lundi 27 juillet 2026

LA BOHÈME


La bohème c’est bien mais quand on a vingt ans
Seulement pour un temps car si elle s’installe
C’est un vrai supplice digne du grand Tantale
La faim qui ronge le ventre c’est inquiétant

Et purement fatal Mais je te vois pourtant
Toi le petit bourgeois admirer tes vestales
Décharnées par l’opium fanées tels des pétales
Oubliés par les eaux oh depuis trop longtemps

Toi qui n’as pas connu le moindre jour sans pain
Tu fantasmes quand tu vois leurs doux escarpins
Mais tu ne marcheras jamais non avec eux

Pire tu regardes de haut le mendiant
Craches sur celui qui ressemble à un visqueux
Calamar avec un mépris terrifiant

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