jeudi 24 juin 2010

Le vaccin

 
Un jour, un jeune homme plein d'enthousiasme, dont j'ai oublié le nom, vint me trouver...

Au comble de l'exaltation, il me dit : "Maître, j'ai enfin trouvé, oui, j'ai enfin trouvé la solution, le vaccin contre la connerie humaine, ce que nous cherchons depuis si longtemps !"

Il m'exposa son idée, et, plein de ce même enthousiasme, qui allait s'avérer contagieux, nous décidâmes de la communiquer au monde.
Elle était si simple que nous nous demandâmes, à l'Assemblée générale des Nations unies, comment nous n'y avions pas pensé plus tôt...

Elle comportait deux phases...
Première phase : Déclencher un conflit nucléaire généralisé
Seconde phase : Terminer le travail à la machette ou à la guillotine
... et elle fut approuvée à l'unanimité générale, sous les applaudissements et les hourras de nombreux représentants de nombreux pays, qui ne s'imaginaient sans doute pas faire partie du lot...

Et oui, mon fils, c'est ainsi, et à ce prix seulement, que tu peux aujourd'hui vivre en paix...
 

lundi 21 juin 2010

ÉTHER

  
ÉTHER

Nous voici à l'heure de l'inventaire,
L'heure de plonger tel un serpentaire,
L'instant où la brume vous envahit,
Le temps d'abandonner les idées noires de sa vie.

Rien de plus simple que de chasser ce cafard,
Il me suffit de penser à ma mie,
Celle qui m'accompagnera durant mes vies,
Celle qui me sortira de ce brouillard.

Souvenez-vous que rien n'est immuable
Et votre existence n'en sera que plus belle
Car possédant cette foi irréelle
Votre univers s'emplira de fables !!!

Si vous saviez garder l'esprit poète,
Votre âme n'en serait qu'à la fête ;
Vous marcheriez droit malgré la tempête,
Si vous saviez gagner l'éther du poète...

(1998)

ROI

 
ROI

Je n'étais que le fou du roi,
À la fois roi des fous,
Et tellement fou de toi
Que je me suis brisé le cou.

J'étais fou, et me voici roi,
Roi d'un empire déchu
D'où je règne sans émoi,
Sans avoir rien aperçu.

Du haut de cet empire,
Tout là-haut dans ma tour,
Je n'entends que tes soupirs
Et m'enfuis sans détours.

J'étais fort, j'étais riche,
Je ne vivais que de rires et de joies...
Mais dans mon cœur en friche
Étais-je le fou, étais-je le roi ?

En mon for cette éternelle question
Fit battre mon cœur d'inanition,
Inanition de rester sans réponse,
Enchevêtré dans des millions de ronces.

Mais maintenant que je sais
Que ne suis ni fou ni roi,
Que tout simplement je suis moi,
Oui, maintenant que je sais...

(1998)

DÉSENCHANTÉ

 
DÉSENCHANTÉ

Que d'amours éphémères,
Que de mortels suaires,
Que bien peu de consistance
Dans cette piètre existence.

Un nouvel amour vient de s'envoler
Et pourtant n'en garde que peu de traces.
Tel est donc le destin de ma race,
Que de vivre seul dans la piété.

Mon cœur suit toujours le sien
Sous l'anxieux regard des saints.
Je sais que je l'aime encore,
Mais pourquoi toujours être fort ?
 
Je me retrouve de nouveau seul,
Seul au sein de mon linceul ;
Cette lueur qui brillait en mon ciel
Est une nouvelle fois devenue fiel.
  
Hommage à toi, mon Amour,
Car en mon cœur, pour toujours
Et à jamais, resterai envahi
Par l'image de ton âme ravie !

(1998 - publié dans le n°37  des "Chemins de Traverse")
 
L'amour fait toujours souffrir.
Le tout est d'arriver à surmonter cette souffrance quand elle se présente...
  
 
Science infuse, conscience confuse.
  
 
J'en ai vu tant
Des faux savants
Des faux croyants
Que cela en est désespérant...
 

Nombre total de pages vues