lundi 12 janvier 2026

LA HAINE


"La haine, c’est la colère des faibles."
Alphonse Daudet

Il est un sentiment qui assèche les cœurs
Oh aussi sûrement que le soleil craquèle
La peau et les esprits Il n’est point sans séquelles
Et qui le défie n’en sortira point vainqueur

La haine la haine n’est qu’un vil arnaqueur
Qui te fait croire fort un puits au fond duquel
Il n’y a jamais d’eau elle vous ensorcèle
Vous fait perdre raison dans un rire moqueur

Elle a poussé tant de nos frères à commettre
Tant d’irréparables erreurs devenant maître
De toutes leurs actions de toutes leurs pensées

Que tu haïsses ou l’ami ou l’ennemi
C’est du pareil au même un brin une pincée
Tu es à elle pour toujours pas à demi

L’ADOUBEMENT


Je me souviens du jour de mon adoubement
J’ai posé le genou en terre face à Dieu
Et ses serviteurs et un sourire radieux
A illuminé mon âme un déferlement

Avec sérieux je me suis levé purement
Conscient de la tâche et du rôle point odieux
Qui m’attendaient Un son pour le moins mélodieux
S’est alors élevé un retentissement

Oh ai-je été digne de cet honneur insigne
J’ose l’espérer oui car aucun trompeur signe
N’est venu ombrager ma blanche conscience

Durant ces années le démon a bien tenté
De me salir avec beaucoup de répugnance
Mais son zèle ne fut qu’un échec patenté

LES VESTALES


Pures comme la neige ardentes comme un feu
Les vestales dansent pour élever nos âmes
Pour nous éviter bien des tracas et des blâmes
Leur peau est si douce et leurs cheveux si soyeux

Qu’un simple frôlement peut nous rendre joyeux
Pour dix longues années en avivant les flammes
D’un désir cristallin et chaste qui proclame
Notre foi en le Très-Haut aux yeux mystérieux

Prie pour les rencontrer tu seras exaucé
Malheur à toi si tu devais les offenser
Car leur colère te poursuivrait pour toujours

Accepte leurs jeux ces filles de la déesse
En illumineront avec grâce tes jours
Oui fais donc preuve de courage de hardiesse

dimanche 11 janvier 2026

THANATOS


Le jumeau d’Hypnos nous tenant oui par la main
Nous pilote sur la route vers le final
But ce qui doit être en somme le terminal
Ah s’endormir en paix à l’ombre d’un chemin

Se perdre en un rêve sans fin sans lendemain
Entouré d’un voile pur net et virginal
Comme un voilier ancré tout au bord d’un chenal
Ne pensant plus à la mer aux reflets carmin

Thanatos prends une mèche de mes cheveux
Offre-la à Hadès dont l’esprit est nerveux
Et imprévisible pour que je me repose

Déploie tes ailes pour me porter oh là-bas
Comme une goutte de rosée qui se dépose
Sur un pétale de rose Oh là-bas là-bas

L’EMPYRÉE


Bienheureux celui qui peut gagner l’empyrée
Et y purifier son âme en ses feux ardents
Oh après une vie parsemée d’incidents
Dans les confins glacials de l’onde hyperborée

Très fort ballottée par d’innombrables marées
Méprisé raillé par le monde décadent
Depuis toujours grondant jamais accommodant
Oui heureux ce héros aux ailes empourprées

Heureux ce héros qui a su briser ses chaînes
Au fil de l’épée face aux plus antiques chênes
Arbres sacrés témoins de la gloire des âges

Heureux ce sage qui a laissé ses pensées
Naître et se fortifier au sein d’un ermitage
Tout comme les vers saints d’une grande odyssée

L’ANTRE DE LA FOLIE


Il est tout au fond de tes plus vieux souvenirs
Une image qui peut réveiller ta folie
Et te mener en son antre une anomalie
Semblant insignifiante un démon à honnir

À tout moment il peut surgir sans prévenir
Avec ses armes et toute sa panoplie
Pour te dévorer l’âme oh jusques à la lie
Effaçant tout espoir oui d’un bel avenir

Bien peu nombreux sont ceux pouvant lui échapper
Quand ses crocs acérés veulent vous écharper
Vous mettre en pièces vous priver de la raison

Seuls les plus courageux et les plus combatifs
Parviennent à sauver leur honneur leur blason
Face à cette fureur aveuglant les chétifs

samedi 10 janvier 2026

BODY BAG


Ah ils s’imaginent les honneurs et la gloire
Mais c’est dans un body bag oh qu’ils finiront
Ces pauvres fous qui à la guerre s’en iront
Pour délivrer le monde et écrire l’Histoire

C’est ainsi depuis la nuit des temps la mémoire
De nos ancêtres morts sans raison sur le front
Étant là pour nous le rappeler Les poltrons
En cauchemarderont décrochant leur mâchoire

Et les preux fonceront la tête la première
Tout en le sachant eux qui cherchent la lumière
Et qui croient que l’horreur oui a vraiment un sens

Je les vois déjà en train de fanfaronner
Après la victoire fiers de leur puissance
Alors que seule la chance a tout façonné

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