœur
Celle que l’on atteint lorsque l’on sort vainqueur
Des épreuves de la vie des feux des frimas

Ses murs sont de lave de cendres de magma
Inaccessible pour tous les oiseaux moqueurs
Elle ouvre ses portes et offre ses liqueurs
À celles et ceux qui ne font de cinéma

Il n’est de plus pure récompense que d’y
Entrer d’y pénétrer Rien n’y est interdit
Oui rien n’y est proscrit c’est le divin refuge

C’est là que nous attend Sita la bienheureuse
Pour nous révéler ses secrets sans aucun juge
Oh pour nous bénir de ses attentions fiévreuses

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