mardi 16 juin 2026

DENSITÉ EXISTENTIELLE


Si ta vie est vide de sens trouves-en un
De toute urgence car sans cela c’est la mort
Une existence sans joie pleine de remords
La mort existentielle aux horribles parfums

Qui assaille les plus riches les grands tribuns
Géants hypocrites ayant toujours le mors
À l’esprit soumis aux influences des morts
Ne pensant que par eux croyant être quelqu’un

Alors qu’ils ne sont que de sinistres pantins
Suivant les carottes le regard oh éteint
Adorant le bâton manié par leur maître

Jouissant de ses coups comme un pur masochiste
Tic tac tic tac tic tac tonne le chronomètre
Qui dévore le temps gouttes d’eau sur le schiste




lundi 15 juin 2026

OCULUS DEI


Oui il apparaîtra dans un ciel nocturne
Quand tous les yeux seront fixés sur les écrans
Si bien que nul ne le verra quand massacrant
Les mécréants il se montrera taciturne

Se sentant vraiment seul les pieds dans ses cothurnes
La poitrine serrée par des sangles les crans
De sa cuirasse de fer de cuir et d’argent
Tant de cendres qui ne finiront dans une urne

Est-il un cavalier oh de l’Apocalypse
Est-il un de ces quatre un de ceux qui éclipsent
La paix et l’harmonie pour rendre la justice

Il est las fatigué lui qui n’a plus de nom
Après avoir erré durant tant de solstices
Esquivé tant d’armes de boulets de canon

jeudi 11 juin 2026

SUR LA ROUTE OUBLIÉE


Sur la route oubliée j’ai tout abandonné
J’y ai croisé des saints mais aussi des démons
Des monstres assoiffés d’or reçu des sermons
Des caresses des coups Des sentiers vallonnés

M’ont conduit en des lieux vraiment insoupçonnés
J’ai vu les hauts châteaux couverts de goémon
Défiant l’océan et les infernaux monts
Fières sentinelles des plus infortunés

Oui tout abandonné chaussures vêtements
Nez cheveux peau et os oh délicatement
Parce que je savais que c’était le chemin

Que nous devrons suivre tous ah à notre rythme
Un pas pour une vie de vieillard à gamin
De gamin à vieillard éternel algorithme

mercredi 10 juin 2026

LES DEUX ÉPÉES


Il y a deux épées oh oui qui sont sacrées
Et qui sont vénérées dans les cieux et sur terre
Elles désignent du pouvoir le mandataire
Des nations entières elles ont massacrées

Celui qui les possède est la foi consacrée
La piété incarnée Ce n’est héréditaire
Il faut être l’élu un puissant solitaire
Ayant beaucoup marché et conquis l’empyrée

Lorsqu’elles sont unies l’une dans la main gauche
L’autre dans la droite c’est la première ébauche
Du plus grand des desseins du plus grand des desseins

Toujours à celui qui en est digne elles viennent
Mais malheur à celui qui a l’esprit malsain
Et cherche la gloire il faut que je vous prévienne

OUSSAMA


Mais te souviens-tu donc du petit Oussama
Qui du fond de sa grotte avait tant bousculé
Le fier géant aux pieds d’argile stimulé
La haine et la ferveur oh à leur maxima

Des deux tours dominant l’horizon qu’un amas
De poussière il ne reste Ah qui a spéculé
Et qui a financé Qui a manipulé
Les masses cachant le vrai comme au cinéma

T’en souviens-tu de ce bambin qui dans les dunes
De sable et d’or jouait ignorant la rancune
La folie qui allaient le rendre si célèbre

T’en souviens-tu Certes non il est oublié
Aujourd’hui l’enfant et le monstre des ténèbres
Lui qui fut traqué dont le corps fut estropié

DJALI


Djali Djali Djali toi la petite chèvre
Qui gambadait dans les belles rues de Paris
Toute blanche avec de grands yeux noirs de houri
Entends-tu la foule qui t’acclame avec fièvre

Tes cornes tes sabots d’or dignes d’un orfèvre
Talentueux dansent comme un fier canari
Libéré de sa cage et toujours bien nourri
Capable de magie de lire sur les lèvres

Au son du tambourin suivant ta bohémienne
Tu contes au monde des histoires anciennes
Des histoires d’avant oh d’avant l’écriture

De ce temps n’existant plus que dans la mémoire
De quelques diables ou dieux de leurs aventures
Pleines de surprises mais aussi de déboires

LETTRE AUX FEMMES QUE JE NE DÉSIRAIS PAS


À Céline Lory

J’étais tranquillement oui assis sur un banc
Au cœur de la forêt quand elles arrivèrent
Le vent faisant voler oh leurs robes légères
Et danser leurs cheveux parsemés de rubans

Elles me scrutaient de leur regard absorbant
Se souciant très peu des quelques malheureux vers
Que j’étais en train de lire Quelques fougères
S’offusquèrent de leur enthousiasme flambant

Mais rien ne semblait non pouvoir les calmer
Si bien que je les laissai me désarmer
Et acceptai leurs jeux mille fois répétés

Le grand sage a tout vu il a vu tout l’amour
Du monde qui durant les soirées de l’été
Fait perdre la raison aux habitants des bourgs

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