Ô toi triste jouet d’un illustre sculpteur
Abandonnée oui et tristement délaissée
Au fond d’un asile tu vécus l’odyssée
De la folie de ce délire destructeur
Et jamais ne trouvas le repos rédempteur
Je vois ton visage ton âme désossée
Et tes yeux si noirs si noirs sans nulle pensée
Des yeux qui regardent sans voir de protecteur
Je connais tes douleurs je connais tes douleurs
Pauvre petite sœur pauvre petite sœur
Et je prie que là-haut le plus divin des anges
T’ait pris sous son aile t’ait pris oh sous son aile
T’apportant sourire par ses douces louanges
Et ses caresses les plus tendres et réelles