Dans la prison d’Hadès pas besoin de barreaux
Ni d’aucune chaîne pour garder les damnés
Les esprits s’y trouvant ont tout abandonné
Y compris leur raison et la peur des bourreaux
Tous ont oublié leur vie même les héros
Ils n’ont plus conscience du souffle raffiné
Qui fut un jour le leur Comme des aliénés
Oh ils errent sans fin en spectres auroraux
De temps à autre une lueur semble fuser
De leurs yeux globuleux ce qui peut méduser
Parfois les plus adroits mais jamais ça ne dure
Très vite ils retombent oui dans leur léthargie
Incapables de se distinguer des ordures
Jonchant le sol de leur bien sombre nostalgie