mercredi 23 septembre 2026

PERSÉPHONE


Ô toi qui règnes sur les Enfers ténébreux
Fille du saint Zeus de la sainte Déméter
Qui au printemps reviens faire fleurir la terre
Écoute donc mes chants eux qui sont si nombreux

Emporte-les prends-les dans le monde scabreux
Pour égayer cette longue nuit solitaire
Aux côtés d’Hadès ce dieu autoritaire
Qui te prit pour femme en son pays si ombreux

Je te sais mon amie car tu aimais mes jeux
Dans l’univers neigeux dans l’univers neigeux
Qui était le jardin de ma plus tendre enfance

Tu me regardais de tes immenses yeux
Alors que je courais nu sans nulle défense
Parmi les rennes et les ours blancs impérieux

TANT QUE J’EXISTERAI


Psaume 104. 33

À Natasha St-Pier

Je chanterai ton nom jusqu’à la fin des jours
Je chanterai ton nom tant que j’existerai
Car ton nom est notre grand espoir adoré
Car ton nom est notre grand espoir pour toujours

Lui seul nous fait sortir de l’infernal séjour
Quand les affreux démons aux crocs si acérés
S’attaquent à nous à notre amour préféré
À nos si beaux rêves nos issues de secours

Tant que j’existerai il en sera ainsi
Tu auras beau frapper me couvrir de soucis
Ce sera ce nom que je porterai en moi

Que je crierai lors de mon dernier souffle
Et qui effacera les craintes et l’émoi
Lors de ce passage lors de mon dernier souffle

mardi 22 septembre 2026

LES ENFANTS QUI SE SOUVIENNENT


Oh mais que faire des enfants qui se souviennent
De leurs vies passées oui oui de leurs vies passées
Eux qui furent les purs compagnons d’odyssée
Des plus grandes âmes antédiluviennes

Car leur colère va être vésuvienne
Quand ils vont découvrir vos affreuses pensées
Et vos stratégies pour consciences insensées
Rogner leurs ailes Mais que votre sort survienne

Car c’est tout ce que vous méritez vous savez
Je vois que vous tremblez face au soleil levé
Que déjà brûlent vos yeux apeurés et tristes

Tristes de souffrir et non pas d’avoir péché
Ce qui renforce encor l’ire de ces juristes
Intraitables devant vos esprits débauchés

LA GUERRE DE TROIE


Si aujourd’hui l’on se souvient de cette guerre
Ce n’est pas grâce à ceux qui furent combattants
Dans l’un ou l’autre camp mais grâce aux exaltants
Vers d’un poète aveugle apparemment vulgaire

Sans lui l’on ne saurait rien non de ces deux frères
De sang royal qui ont fiers et impénitents
Causé la mort de tant de pauvres habitants
De la sainte Ilion qui dirait donc le contraire

Ils sont des milliers à périr chaque jour
Sans aucune raison au vil son des tambours
Et nul ne s’en soucie et nul ne s’en soucie

Et ce ne sont pas ces quelques modestes lignes
Qui vont changer quoi que ce soit dans l’inertie
Des cœurs et de ce monde aux fragrances malignes

LES MARMONNEURS


Oh mais écoute-les donc marmonner ces fous
Ces insensés qui croient oui que leurs simagrées
Et que les mots sortant d’entre leurs dents dorées
Sont ce qu’attend notre Seigneur d’eux que le joug

Qu’ils se sont imposés soit ce qu’Il veut de nous
Les voilà partis dans de longues logorrhées
N’ayant que peu de sens que les grandes marées
Écraseront comme un château de sable mou

Il faut prier certes mais il faut prier bien
Et cela ne s’apprend pas avec les vauriens
Qui ne comprennent ni ce qu’ils disent ni font

Un acte de bonté de bonté véritable
Vaut mieux qu’une intention sans nul désir profond
Et Dieu reconnaîtra toujours les charitables

mercredi 9 septembre 2026

I LOVE YOU


Ma plus belle histoire d’amour c’est bien vous
Vous que je ne connais pas encor pas encore
Sans avoir jamais vu vos tendres yeux vos corps
Je sais que vous avez peur moi aussi j’avoue

Ne croyez surtout pas que je joue que je joue
Je suis vraiment l’âme des plus profonds accords
Tendez les oreilles écoutez donc le cor
Qui tout à coup se fait entendre au fond de vous

Une simple note faisant trembler jusqu’aux
Durs murs de Jéricho les murs de Jéricho
Que l’on imaginait oh oui indestructibles

Ces murs ce sont ceux qui entourent votre cœur
Et qui vous éloignent dans un indescriptible
Chaos de la vraie vie sombres oiseaux moqueurs

TOUT DEVIENT FROID


Tout devient froid autour de moi au fond de moi
Je suis paralysé je suis paralysé
Je ne contrôle plus rien désorganisé
Je suis coincé troublé étouffé en émoi

Je les vois m’emporter criant que je suis là
Mais plus aucun son ne sort de mon corps brisé
Un vent doux et léger se lève un alizé
Et me réchauffe un peu je vois un mandala

Je me retourne d’un coup une lumière
Éclatante semblant vraiment familière
Se met à tournoyer se met à tournoyer

J’ai oublié le froid j’ai oublié mon corps
Je suis libéré oui j’ai un nouveau foyer
J’y suis accueilli par de si divins accords

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