vendredi 3 mai 2013

Le Trille du Diable



Un jour le Diable aux yeux de braise est apparu
À Tartini Il lui a joué un tel trille
Si fougueux que jamais oublier il ne put
Le pauvre homme passa ainsi toute sa vie

À la recherche des notes qu'il entendit
Oh il en coucha des milliers sur le papier
Aucune n'atteignant ce qui l'abasourdit
Au cœur de cette nuit trop courte et sans pitié

Ses sonates et ses compositions connurent
Pourtant un beau succès auprès du grand public
Après chaque concert toutefois le critique

Créateur en larmes fondait Face à un mur
Ses proches se trouvaient Était-il excentrique
Ou alors émotif Folie lunatique

jeudi 2 mai 2013


Ne nous voilons donc pas la face : pourquoi les États s'obstinent-ils à verser des allocations à leurs chômeurs ? Tout simplement pour qu'ils continuent à consommer...

DELPHINE et Hippolyte



C'est Hippolyte ou Delphine qui parle, peu importe...



Elle bouge son corps
sur la piste de danse
je la regarde
elle le sait
ça lui plaît
je m'approche d'elle
elle sourit
je lui touche la joue
elle est ravie
son mari est là
il s'en fout
il n'est pas jaloux
il me caresse la main
il est libertin
on se retrouve
tous les trois
dans le même
lit
champagne
jusques au
petit matin
puis un adieu
un baiser
un signe
de la main


Ta femme te manque de respect ? Ne perds pas ton temps, changes-en !


Je ne partage pas la philosophie de ceux qui pensent que la poésie est destinée à être lue et partagée entre amis.
La poésie est un art réservé aux âmes les plus fortes, les plus solitaires, et les plus nobles... Et pas aux bouffons ne respectant rien qui ont la fausse prétention de se dire poètes, ou encore ceux qui pensent qu'il suffit d'afficher leur joli minois dans divers cercles littéraires pour se dire écrivains.


À force de prendre tout le monde pour des
imbéciles il ne faut pas venir pleurer
lorsque l'on se retrouve seul(e)

mercredi 1 mai 2013

Tu ne sauras jamais mon nom



De tous les démons je suis bien le plus habile
Siècle après siècle j'ai tissé ma fine toile
Au cœur des campagnes et des plus grandes villes
Je vais vers ceux qui se perdent sous les étoiles

Mon boulot c'est chasseur d'âmes Nuit après nuit
J'arpente les rues des cités endormies
À la recherche de sang jeune et bouillonnant
Des désirs les plus fous En les satisfaisant

Je gagne mon pain et un peu d'éternité
Pour eux par contre c'est la chute sans pitié
Dans la géhenne Je ne comprends pas à qui

Ni à quoi peut servir toute cette énergie
Que je passe tout mon temps libre à collecter
Ce que je capture n'est que médiocrité

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