mercredi 28 octobre 2026

À TA PAROLE


Il suffit d’un seul mot oh sortant de ta bouche
Pour que tempête et vents s’apaisent oui s’apaisent
Pour que s’ouvrent les yeux des aveugles se taisent
Les démons habitant les cœurs les plus farouches

Même Belzébuth le puissant seigneur des mouches
S’enfuit en courant quand ta parole de braise
Se répand autour de lui cette âme mauvaise
Cette âme perdue pour toujours Et quand tu touches

Un malade un lépreux ah le voilà guéri
Les morts aussi quittent leur caveau leur abri
Au simple son de ta voix ta si douce voix

Toi qui lis ce texte je t’invite à entendre
À écouter cette parole qui pourvoit
À tous les besoins et qui libère des cendres

lundi 26 octobre 2026

DU HAUT DU MONT PISGAH


Du haut du mont Pisgah oh j’ai pu contempler
Les terres bénies par le plus grand des seigneurs
Oui celles qui nous sont promises sans douleur
Qui sont notre héritage et qu’il faudra peupler

Mais je n’ai pas pu les arpenter les fouler
De mes misérables pieds j’étais ciseleur
Et guide de tout un peuple humble travailleur
Rôle que j’acceptai oui sans jamais trembler

Du haut du mont Pisgah j’ai été élevé
Dans le monde parfait où tout est achevé
Où tout est lumière là-bas autour du trône

Du trône des anges aux innombrables yeux
Que rien ne peut toucher pas même les cyclones
Les fureurs malignes des êtres pernicieux

samedi 24 octobre 2026

QUE TA VOLONTÉ SOIT FAITE


Tu peux faire ce que tu veux ce que tu veux
Oh c’est Sa volonté qui toujours sera faite
Vraiment car seules Ses intentions sont parfaites
Et Ses desseins sont plus puissants que tous tes vœux

Qui penses-tu être donc pour crapaud baveux
Tenter d’imposer tes caprices de morveux
Certes tu veux jouir jouer au grand prophète
Voir tes mots devenir joie pur plaisir et fête

Mais c’est là perdition oui rien que perdition
Tu te perdras tu te perdras dans l’ambition
Dans l’or et l’argent dans le stupre et la luxure

Tu le sais mais tu as choisi de t’obstiner
À vivre sans jamais jamais te prosterner
Poursuivant tes désirs ah quelle flétrissure

mardi 20 octobre 2026

LES FRUITS DU LOTUS


Oh je suis certain que tu ne te souviens pas
D’avoir mangé les fruits oui les fruits du lotus
Mais c’est préférable car un puissant rictus
Déformerait tes doux traits Cet affreux repas

Cet affreux repas est en effet du trépas
Ce qui te sépare ce qui de l’infarctus
Te protège et de tes pires nimbostratus
Les crimes que tu as perpétrés tes faux pas

Tes faux pas te menant vers les profonds enfers
Tu manges le lotus qui est comme des fers
Pour ton esprit afin ah qu’il ne sombre point

Ah qu’il ne sombre point encore bien plus bas
Je te plains tant tu es mal en point mal en point
Dieu ne voudra même pas de tes vils abats

LES CYCLOPES


Ô vous géants fils du très grand Poséidon
Qui vivez au cœur de si profondes cavernes
Et qui vous souciez si peu que l’on se prosterne
À vos pieds recevez ce si modeste don

Ces quelques mots chantant mon limpide abandon
Face à l’inanité de notre enfer moderne
Où tout n’est que petit sombre maussade et terne
Et dont Satan est bien le seul automédon

Vous vivez simplement avec votre troupeau
Auprès du puissant feu écoutant le pipeau
Le cri du vent de l’eau et pas celui du monde

J’aimerais me joindre à vous mais je ne mérite
Pas même de servir non de pitance immonde
Au dernier de vos rats leur causant la gastrite

lundi 19 octobre 2026

LES PLANÈTES


À Gustav Holst

Ce n’est pas un hasard si les planètes portent
Le doux et saint nom des dieux le nom de ces dieux
Qui ont façonné le monde mélodieux
L’univers tout entier qui ont ouvert la porte

La porte qui permet aux infâmes cloportes
Que nous sommes oh de devenir de radieux
Êtres des serviteurs des miséricordieux
Immortels oui ceux qui les victoires remportent

Écoute donc leur chant écoute donc leur chant
Il traverse les temps poursuivant les méchants
Honorant les braves déshonorant les faux

Il apporte la guerre ou la méditation
La joie la beauté ou l’amour tout ce qu’il faut
Pour les adorer en toute vénération

JE ME RÉJOUIRAI ET J’IRAI


Je me réjouirai je me réjouirai
Oh pour l’éternité d’entendre ta parole
Résonner en mon cœur bordé de tes corolles
Je me réjouirai je me réjouirai

Là où tu m’enverras j’irai oui-da j’irai
S’il faut que je perce les voiles diaprés
Ou les voiles sombres semblables au pétrole
S’il faut essuyer les rires et leur vérole

S’il faut combattre les fous les lâches les gueux
Je le ferai avec un tel élan fougueux
Que rien ne pourra contrer mon avancée

Car c’est ta volonté car c’est ta volonté
Je les vois tressailler je connais leurs pensées
Je sais qu’ils ne sont pas de taille à t’affronter

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