mardi 7 avril 2026

LA MORT DE JUDAS


Il fallait qu’il vive mais il fallait qu’il meure
Oh poursuivi par les démons le vil Judas
Oui par les démons de son esprit les soldats
De la conscience qui assombrissent les heures

Même l’arbre qui fut sa dernière demeure
Rougit de honte quand cet affreux candidat
Ce candidat au ciel termina son mandat
Son mandat terrestre le mandat que l’on pleure

Il fallait qu’il vive pour que tout s’accomplisse
Selon la Volonté sans aucune malice
Chaque geste chaque parole chaque mot

Le baiser les pièces le remords et la corde
Les rires le regard de ces petits marmots
Qui jugent le cœur des gens sans miséricorde

CAÏPHE


Oh honte sur toi pour l’éternité Caïphe
Toi qui te croyais le plus fort et invincible
Tu sus convaincre le Sanhédrin irascible
De condamner celui qui était Roi des Juifs

Par orgueil tu voulais le voir mort plus que vif
Alors qu’il n’y avait rien de répréhensible
Dans ses agissements Tu en fis une cible
En sachant ton pouvoir pour le moins abusif

Ton nom est lié pour toujours à la bassesse
Oui et ton âme se lamentera sans cesse
En repensant à cet instant où tu compris

À cet instant où tu compris que c’était vrai
Qu’il était de Dieu le seul Fils le favori
Ainsi l’on te trouva pendu à un cyprès

dimanche 5 avril 2026

UN GRAIN DE BLÉ


Un seul grain de blé peut sauver l’humanité
Et nourrir plus de cent mille générations
Il n’a l’air de rien mais oui quelle admiration
Nous devrions lui donner avec lucidité

Il n’a l’air de rien mais sous sa simplicité
Se cachent des siècles oh de maturation
Gare à toi si tu n’y prêtes nulle attention
Tu le regretteras au temps d’aridité

Ainsi sont aussi les mots de notre Seigneur
Attendant de germer au sein de notre cœur
Après avoir été patiemment plantés

Celui qui les rejette ou encor les méprise
Ne pourra se plaindre d’être fort tourmenté
Quand il sera sous le joug ou sous les emprises

samedi 4 avril 2026

LA PREMIÈRE NUIT DE TRANQUILLITÉ


Pour la première fois de ma vie j’ai passé
Une nuit tranquille sans vraiment aucun rêve
Ce ne fut que bonheur oh une pure trêve
Dans cette agitation de mon être glacé

J’en avais assez oui j’en avais bien assez
De n’être qu’une ombre je voulais qu’on m’achève
Que s’arrête enfin le manège tel un glaive
Meurtrissant mon esprit morose compassé

Pour la première fois de ma vie je suis mort
Pour la première fois de ma vie je suis mort
Ah et je m’en souviens horreur je m’en souviens

J’y ai pris grand plaisir un si si grand plaisir
Je me suis senti comme un géant olympien
Au pouvoir absolu comble de mes désirs

vendredi 3 avril 2026

LES LARMES DE SANG


Regarde-les couler oh les larmes de sang
Qui perlent au front de notre divin Seigneur
Lui qui s’est sacrifié pour rendre bien meilleur
Notre monde Observe les démons rugissants

S’agiter tout autour de ce resplendissant
Tableau Ah mais qu’ils sont gouailleurs et railleurs
Eux qui ne savent pas qu’il existe un ailleurs
Après le Jugement après le Jugement

Regarde-les couler des yeux d’une statue
Qui d’un voile pudique est entourée vêtue
Au sein d’une église ou au fond de la forêt

Regarde-les couler tout au fond de ton cœur
Et laisse-les dormir en devenant pur grès
Roche imputrescible qui te fera vainqueur

mercredi 1 avril 2026

L’HOMME QUI MURMURAIT À L’OREILLE DE DONALD TRUMP


Quelques mots suffisent oui pour changer le monde
Il est bien là celui qui dans l’ombre tapi
Murmure aux oreilles oh sans aucun répit
Des illustres hommes entraînés dans la ronde

Insensée du pouvoir entraînant dans la fronde
Des nations entières entraînant le dépit
De peuples souverains en plaçant des képis
À leur tête dans une humeur nauséabonde

Depuis toujours il est là ah depuis toujours
Guettant le moindre faux pas comme un vil vautour
Pour plonger dans l’orgueil les âmes les plus pures

Tu ne connaîtras point son nom il le taira
C’est derrière un masque qu’il se cache il suppure
La haine et son cœur est bien celui d’un ingrat

mardi 31 mars 2026

LES MOUTONS DE PANURGE


Regarde-les oh oui les moutons de Panurge
Plonger dans les froides eaux de la calme mer
Suivant sans réfléchir et sans même être amers
Celui qui fut jeté sans qu’aucun ne s’insurge

Mais quel plaisir que de voir une telle purge
Bien plus sanglante qu’un simple dix-huit brumaire
Et que les massacres connus par nos grand-mères
Ou imaginés par un très vieux dramaturge

Surtout ne pense pas être différent d’eux
Car aussi sûr que un et un font vraiment deux
Tu es sur le chemin des moutons de Panurge

Sans jamais le savoir sans jamais le vouloir
Tes chefs te mèneront comme un ancien démiurge
Vers l’échafaud vers de la mort le grand couloir

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