lundi 27 juillet 2026

LA BOHÈME


La bohème c’est bien mais quand on a vingt ans
Seulement pour un temps car si elle s’installe
C’est un vrai supplice digne du grand Tantale
La faim qui ronge le ventre c’est inquiétant

Et purement fatal Mais je te vois pourtant
Toi le petit bourgeois admirer tes vestales
Décharnées par l’opium fanées tels des pétales
Oubliés par les eaux oh depuis trop longtemps

Toi qui n’as pas connu le moindre jour sans pain
Tu fantasmes quand tu vois leurs doux escarpins
Mais tu ne marcheras jamais non avec eux

Pire tu regardes de haut le mendiant
Craches sur celui qui ressemble à un visqueux
Calamar avec un mépris terrifiant

QUAND REVIENDRAS-TU


À Barbara

Mais quand reviendras-tu donc ô toi que j’attends
J’ai beau crier mon mal de toi mon mal d’amour
Comme un maladroit comme un simple troubadour
Je n’en vois pas la fin rien de réconfortant

Je ne sais plus depuis quand ni combien de temps
Tu es partie tout me semble insignifiant sourd
Oh la pluie tombe sur la ville et ses faubourgs
L’automne est passé et voici jà le printemps

Dans le ciel un aigle noir accomplit sa ronde
Soudainement il fond sur sa proie sans faconde
Et je me surprends à pleurer à froides larmes

La femme du marin peut combler son chagrin
En rêvant du retour programmé par alarme
De celui qu’elle aime je n’ai que ce refrain

dimanche 26 juillet 2026

LA FIDÉLITÉ D’ARGOS


Toi qui fus le seul à reconnaître ton maître
Tu mérites bien les quelques vers que j’écris
Dès que tu le vis tu ne pus tenir un cri
Tant la joie fut grande Quand à cent kilomètres

Des côtes il était déjà ton baromètre
S’agita quelque peu Tu étais ahuri
Tu sentais qu’approchait la main qui t’a nourri
Oh tu parcourus de l’île le périmètre

Aboyant à la mer aboyant à la mer
De te rendre celui qui fut jouet d’Homère
Bien plus que des dieux oui bien plus que des dieux

Ton cœur ne tint le coup tu mourus sur-le-champ
Mais nous savons qu’un ange au sourire radieux
Emporta ton esprit au plus loin des méchants

jeudi 23 juillet 2026

LA NAISSANCE D’HÉLÈNE


Je te vois Hélène oh oui brisant la coquille
Qui te servait de nid et où tu attendais
De pouvoir t’ouvrir à la vie Tu prétendais
Que tu rêvais alors des grands champs de jonquilles

Qui seraient tes cheveux Maintenant tu maquilles
Tes doux yeux de khôl en priant que ce baudet
Qui te poursuit depuis Sparte avec ses cadets
Et ses divins héros enfin un jour t’oublie

Mais était-ce réel existait-il cet œuf
Ou es-tu née du sein des mortels laissant veufs
Ces songes vaporeux ces songes vaporeux

De l’union de Léda et de Zeus ténébreux
Peu importe tu es là bien là parmi nous
Nous tous qui marchons sans non tomber à genoux

mardi 21 juillet 2026

CLAIR DE LUNE


À Claude Debussy

Au loin sur l’horizon oh se lève la Lune
Ses reflets pâles et mordorés apportant
À l’immense mer un sentiment hors du temps
Je rêve de toi et tes formes dans les dunes

Se dessinent troublant mon esprit Non aucune
Autre ne me fait un tel effet En battant
La chamade mon cœur chaud et si palpitant
Ne s’inquiète point de nos lointaines rancunes

Je me souviens de toi quand tu avais un corps
Que tu me disais qu’il fallait t’aimer encore
Qu’il fallait t’aimer mieux mieux encore et toujours

Je ne pleure même plus ton divin départ
Car je sais maintenant qu’il viendra bien un jour
Le temps de nous trouver à nouveau quelque part

samedi 18 juillet 2026

PAUL ET TIMOTHÉE


Compagnons de voyage oh Paul et Timothée
Ont bâti bien plus qu’une église ils ont forgé
Une vraie légende et ont le monde gorgé
D’une foi sincère de très grande portée

C’est notre Seigneur qui sa volonté dictée
Leur a les protégeant lorsqu’ils furent chargés
De fers et d’infamie ou encor submergés
De peur de tristesse lors des froides nuitées

Paul fut le mentor et Timothée fut le fils
L’un enseignant l’autre en en tirant bénéfices
Communs et sympathie émulation parfaite

Pensez à eux amis ah qui lirez ces lignes
Oui pensez à eux quand vous serez à la fête
Mais aussi quand viendront les agressions malignes

HYMÉNÉE


Hyménée des dieux tu es le plus respectable
Toi qui es invoqué pour que l’union des chairs
En une seule ne soit une simple enchère
Que pour l’éternité elle soit délectable

Si des fleurs tombent du ciel c’est l’inéluctable
Signe de ta présence et que nulle jachère
Ne viendra ternir des époux le bonheur cher
Et s’en moquer serait vraiment inacceptable

Il se raconte que c’est par un héroïque
Acte que tu parvins jusqu’au prestige antique
Libérant de jeunes vierges d’un pur fléau

Oh oui chantons ton nom avec ferveur très haut
Quand il nous faut bénir le plus divin amour
Celui qui vient des cœurs effaçant les discours

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