Il n’y a rien de plus saint que la pauvreté
Quand elle est choisie bien entendu oui car elle
Est un monstre affreux quand telles des sauterelles
Elle s’abat sur nous avec méchanceté
Oh dans la pauvreté c’est sans naïveté
Que l’on voit le monde les faces noires grêles
Les largesses fausses l’amitié froide frêle
L’amour pur qui est la plus grande rareté
Laisse tes richesses dans un coin oublie-les
Plonge donc dans la boue au loin de tes palais
Et marche dans les pas de tous les miséreux
Assieds-toi dans la rue tends la main tends la main
Et compte les crachats et les dons généreux
Si quelqu’un la saisit suis-le et en chemin