vendredi 21 août 2026

LA TABLE RONDE


Si la table d’Arthur était ronde c’est pour
Que chaque chevalier qui y était assis
Ait le même rang que les autres Les récits
Qu’ils y partagèrent oh résonnent toujours

Dans nos cerveaux dans nos cœurs qui tremblent d’amour
De trahison d’espoir de peines de soucis
Pour cela il faut lui adresser un merci
Un merci pour cette légende que pandours

Fantassins généraux empereurs et poètes
Connaissent sur le bout des doigts cette amulette
Pendue à leur esprit bien plus qu’à leur cou

Était-elle de marbre ou de fort précieux bois
Voilà qui importe peu Penses-y beaucoup
Quand tu erres tout seul au plus profond des bois

OCCUPE-TOI DE TON ÂME


Oublie un peu ton corps et prends soin de ton âme
Où réside-t-elle Dans ton cœur ton cerveau
Ce serait pratique mais pas à son niveau
On peut vivre sans bras sans jambes mais sans âme

Voilà ah un concept digne d’un mélodrame
Un concept étant pour toi sans doute nouveau
Mais qui n’est point sorti d’un sombre caniveau
Mais bien du plus divin et sacré des calames

Non tu n’es pas qu’un corps tu es aussi l’esprit
Qui l’habite un esprit sans forme dont le prix
Est inestimable souviens-t’en souviens-t’en

Quand les flammes voudront t’avaler t’avaler
Quand viendra la fin des temps oh la fin des temps
Quand ton dernier souffle prétendra s’exhaler

jeudi 20 août 2026

LES MALHEURS DE JOB


Plus fidèle que Job cela n’est pas possible
Lui qui fut le jouet de l’éternelle lutte
Entre le diable et Dieu Accordons donc nos luths
Pour chanter sa gloire oh et conter l’indicible

Qui aurait survécu à autant d’impossibles
Épreuves qui n’aurait renié les volutes
Célestes face à tant de malheurs et de chutes
Qui n’aurait maugréé devenant irascible

Pense à cela ami quand semble s’effondrer
Ce que tu as construit quand l’horizon cendré
Semble s’abattre sur toi et ton petit monde

Ne perds jamais espoir ne perds jamais espoir
Face à la maladie au tonnerre qui gronde
La lumière sera là pour chasser le noir

mardi 18 août 2026

LA PLUIE EST REVENUE


Ce matin la pluie oh la pluie est revenue
Éteignant les feux oh les brasiers infernaux
Nous faisant penser oh à d’anciens hauts-fourneaux
Purifiant les rues oh les grandes avenues

Le soleil est parti quelle déconvenue
Se cacher derrière les nuages moineaux
Si frêles et si gris étranges étourneaux
Ne formant qu’une seule étendue biscornue

Ce matin la pluie oui la pluie est revenue
Nous rappelant à tous la frontière ténue
Entre le jour et la nuit entre les saisons

La pluie est revenue sans emporter ma joie
Sans me faire croire à la moindre trahison
Sans jamais déchirer ce doux voile de soie

mercredi 12 août 2026

THE MAN WITH NO NAME


Un jour tu croiseras l’homme sans nom un jour
Tu lui demanderas dans quelle direction
Orienter tes pas cherchant la perfection
Du doigt il montrera oh l’horizon toujours

Et tu te lanceras vers l’infernal séjour
La route sans fin car immense déception
L’horizon recule sans faire d’exception
Quand on avance vers lui sans aucun recours

Mais qui est donc l’homme sans nom dont je vous parle
Je ne répondrai pas Est-ce Louis ou Charles
Joseph ou Ferdinand Cela n’a d’importance

Il fut roi et mendiant et tint entre ses mains
La grande croix de feu Il resta sans pitance
Des siècles durant son nom est un examen

LE ROYAUME DES SUICIDÉS


Oh il n’est d’endroit plus sombre que le royaume
Où s’en vont les âmes de celles et ceux qui
Ont choisi de s’ôter la vie d’un geste exquis
D’un geste maudit en reniant tous les psaumes

Écoute leurs cris dans cet inconnu idiome
Que nul ne comprend vois les étranges croquis
Qu’ils gravent de leurs doigts imbibés de whisky
Sur les grises parois du très immense dôme

Qui les empêche de rejoindre notre monde
Imagine à quel point leur détresse est profonde
Eux qui ont oublié qu’ils ne voulaient plus vivre

Eux qui ont oublié qu’ils ne voulaient plus vivre
Eux qui ne savent plus non quel était leur nom
Prie pour eux toi qui dors dans des draps de linon

mardi 11 août 2026

LE VIEIL HOMME ET SA MÈRE


C’est dans une blanche demeure que vivaient
Un enfant et sa mère en parfaite harmonie
Tout n’était que jeu et joie sans monotonie
Dans le jardin dansaient la couleuvre et l’orfraie

Puis vinrent les temps où domina la monnaie
La monnaie qui rend fou semant la zizanie
L’enfant partit au loin non sans cérémonie
Et jamais ne revint auprès de sa saulaie

Un jour il repensa fort à cette maison
Et à cette inconnue à ce bel horizon
Qu’il pouvait observer oh depuis la fenêtre

Maintenant qu’il était vieux et riche à foison
Il se dit que c’était le moment de renaître
De rentrer là-bas se coucher dans le gazon

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