Regarde-les oh oui les moutons de Panurge
Plonger dans les froides eaux de la calme mer
Suivant sans réfléchir et sans même être amers
Celui qui fut jeté sans qu’aucun ne s’insurge
Mais quel plaisir que de voir une telle purge
Bien plus sanglante qu’un simple dix-huit brumaire
Et que les massacres connus par nos grand-mères
Ou imaginés par un très vieux dramaturge
Surtout ne pense pas être différent d’eux
Car aussi sûr que un et un font vraiment deux
Tu es sur le chemin des moutons de Panurge
Sans jamais le savoir sans jamais le vouloir
Tes chefs te mèneront comme un ancien démiurge
Vers l’échafaud vers de la mort le grand couloir