mercredi 2 septembre 2026

FÉBRONIE DE SYRIE


Qui se souvient de toi Fébronie de Syrie
Toi sainte martyre gardienne des huiles
Et des sortilèges sortilèges fertiles
Pour l’imagination vastes fumisteries

Ton sacrifice fut digne des Valkyries
Et tu gagnas les cieux comme l’on gagne une île
Une île merveilleuse oh et terre d’asile
Pour les victimes de ces humaines furies

Ces humaines furies détruisant vraiment tout
Depuis toujours depuis toujours oui et partout
Un coup d’épée trancha ton cou doux et gracile

Mais fit s’agenouiller celui qui le porta
Effondré en larmes comprenant l’imbécile
La leçon que tu lui ce jour-là enseigna

mardi 1 septembre 2026

LA QUÊTE DU GRAAL


Il n’est rien de plus beau que la quête du Graal
Pour ceux qui l’ont vécue pour ceux qui ont plongé
Leur regard et leurs yeux dans ce vase rongé
Par les siècles et le sang des cathédrales

Oh je me réveille et un inaudible râle
Sourd du fond de mon cœur moi qui suis allongé
Moi qui suis allongé moi qui suis allongé
Recouvert d’un voile oui et si pâle si pâle

Je n’existe plus mais pourtant je continue
À observer le monde à voir depuis les nues
De nouveaux chevaliers poursuivre l’aventure

De nouveaux chevaliers ah dignes ou indignes
Glorieux ou fourbes très purs ou pourritures
Réussir ou rater se damner pour un signe

ASTAROTH


Trésorier des Enfers trésorier des Enfers
Astaroth le grand-duc Astaroth le grand-duc
Il va bien falloir que l’on te rééduque
Et que tu l’acceptes pour sortir de tes fers

Tes quarante légions nous n’en avons que faire
Ton culte est devenu oh pour le moins caduc
Te privant de cette eau menée par l’aqueduc
De la dévotion et ses intenses sphères

Je me souviens de toi il y a mille ans de ça
Quand tu jouissais du travail de tes forçats
Et que tu te sentais invincible invincible

Tu riais et riais certain de ta puissance
De ton corps si divin fort et immarcescible
Abusant des âmes plongées dans l’innocence

vendredi 28 août 2026

ISABELLE


À (à vous de le découvrir)

Ils pourront t’appeler de tous les divins noms
Pour moi tu seras oh toujours cette Isabelle
Que j’ai connue au coin d’une rue si rebelle
Qu’on te croyait perdue n’avoir pas de prénom

Je crois t’avoir vue un jour dans un cabanon
Coulé dans la montagne et recouvert de gel
Je crois t’avoir vue un jour dans un vrai Bruegel
Dansant autour d’un feu dans un vieux lanternon

N’était-ce qu’un rêve n’était-ce qu’un doux rêve
Peu importe au fond car ah ce fut une trêve
Dans cette terrible ronde qu’est notre vie

Cette vie qui est bien une malédiction
Pour les êtres qui ont trop laissé leurs envies
Les gouverner Te voir fut ma bénédiction

SHAKTI


De toute énergie tu es oh la plus puissante
Celle ou celui qui peut oui te canaliser
N’aura nul besoin de se psychanalyser
Et vivra dans une joie pure et innocente

Tu pourras la trouver durant l’aube naissante
Dans les nuits torrides où tout est embrasé
Entremêlé au fond de grands yeux irisés
Dans des livres sans fin dans la course incessante

Elle naîtra en toi sans raison ni pourquoi
Une flèche sortant d’un mystérieux carquois
Mais la laisseras-tu s’emparer de ton corps

Et de ton fier esprit et de ton fier esprit
Sauras-tu oublier tes tristes désaccords
Pour la laisser briller elle qui est sans prix

dimanche 23 août 2026

CAMELOT


Il est un puissant fort il est un puissant fort
Qui fut construit dans un seul but trouver le Graal
Le Graal qui se cachait en la mer boréale
Dans un aquatique château aux parois d’or

Qu’est-il devenu ce vase défiant la mort
La rosée du matin la brume vespérale
L’ont englouti afin que la quête impériale
Puisse continuer dans l’infini trésor

Camelot n’est plus que ruine oh et poussière
Lui si majestueux si beau si grand hier
Un vague souvenir un vague souvenir

Quelques vieillards pêchant à la ligne à la ligne
Y pensent encore sans trop se rembrunir
Se faisant poètes oui tirant à la ligne

vendredi 21 août 2026

LA TABLE RONDE


Si la table d’Arthur était ronde c’est pour
Que chaque chevalier qui y était assis
Ait le même rang que les autres Les récits
Qu’ils y partagèrent oh résonnent toujours

Dans nos cerveaux dans nos cœurs qui tremblent d’amour
De trahison d’espoir de peines de soucis
Pour cela il faut lui adresser un merci
Un merci pour cette légende que pandours

Fantassins généraux empereurs et poètes
Connaissent sur le bout des doigts cette amulette
Pendue à leur esprit bien plus qu’à leur cou

Était-elle de marbre ou de fort précieux bois
Voilà qui importe peu Penses-y beaucoup
Quand tu erres tout seul au plus profond des bois

OCCUPE-TOI DE TON ÂME


Oublie un peu ton corps et prends soin de ton âme
Où réside-t-elle Dans ton cœur ton cerveau
Ce serait pratique mais pas à son niveau
On peut vivre sans bras sans jambes mais sans âme

Voilà ah un concept digne d’un mélodrame
Un concept étant pour toi sans doute nouveau
Mais qui n’est point sorti d’un sombre caniveau
Mais bien du plus divin et sacré des calames

Non tu n’es pas qu’un corps tu es aussi l’esprit
Qui l’habite un esprit sans forme dont le prix
Est inestimable souviens-t’en souviens-t’en

Quand les flammes voudront t’avaler t’avaler
Quand viendra la fin des temps oh la fin des temps
Quand ton dernier souffle prétendra s’exhaler

jeudi 20 août 2026

LES MALHEURS DE JOB


Plus fidèle que Job cela n’est pas possible
Lui qui fut le jouet de l’éternelle lutte
Entre le diable et Dieu Accordons donc nos luths
Pour chanter sa gloire oh et conter l’indicible

Qui aurait survécu à autant d’impossibles
Épreuves qui n’aurait renié les volutes
Célestes face à tant de malheurs et de chutes
Qui n’aurait maugréé devenant irascible

Pense à cela ami quand semble s’effondrer
Ce que tu as construit quand l’horizon cendré
Semble s’abattre sur toi et ton petit monde

Ne perds jamais espoir ne perds jamais espoir
Face à la maladie au tonnerre qui gronde
La lumière sera là pour chasser le noir

mardi 18 août 2026

LA PLUIE EST REVENUE


Ce matin la pluie oh la pluie est revenue
Éteignant les feux oh les brasiers infernaux
Nous faisant penser oh à d’anciens hauts-fourneaux
Purifiant les rues oh les grandes avenues

Le soleil est parti quelle déconvenue
Se cacher derrière les nuages moineaux
Si frêles et si gris étranges étourneaux
Ne formant qu’une seule étendue biscornue

Ce matin la pluie oui la pluie est revenue
Nous rappelant à tous la frontière ténue
Entre le jour et la nuit entre les saisons

La pluie est revenue sans emporter ma joie
Sans me faire croire à la moindre trahison
Sans jamais déchirer ce doux voile de soie

mercredi 12 août 2026

THE MAN WITH NO NAME


Un jour tu croiseras l’homme sans nom un jour
Tu lui demanderas dans quelle direction
Orienter tes pas cherchant la perfection
Du doigt il montrera oh l’horizon toujours

Et tu te lanceras vers l’infernal séjour
La route sans fin car immense déception
L’horizon recule sans faire d’exception
Quand on avance vers lui sans aucun recours

Mais qui est donc l’homme sans nom dont je vous parle
Je ne répondrai pas Est-ce Louis ou Charles
Joseph ou Ferdinand Cela n’a d’importance

Il fut roi et mendiant et tint entre ses mains
La grande croix de feu Il resta sans pitance
Des siècles durant son nom est un examen

LE ROYAUME DES SUICIDÉS


Oh il n’est d’endroit plus sombre que le royaume
Où s’en vont les âmes de celles et ceux qui
Ont choisi de s’ôter la vie d’un geste exquis
D’un geste maudit en reniant tous les psaumes

Écoute leurs cris dans cet inconnu idiome
Que nul ne comprend vois les étranges croquis
Qu’ils gravent de leurs doigts imbibés de whisky
Sur les grises parois du très immense dôme

Qui les empêche de rejoindre notre monde
Imagine à quel point leur détresse est profonde
Eux qui ont oublié qu’ils ne voulaient plus vivre

Eux qui ont oublié qu’ils ne voulaient plus vivre
Eux qui ne savent plus non quel était leur nom
Prie pour eux toi qui dors dans des draps de linon

mardi 11 août 2026

LE VIEIL HOMME ET SA MÈRE


C’est dans une blanche demeure que vivaient
Un enfant et sa mère en parfaite harmonie
Tout n’était que jeu et joie sans monotonie
Dans le jardin dansaient la couleuvre et l’orfraie

Puis vinrent les temps où domina la monnaie
La monnaie qui rend fou semant la zizanie
L’enfant partit au loin non sans cérémonie
Et jamais ne revint auprès de sa saulaie

Un jour il repensa fort à cette maison
Et à cette inconnue à ce bel horizon
Qu’il pouvait observer oh depuis la fenêtre

Maintenant qu’il était vieux et riche à foison
Il se dit que c’était le moment de renaître
De rentrer là-bas se coucher dans le gazon

POUR QUI SONNE LE GLAS


Pour qui sonne le glas c’est déjà le trépas
La mort qui s’avance à pas légers et feutrés
À chaque battement demeurer concentré
Une seconde de moins penser à ces pas

Qui nous ont conduit là notre dernier repas
Ce sein que l’on tétait qui nous rendait frustré
Dès qu’il s’éloignait ces pleurs muets ou filtrés
Qui n’ont pas déserté les cœurs mea culpa

Je les ai combattus avec grande vaillance
Les ennemis du genre humain sans défaillance
Je me sens donc en paix alors que mon sang coule

Coule dans un sillon pour rejoindre la terre
La nourrir à nouveau pour renforcer la houle
Qui déferle au loin et qui est un pur mystère

LAKṢMĪ


Compagne éternelle tu traverses les vies
Du plus grand des Seigneurs maître de l’univers
À ses purs côtés tu emplis son cœur de vers
En comblant ses désirs et toutes ses envies

Tu es celle que tous les hommes oh envient
Celle dont ils rêvent dans leurs songes pervers
Celle dont ils rêvent dans le froid de l’hiver
Dans le triste enfer des passions inassouvies

Sur les innombrables terres du Vaikuṇṭha
Tu es là en robe de lin ou de taffetas
Source de toutes les joies de la connaissance

Par ta présence tu équilibres le monde
Chaque mort se devant d’être à nouveau naissance
Tes pieds sont si légers qu’à peine ils troublent l’onde

CAMILLE CLAUDEL


Ô toi triste jouet d’un illustre sculpteur
Abandonnée oui et tristement délaissée
Au fond d’un asile tu vécus l’odyssée
De la folie de ce délire destructeur

Et jamais ne trouvas le repos rédempteur
Je vois ton visage ton âme désossée
Et tes yeux si noirs si noirs sans nulle pensée
Des yeux qui regardent sans voir de protecteur

Je connais tes douleurs je connais tes douleurs
Pauvre petite sœur pauvre petite sœur
Et je prie que là-haut le plus divin des anges

T’ait pris sous son aile t’ait pris oh sous son aile
T’apportant sourire par ses douces louanges
Et ses caresses les plus tendres et réelles

mercredi 5 août 2026

LE MONT DES OLIVIERS


C’est là où poussent les plus vieux des oliviers
Qu’une légende est née qu’une légende est née
Des histoires qui ont traversé les années
Qui sont pour les âmes un fertile vivier

Si tu as des questions de décembre à janvier
De l’hiver à l’été de l’école athénée
À l’Université plonges-y matinée
Ou début de soirée ton esprit ce levier

Oh qui te permettra de soulever la Terre
Et de percer oui tous les plus grands des mystères
Car ce qui est était et sera à jamais

Incline-toi face à ce que tu ne connais
Humilie-toi chaque minute désormais
Car ce n’est pas toi qui décides de qui naît

lundi 3 août 2026

A GHOST WITH NO FACE


Si un fantôme sans visage te poursuit
Il ne te laissera jamais en paix en paix
Tu subiras crachats et manques de respect
Tout au long des jours oh oui tout au long des nuits

Même un grand enchanteur très fortement instruit
Aura bien du mal à te sortir de l’épais
Brouillard qu’il a tissé avec un fol toupet
Autour de toi faisant de ta vie un ennui

Sa seule faiblesse réside dans son nom
Découvre-le et tu auras un pur canon
Entre les mains pour le congédier au loin

C’est le seul moyen de rappeler au démon
N’ayant ni forme ni corps qu’il n’est qu’un sagouin
Et qu’il ne reverra onc l’ombre des saints monts

dimanche 2 août 2026

HÉNOCH


Vois au loin le soleil qui lentement se lève
Observe Hénoch marcher avec son Élohim
Dans la joie entouré des divins kéroubim
Puis être emporté vers le grand pays de rêve

C’était un homme juste oui haïssant les glaives
Doux bon généreux et il était magnanime
Prenant sous son aile tous ceux que l’on opprime
Faisant de chaque enfant oh l’un de ses élèves

C’est maintenant au cœur des plaines éternelles
Aux senteurs de myrte de jasmin de cannelle
Qu’il est accompagné de la sainte présence

De cette présence qui est une demeure
À elle seule et qui donne bonheur aisance
Ah chantons pour que cette âme jamais ne meure

lundi 27 juillet 2026

LA BOHÈME


La bohème c’est bien mais quand on a vingt ans
Seulement pour un temps car si elle s’installe
C’est un vrai supplice digne du grand Tantale
La faim qui ronge le ventre c’est inquiétant

Et purement fatal Mais je te vois pourtant
Toi le petit bourgeois admirer tes vestales
Décharnées par l’opium fanées tels des pétales
Oubliés par les eaux oh depuis trop longtemps

Toi qui n’as pas connu le moindre jour sans pain
Tu fantasmes quand tu vois leurs doux escarpins
Mais tu ne marcheras jamais non avec eux

Pire tu regardes de haut le mendiant
Craches sur celui qui ressemble à un visqueux
Calamar avec un mépris terrifiant

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