mercredi 12 août 2026

THE MAN WITH NO NAME


Un jour tu croiseras l’homme sans nom un jour
Tu lui demanderas dans quelle direction
Orienter tes pas cherchant la perfection
Du doigt il montrera oh l’horizon toujours

Et tu te lanceras vers l’infernal séjour
La route sans fin car immense déception
L’horizon recule sans faire d’exception
Quand on avance vers lui sans aucun recours

Mais qui est donc l’homme sans nom dont je vous parle
Je ne répondrai pas Est-ce Louis ou Charles
Joseph ou Ferdinand Cela n’a d’importance

Il fut roi et mendiant et tint entre ses mains
La grande croix de feu Il resta sans pitance
Des siècles durant son nom est un examen

LE ROYAUME DES SUICIDÉS


Oh il n’est d’endroit plus sombre que le royaume
Où s’en vont les âmes de celles et ceux qui
Ont choisi de s’ôter la vie d’un geste exquis
D’un geste maudit en reniant tous les psaumes

Écoute leurs cris dans cet inconnu idiome
Que nul ne comprend vois les étranges croquis
Qu’ils gravent de leurs doigts imbibés de whisky
Sur les grises parois du très immense dôme

Qui les empêche de rejoindre notre monde
Imagine à quel point leur détresse est profonde
Eux qui ont oublié qu’ils ne voulaient plus vivre

Eux qui ont oublié qu’ils ne voulaient plus vivre
Eux qui ne savent plus non quel était leur nom
Prie pour eux toi qui dors dans des draps de linon

mardi 11 août 2026

LE VIEIL HOMME ET SA MÈRE


C’est dans une blanche demeure que vivaient
Un enfant et sa mère en parfaite harmonie
Tout n’était que jeu et joie sans monotonie
Dans le jardin dansaient la couleuvre et l’orfraie

Puis vinrent les temps où domina la monnaie
La monnaie qui rend fou semant la zizanie
L’enfant partit au loin non sans cérémonie
Et jamais ne revint auprès de sa saulaie

Un jour il repensa fort à cette maison
Et à cette inconnue à ce bel horizon
Qu’il pouvait observer oh depuis la fenêtre

Maintenant qu’il était vieux et riche à foison
Il se dit que c’était le moment de renaître
De rentrer là-bas se coucher dans le gazon

POUR QUI SONNE LE GLAS


Pour qui sonne le glas c’est déjà le trépas
La mort qui s’avance à pas légers et feutrés
À chaque battement demeurer concentré
Une seconde de moins penser à ces pas

Qui nous ont conduit là notre dernier repas
Ce sein que l’on tétait qui nous rendait frustré
Dès qu’il s’éloignait ces pleurs muets ou filtrés
Qui n’ont pas déserté les cœurs mea culpa

Je les ai combattus avec grande vaillance
Les ennemis du genre humain sans défaillance
Je me sens donc en paix alors que mon sang coule

Coule dans un sillon pour rejoindre la terre
La nourrir à nouveau pour renforcer la houle
Qui déferle au loin et qui est un pur mystère

LAKṢMĪ


Compagne éternelle tu traverses les vies
Du plus grand des Seigneurs maître de l’univers
À ses purs côtés tu emplis son cœur de vers
En comblant ses désirs et toutes ses envies

Tu es celle que tous les hommes oh envient
Celle dont ils rêvent dans leurs songes pervers
Celle dont ils rêvent dans le froid de l’hiver
Dans le triste enfer des passions inassouvies

Sur les innombrables terres du Vaikuṇṭha
Tu es là en robe de lin ou de taffetas
Source de toutes les joies de la connaissance

Par ta présence tu équilibres le monde
Chaque mort se devant d’être à nouveau naissance
Tes pieds sont si légers qu’à peine ils troublent l’onde

CAMILLE CLAUDEL


Ô toi triste jouet d’un illustre sculpteur
Abandonnée oui et tristement délaissée
Au fond d’un asile tu vécus l’odyssée
De la folie de ce délire destructeur

Et jamais ne trouvas le repos rédempteur
Je vois ton visage ton âme désossée
Et tes yeux si noirs si noirs sans nulle pensée
Des yeux qui regardent sans voir de protecteur

Je connais tes douleurs je connais tes douleurs
Pauvre petite sœur pauvre petite sœur
Et je prie que là-haut le plus divin des anges

T’ait pris sous son aile t’ait pris oh sous son aile
T’apportant sourire par ses douces louanges
Et ses caresses les plus tendres et réelles

mercredi 5 août 2026

LE MONT DES OLIVIERS


C’est là où poussent les plus vieux des oliviers
Qu’une légende est née qu’une légende est née
Des histoires qui ont traversé les années
Qui sont pour les âmes un fertile vivier

Si tu as des questions de décembre à janvier
De l’hiver à l’été de l’école athénée
À l’Université plonges-y matinée
Ou début de soirée ton esprit ce levier

Oh qui te permettra de soulever la Terre
Et de percer oui tous les plus grands des mystères
Car ce qui est était et sera à jamais

Incline-toi face à ce que tu ne connais
Humilie-toi chaque minute désormais
Car ce n’est pas toi qui décides de qui naît

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