Oh à chaque matin une ouette sacrée
Accueille mon réveil avec ses yeux de braise
Son chant se fait alors feu parmi les mélèzes
Au bord du grand fleuve comme un raz-de-marée
Tel un pharaon qui observe l’empyrée
Je tourne le regard vers le ciel et les treize
Piliers le soutenant Au loin quelques falaises
Rougissantes semblent revêtir leur livrée
Tant qu’elle sera là oui à chaque matin
Je saurai que les dieux dans leurs jeux enfantins
Guideront mes pas pour leur unique plaisir
Je sais qu’un jour elle ne se montrera plus
Et que sera venu lors le temps de gésir
Auprès des spectres dans le silence absolu