vendredi 20 juin 2025

CHÉRIS TES ENNEMIS


Chéris tes ennemis ce sont eux qui te font
Grandir jour après jour Leur haine si profonde
Ne peut t’atteindre toi qui n’es point de leur monde
Tout comme leurs rires de médiocres bouffons

Sois placide ils seront vaincus par des typhons
Et tant de fléaux de Dieu qui tous les cœurs sonde
Arme-toi de calme et de patience féconde
Et tu les verras tous sombrer dans les bas-fonds

Vient un moment où il faut passer à la caisse
Où les gueux courbent le dos face à la noblesse
Car s’ils sont coupables ils seront bien châtiés

Regarde-les déjà à genoux pleurnicher
En disant qu’ils n’ont rien fait ces vils flibustiers
Qui ont passé leur vie à cracher et tricher

jeudi 19 juin 2025

ATHÉNA


Pallas Athéna la déesse aux grands yeux pers
Est toujours aux côtés des plus vaillants guerriers
Qu’ils soient des archers qu’ils aient pied à l’étrier
Qu’ils meuvent une simple épée ou une paire

Reine de la raison des dieux la conseillère
Tout le monde connaît sa divine colère
Et sait qu’il vaut mieux ne jamais la contrarier
Elle peut d’un souffle nombre d’âmes charrier

Elle est si parfaite que nul ne peut rêver
Plus belle compagne par un beau jour trouver
Ne lui conteste point sa somptuosité

Car d’interminables conflits ont commencé
Par des sacrilèges de ce triste acabit
Ainsi nullement ne dénigre son habit

mercredi 18 juin 2025

LA PORTE DU PARADIS


À Robert Zimmerman

Le grand jour est venu oui vraiment je le sens
Tout devient sombre et je n’ai plus besoin de rien
Adieu les armes les masques de comédien
Je n’ai plus de forces et je suis comme absent

Mon vieux cœur ralentit et bouillonne mon sang
Je pense à ma vie moi qui fus un bon gardien
De la paix moi qui ai coffré bien des vauriens
Que vont devenir mes fils ces adolescents

Je frappe à la porte du paradis maman
J’aimerais te revoir pour un simple moment
Quelqu’un répondra-t-il Quelqu’un ouvrira-t-il

Je ne sais que faire Voici une lumière
Les battants s’écartent Tout me semble futile
Je suis en équilibre et j’entends des prières

mardi 17 juin 2025

UNE PROFESSION DE FOI


Dieu est vivant et vit parmi nous j’en témoigne
Aujourd’hui et toujours Il nous suit pas à pas
Et connaît chacun de nos actes Du trépas
Il nous libère et les maux et plaies Il éloigne

Solennellement oui je promets avec poigne
De Le servir et Le craindre comme un papa
Au cœur des tempêtes c’est Lui le seul compas
Qui puisse nous guider l’unique qui nous soigne

Il a donné ses saints livres aux fiers humains
Pour qu’ils courbent le cou et joignent les deux mains
Avec humilité cédant leur arrogance

Bible Coran Veda tous sont grande sagesse
Et doivent être lus avec grande élégance
Quoi que tu fasses Il t’offrira ses largesses

lundi 16 juin 2025

RIEN N’EST VRAIMENT FINI


À Céline Dion

Dès l’instant où nos voix chantent à l’unisson
Rien n’est vraiment fini Tu peux être si loin
Au bout d’un continent truffé de maringouins
Ou sur une planète opaque nos frissons

Seront bien les mêmes sans perdre aucun soupçon
De nos émotions du premier jour tout au coin
De ce feu si ardent le ciel en est témoin
Tout comme de nos jeux insouciants polissons

Oui ferme les yeux et je serai là vraiment
Auprès de toi à tes côtés tel un amant
Un ami un frère n’oublie jamais cela

Car viendront des jours où les lourds nuages gris
Te sembleront épais si épais qu’au-delà
Tu ne pourras rien voir Ne sois donc pas aigrie

À JEAN RACINE


Ô toi le plus pur des tragédiens français
Que j’aime parcourir tes textes si géniaux
Excellemment construits où les grands idéaux
Ne sont jamais absents Sois fier de ton succès

En ta compagnie nous gagnerons les procès
Faits à l’alexandrin prince des poétereaux
Et des plus illustres Tes mots sont des vitraux
Pour nos esprits nos cœurs pour crever nos abcès

Pour l’éternité l’on se souviendra des vers
Que tu as composés Que chante l’Univers
Et ta gloire et ton nom sans rien oublier

Tu dus te courber face à un très puissant roi
Mais il te respectait et fut un bouclier
Pour toi tout au long de ton dur chemin de croix

LE PILOTE



Il est mort le pilote en fonçant dans le mur
Guidé par la grande dame blanche et vierge
Tous les dimanches viens donc allumer un cierge
Pour les honorer et assurer leur futur

Car c’est dans l’au-delà ce monde ô combien sûr
Vers lequel les âmes les plus pures convergent
Qu’ils joutent à présent armés d’une flamberge
Ou d’un étincelant volant au ton azur

Enterre cette fin volontaire et atroce
Et songe plutôt aux ailes de l’albatros
Qui le soutiennent pour un très long temps encore

Oui songe aux victoires qui désormais l’attendent
Sur d’inconnus circuits pavés de flammes d’or
Et d’enchantements bien dignes de Brocéliande

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