lundi 9 février 2026

LA CONNAISSANCE


Il n’y a qu’une chose à connaître en ce monde
C’est Dieu le Seigneur Suprême et oh l’unique
Créateur En cherchant d’intimes mécaniques
Entre les astres ou entre les longueurs d’onde

En les étudiant tu verras la profonde
Harmonie derrière l’univers chaotique
Que certains voudraient te montrer dans d’elliptiques
Extravagances qui sont des candeurs immondes

Plus tu avanceras et plus tu comprendras
Plus tu avanceras et plus tu comprendras
Vers où te mènent tes pas vers où ils te mènent

Qu’il te faut quitter tes intimes convictions
Quelles qu’elles soient et comme un catéchumène
Que tu dois distinguer entre vrai et fiction

TCHERNOBYL


La vie était tranquille oh oui à Tchernobyl
Les enfants dans les parcs et la forêt jouaient
Tous dans la joie et dès le matin s’ébrouaient
Qui aurait pensé au désastre indélébile

À cette contagion silencieuse immobile
Beaucoup ont sacrifié leur vie tels des jouets
Pour en sauver d’autres sous les coups de fouet
Ou sans connaître les risques ni le mobile

Aujourd’hui tout y est vraiment calme paisible
Arbres et animaux ont repris leurs visibles
Activités troublés par quelques visiteurs

Curieux de temps en temps Dans de vieilles maisons
Quelques grands-pères sont restés observateurs
D’un monde ayant perdu ses charmes sa raison

dimanche 8 février 2026

HIROSHIMA


Une grande lueur et puis plus rien plus rien
Des cendres du goudron brûlant de la poussière
Ne pense pas que ce fut hier que ce fut hier
Car qui sait si demain de vieux historiens

N’en parleront plus du tout de ce vénérien
Désastre qui toucha la terre nourricière
Qui avala les rats nus dans leur souricière
En quelques secondes un délire icarien

Ô Hiroshima qui fut un jour si prospère
Et si innocente que même les vipères
N’auraient pu songer oui à un sort si funeste

Il ne reste aujourd’hui que de menus stigmates
Pour se souvenir qu’il n’y a pas que la peste
Qui ronge les chairs et dévore les peaux mates

jeudi 5 février 2026

LA MAISON DE RAMA


Où est donc la maison du grand seigneur Rama
La maison de Rama est au fond de son cœur
Celle que l’on atteint lorsque l’on sort vainqueur
Des épreuves de la vie des feux des frimas

Ses murs sont de lave de cendres de magma
Inaccessible pour tous les oiseaux moqueurs
Elle ouvre ses portes et offre ses liqueurs
À celles et ceux qui ne font de cinéma

Il n’est de plus pure récompense que d’y
Entrer d’y pénétrer Rien n’y est interdit
Oui rien n’y est proscrit c’est le divin refuge

C’est là que nous attend Sita la bienheureuse
Pour nous révéler ses secrets sans aucun juge
Oh pour nous bénir de ses attentions fiévreuses

mercredi 4 février 2026

LES DOUZE FERS DE HACHE


Faire passer une flèche au travers de douze
Fers de hache voilà un peu commun défi
Oh oui même avec des talismans crucifix
Ce serait un exploit digne d’un fin barbouze

Un seul homme le peut c’est celui que jalousent
Les hideux prétendants au visage bouffi
Par le vin les orgies avides des profits
Qu’ils tirent depuis vingt ans comme des ventouses

Ulysse que nul n’a jusqu’alors reconnu
Marche vers eux sous ses traits de clochard chenu
On lui tend en riant l’arc qu’aisément il bande

Le reste fait partie de la grande légende
De ces histoires que l’on conte près du feu
De celles qui rendent les plus petits heureux

THÉTIS


Mère prévenante et d’une grande attention
Sœur des Néréides créature admirable
Que même les dieux n’ont de leur inexorable
Appétit poursuivie cela par prévention

Au fond de l’océan au loin des conventions
Tu attendais celui qui serait adorable
Qui te donnerait ton fils presque inaltérable
Héros dont on fait de nos jours encor mention

Pouvant changer de forme à l’envi ô Thétis
Tu désarçonnas bien des ennemis jadis
Oui et aussi ton père ou ton époux Pélée

Mais tu charmas autant tes fidèles amis
Par tes danses de feu tout autour des tablées
En devenant tantôt aigle tantôt fourmi

mardi 3 février 2026

OUBLIE DONC TON NOM


Il te faudra tout oui vraiment tout oublier
Jusqu’à ton propre nom ta propre identité
Ce que tu crois être toi oh futilités
Qui s’égrènent comme les grains d’un sablier

Que tu sois professeur ou bien simple écolier
Ne crois jamais tenir de pure vérité
Ce serait là péché grande stupidité
Laisse les souffles te porter sans gondolier

Laisse les souffles te porter vers l’avenir
Tu deviendras oh ce que tu dois devenir
Sans jamais le savoir sans jamais le savoir

Qui étais-tu hier qui seras-tu demain
Une goutte d’eau dans un petit réservoir
Une larme au coin des yeux au creux d’une main

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