mercredi 1 avril 2026

L’HOMME QUI MURMURAIT À L’OREILLE DE DONALD TRUMP


Quelques mots suffisent oui pour changer le monde
Il est bien là celui qui dans l’ombre tapi
Murmure aux oreilles oh sans aucun répit
Des illustres hommes entraînés dans la ronde

Insensée du pouvoir entraînant dans la fronde
Des nations entières entraînant le dépit
De peuples souverains en plaçant des képis
À leur tête dans une humeur nauséabonde

Depuis toujours il est là ah depuis toujours
Guettant le moindre faux pas comme un vil vautour
Pour plonger dans l’orgueil les âmes les plus pures

Tu ne connaîtras point son nom il le taira
C’est derrière un masque qu’il se cache il suppure
La haine et son cœur est bien celui d’un ingrat

mardi 31 mars 2026

LES MOUTONS DE PANURGE


Regarde-les oh oui les moutons de Panurge
Plonger dans les froides eaux de la calme mer
Suivant sans réfléchir et sans même être amers
Celui qui fut jeté sans qu’aucun ne s’insurge

Mais quel plaisir que de voir une telle purge
Bien plus sanglante qu’un simple dix-huit brumaire
Et que les massacres connus par nos grand-mères
Ou imaginés par un très vieux dramaturge

Surtout ne pense pas être différent d’eux
Car aussi sûr que un et un font vraiment deux
Tu es sur le chemin des moutons de Panurge

Sans jamais le savoir sans jamais le vouloir
Tes chefs te mèneront comme un ancien démiurge
Vers l’échafaud vers de la mort le grand couloir

TABITHA


Qu’as-tu donc dans ta main Une aiguille et du fil
Répondrait Tabitha couturière à Joppé
Qui consacra sa vie aux pauvres éclopés
Pour l’orphelin la veuve elle était très utile

Un morceau d’étoffe n’était jamais futile
Entre ses graciles doigts cornés et râpés
Dans ses habits tous les maux étaient dissipés
Et c’est le cœur léger que l’on bravait la ville

Et toi oui toi qu’as-tu qu’as-tu donc dans les mains
Pour servir le Seigneur et tes frères humains
Quel que soit ton talent ne le galvaude pas

En échange d’un peu d’or ou d’un peu de gloire
Cela te pèsera comme un mauvais repas
Offre-le plutôt et tu auras la victoire

lundi 30 mars 2026

LES FILS D’AMALEK


Ah qu’ils sont brutaux oh oui les fils d’Amalek
Eux qui font la loi dans le terrible désert
Le désert dévorant aussi bien qu’un cancer
Les corps désemparés filant vers les obsèques

Chez eux pas de livres ni de bibliothèques
Mais de la haine pour châtier leurs adversaires
Et d’acérées armes pour semer la misère
Ils se nourrissent des passants et des blancs-becs

De tout ce qui peut leur rapporter quelques pièces
Détestant tout ce qui a un peu de joliesse
Ils peuvent attendre des années sans frapper

Terrés sous le sable comme de vils scorpions
Un peu d’inattention et vous voilà happé
Par leurs pédipalpes par les bras les arpions

jeudi 26 mars 2026

CHARON


Ô imperturbable nocher toi qui traverses
Depuis la nuit des temps l’infernal Achéron
Quand te reposeras-tu Le son du clairon
Appelle les âmes oh entre deux averses

Auprès de toi qu’elles jamais ne tergiversent
En versant l’obole car tu n’es fanfaron
Ni généreux Payez sans quoi ses avirons
Ne se mettront en branle engeance si perverse

Mais un jour viendra oui où toutes ces pièces
Jetées par-dessus bord ah sans délicatesse
Et avec mépris par cet étrange Charon

Formeront un beau gué permettant de passer
Les pieds presque au sec et sans le moindre affront
D’un côté de l’autre sans peur ni grimacer

mercredi 25 mars 2026

L’ÉTUDIANT PERPÉTUEL


Il est assis là là tout au fond de la classe
Ses cheveux grisonnants attirant l’attention
Des jeunes étudiants Avec la prétention
Qui est celle de leur âge leurs yeux de glace

Le scrutent de haut en bas en gagnant leur place
J’espère ne jamais je n’en ai l’intention
Finir ainsi disent-ils sans prévention
Ce qui le fait sourire et son esprit replace

Oui pourquoi suis-je là oh pourquoi suis-je là
Se demande-t-il en voyant les falbalas
Des filles qui pourraient vraiment être les siennes

C’est dans les livres qu’on trouve la connaissance
Pas dans l’agitation si académicienne
Qui assène sans joie ses tristes ordonnances

mardi 24 mars 2026

AMPHITRITE


Ô Amphitrite toi qui ceins les océans
De tes bras à la peau si fine si soyeuse
Écoute ce chant à la mélodie joyeuse
Qui de ma gorge monte en un souffle géant

Oh grâce à toi il n’est ni de gouffre béant
Ni aucune vague d’écume pourvoyeuse
Qui puisse nous troubler La mouette rieuse
Crie ton nom tout comme l’albatros bienséant

Quand tu parais sur ton char au large des côtes
Le marin oui sait qu’il pourra la tête haute
Terminer sa journée et retrouver la terre

Les fiers hippocampes tes servants dévoués
Dansent autour de toi tels de durs militaires
Prêts à combattre à tout moment et enjoués

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