À Jaufré Rudel
Elle dort quelque part oh oui à Tripoli
Mes baisers n’atteindront jamais sa blanche porte
Quel désespoir pour moi misérable cloporte
Qui ai voué ma vie à ses charmes jolis
J’aimerais tant dans ses yeux d’albâtre polis
Me plonger pour toujours escorter des cohortes
D’anges ailés joviaux comme des feuilles mortes
Virevoltant dans l’air pour protéger son lit
Encore de nos jours les plaines du Liban
Sont couvertes du feu de ses cheveux flambants
Et des quelques mots doux que je lui adressai
Elle qui se cloîtra tout au fond d’un couvent
Après les avoir lus Me voilà angoissé
À présent chaque fois que passe un coup de vent