vendredi 28 août 2026

ISABELLE


À (à vous de le découvrir)

Ils pourront t’appeler de tous les divins noms
Pour moi tu seras oh toujours cette Isabelle
Que j’ai connue au coin d’une rue si rebelle
Qu’on te croyait perdue n’avoir pas de prénom

Je crois t’avoir vue un jour dans un cabanon
Coulé dans la montagne et recouvert de gel
Je crois t’avoir vue un jour dans un vrai Bruegel
Dansant autour d’un feu dans un vieux lanternon

N’était-ce qu’un rêve n’était-ce qu’un doux rêve
Peu importe au fond car ah ce fut une trêve
Dans cette terrible ronde qu’est notre vie

Cette vie qui est bien une malédiction
Pour les êtres qui ont trop laissé leurs envies
Les gouverner Te voir fut ma bénédiction

SHAKTI


De toute énergie tu es oh la plus puissante
Celle ou celui qui peut oui te canaliser
N’aura nul besoin de se psychanalyser
Et vivra dans une joie pure et innocente

Tu pourras la trouver durant l’aube naissante
Dans les nuits torrides où tout est embrasé
Entremêlé au fond de grands yeux irisés
Dans des livres sans fin dans la course incessante

Elle naîtra en toi sans raison ni pourquoi
Une flèche sortant d’un mystérieux carquois
Mais la laisseras-tu s’emparer de ton corps

Et de ton fier esprit et de ton fier esprit
Sauras-tu oublier tes tristes désaccords
Pour la laisser briller elle qui est sans prix

dimanche 23 août 2026

CAMELOT


Il est un puissant fort il est un puissant fort
Qui fut construit dans un seul but trouver le Graal
Le Graal qui se cachait en la mer boréale
Dans un aquatique château aux parois d’or

Qu’est-il devenu ce vase défiant la mort
La rosée du matin la brume vespérale
L’ont englouti afin que la quête impériale
Puisse continuer dans l’infini trésor

Camelot n’est plus que ruine oh et poussière
Lui si majestueux si beau si grand hier
Un vague souvenir un vague souvenir

Quelques vieillards pêchant à la ligne à la ligne
Y pensent encore sans trop se rembrunir
Se faisant poètes oui tirant à la ligne

vendredi 21 août 2026

LA TABLE RONDE


Si la table d’Arthur était ronde c’est pour
Que chaque chevalier qui y était assis
Ait le même rang que les autres Les récits
Qu’ils y partagèrent oh résonnent toujours

Dans nos cerveaux dans nos cœurs qui tremblent d’amour
De trahison d’espoir de peines de soucis
Pour cela il faut lui adresser un merci
Un merci pour cette légende que pandours

Fantassins généraux empereurs et poètes
Connaissent sur le bout des doigts cette amulette
Pendue à leur esprit bien plus qu’à leur cou

Était-elle de marbre ou de fort précieux bois
Voilà qui importe peu Penses-y beaucoup
Quand tu erres tout seul au plus profond des bois

OCCUPE-TOI DE TON ÂME


Oublie un peu ton corps et prends soin de ton âme
Où réside-t-elle Dans ton cœur ton cerveau
Ce serait pratique mais pas à son niveau
On peut vivre sans bras sans jambes mais sans âme

Voilà ah un concept digne d’un mélodrame
Un concept étant pour toi sans doute nouveau
Mais qui n’est point sorti d’un sombre caniveau
Mais bien du plus divin et sacré des calames

Non tu n’es pas qu’un corps tu es aussi l’esprit
Qui l’habite un esprit sans forme dont le prix
Est inestimable souviens-t’en souviens-t’en

Quand les flammes voudront t’avaler t’avaler
Quand viendra la fin des temps oh la fin des temps
Quand ton dernier souffle prétendra s’exhaler

jeudi 20 août 2026

LES MALHEURS DE JOB


Plus fidèle que Job cela n’est pas possible
Lui qui fut le jouet de l’éternelle lutte
Entre le diable et Dieu Accordons donc nos luths
Pour chanter sa gloire oh et conter l’indicible

Qui aurait survécu à autant d’impossibles
Épreuves qui n’aurait renié les volutes
Célestes face à tant de malheurs et de chutes
Qui n’aurait maugréé devenant irascible

Pense à cela ami quand semble s’effondrer
Ce que tu as construit quand l’horizon cendré
Semble s’abattre sur toi et ton petit monde

Ne perds jamais espoir ne perds jamais espoir
Face à la maladie au tonnerre qui gronde
La lumière sera là pour chasser le noir

mardi 18 août 2026

LA PLUIE EST REVENUE


Ce matin la pluie oh la pluie est revenue
Éteignant les feux oh les brasiers infernaux
Nous faisant penser oh à d’anciens hauts-fourneaux
Purifiant les rues oh les grandes avenues

Le soleil est parti quelle déconvenue
Se cacher derrière les nuages moineaux
Si frêles et si gris étranges étourneaux
Ne formant qu’une seule étendue biscornue

Ce matin la pluie oui la pluie est revenue
Nous rappelant à tous la frontière ténue
Entre le jour et la nuit entre les saisons

La pluie est revenue sans emporter ma joie
Sans me faire croire à la moindre trahison
Sans jamais déchirer ce doux voile de soie

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