vendredi 15 mai 2026

LE PANTOCRATOR


Il n’a plus rien d’humain le Christ pantocrator
Il a tout transcendé il a tout transcendé
Son corps est lumière pure il s’est évadé
Des prisons terrestres libéré de leurs torts

Pense à lui quand c’est ton esprit oh qui se tord
Quand la vie s’échappe de tes doigts faisandés
Corrompus par le monde au visage évidé
Aux prunelles noires des plus pervers retors

Car c’est bien ainsi qu’un jour tu le verras
Tu lèveras alors très haut très haut les bras
Et tu pleureras oui de bonheur et de joie

Car tu sauras à ce moment divin sacré
Que ton âme est lisse comme une vierge soie
Et que tu es proche du paradis nacré


jeudi 14 mai 2026

THE ANGEL OF VERDUN


Alors que les combats faisaient rage sans fin
Un bel ange apparut oh pour y mettre un terme
Déployant ses ailes pour que la terre ferme
Puisse se reposer que les hommes enfin

Puissent trouver la paix et qu’ils oublient la faim
Et tous les fantômes oui que l’esprit renferme
Après avoir vécu l’horreur qui est le germe
De la pure folie Était-ce un séraphin

Qui par un certain dieu lassé fut envoyé
Pour cette mission parmi les dévoyés
Ah les plus monstrueux des êtres les humains

Qui sont inaptes d’au simple commandement
"Tu ne tueras point" se conformer les mains
Le cœur l’âme pleins de sang sans entendement

L’ASCENSION


Il monte vers le ciel porté par tous les anges
Le grand Christ glorieux Les disciples regardent
Avec stupéfaction et leur cœur se lézarde
Entre tristesse et joie quel sentiment étrange

Tristesse de savoir que sans lui les vendanges
Se feront désormais mais joie dans leurs mansardes
En pensant au royaume éternel où ses hardes
Seront lavées oh de pureté de louanges

Il l’avait prédit sa mort la résurrection
Et cette ascension oui et cette ascension
Des histoires qu’il va falloir vraiment transmettre

Pour témoigner de leur très pure vérité
Et le tout sans aucun petit détail omettre
Pour que la lumière vainque l’obscurité

È SOLO UN TRUCCO


À Paolo Sorrentino

Tout autour de toi n’est qu’un immense mirage
Ne crains donc rien si ce n’est de ne jamais vivre
De rester englué comme un poisson de cuivre
Au cœur d’une nasse d’agitation peu sage

Oui voilà peut-être le seul de mes messages
Qui vaille la peine d’être sorti des livres
Des salles obscures où quelques moutons ivres
Ronflent en rêvant oh à leurs verts pâturages

Tu es entièrement libre aucune limite
Ne t’est assignée à moins que quelques vieux mythes
En aient convaincu ton esprit influençable

Cesse enfin de jouer un rôle et ne fais plus
Que ce que tu veux en marchant sur le doux sable
Semé sur le chemin menant à l’absolu

mardi 12 mai 2026

L’OUETTE SACRÉE


Oh à chaque matin une ouette sacrée
Accueille mon réveil avec ses yeux de braise
Son chant se fait alors feu parmi les mélèzes
Au bord du grand fleuve comme un raz-de-marée

Tel un pharaon qui observe l’empyrée
Je tourne le regard vers le ciel et les treize
Piliers le soutenant Au loin quelques falaises
Rougissantes semblent revêtir leur livrée

Tant qu’elle sera là oui à chaque matin
Je saurai que les dieux dans leurs jeux enfantins
Guideront mes pas pour leur unique plaisir

Je sais qu’un jour elle ne se montrera plus
Et que sera venu lors le temps de gésir
Auprès des spectres dans le silence absolu

lundi 11 mai 2026

LES VERS LUISANTS


Au milieu de la nuit luisent les divins vers
Comme des étoiles vraiment inaccessibles
S’endormant tout au fond des cœurs immarcescibles
Les ayant fait vibrer oui les ayant ouverts

Quelques mots savamment placés chassent l’hiver
Le plus rude qui soit les humeurs irascibles
L’ignorance féroce et la peur inflexible
Emportant le lecteur vers de neufs univers

Ils sont le soleil de nos jours le seul espoir
Qu’il nous reste quand tout devient noir oh si noir
Que l’on s’agenouille en implorant tous les dieux

Ce moment où l’on croit que tout va se dissoudre
Que nous allons être pour nos actes odieux
Punis que sur nous vont s’abattre les purs foudres

LES SEINS DE GLACE


Elle était face à moi gardant ses seins de glace
Aucune émotion ne venant trahir ses traits
Bien qu’elle soit nue mon regard se fit distrait
Devant si peu d’entrain pour l’amour point de place

Elle était si belle belle mais pas folasse
Ni jouasse ce jour-là Son désintérêt
Me semblait mystérieux je n’étais encor prêt
À saisir son esprit son âme peu salace

Je fis d’elle pourtant de si exquis croquis
Que tout qui les voyait se sentait oh conquis
Et secrètement me jalousait m’enviait

S’imaginant tout ce que je n’avais pas fait
Et que je ne ferai jamais jamais jamais
Ailleurs que dans un rêve aux effluves de mai

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