samedi 28 février 2026

LE RAGNARÖK


Entendez-vous les cris d’Odin Thor et Loki
Durant la bataille la terrible bataille
Face aux créatures clamant les funérailles
De la Terre entière et le déluge exquis

Le déluge de feu pas besoin de croquis
Au milieu des glaces de profondes entailles
Ont avalé oh les hommes et leur marmaille
Ainsi que tout ce qu’ils avaient un jour conquis

Les dieux ont perdu mais ce n’est point la fin
Tout recommencera Ayant vaincu la faim
Un couple renaîtra et tout repeuplera

C’est le cycle éternel le souffle universel
Qui traverse chacun d’entre nous cette aura
Visible dans le ciel comme en les grains de sel

IVAN


À Andreï Tarkovski

Oubliés oubliés oh oui les papillons
De la jeunesse c’est le temps de la vengeance
Le temps de traquer les criminels leur engeance
Au-delà du fleuve et ses puissants tourbillons

Ivan ne possédait que de maigres haillons
À d’habiles démons il avait allégeance
Prêté pour assouvir sa soif sans négligence
Où est-il aujourd’hui ah dans quel bataillon

Dans le bataillon des très purs et divins anges
Dans les eaux claires il est sorti de la fange
Il a retrouvé sa mère et son seul amour

Il peut courir le long des plages infinies
Dieu qui voit tout a bien volé à son secours
Et persécuté la perfide tyrannie

jeudi 26 février 2026

LE CORBEAU N’OUBLIE PAS


Le corbeau n’oublie pas celui qui fait le mal
Au cœur de la ville ou de la forêt il voit
Il voit absolument tout le preux le grivois
Le pur et le méchant les hommes l’animal

Rien ne lui échappe ce qui est anormal
Ce qui est immoral Si ce que tu prévois
Est contraire à nos lois il lèvera la voix
Et il te poursuivra d’un courroux maximal

Le corbeau n’oublie pas le corbeau n’oublie pas
Gare à toi si tu crois éviter le trépas
Ou les condamnations pour tes actes malsains

Devant les juges il sera bien appelé
Pour un jour témoigner si tu es assassin
Tu as fait couler le sang ton sort est scellé

mardi 24 février 2026

SALAMMBÔ


À Gustave Flaubert

Je me souviens d’un soir les jardins d’Hamilcar
S’endormaient doucement au son d’un oud fiévreux
Il est certain que je n’ai été si heureux
Si heureux que ce soir-là de Lune aux trois-quarts

Salammbô était si belle dans son brocart
Quand elle dansait ses gestes oui langoureux
Mais jamais vulgaires étaient si savoureux
J’oubliais tout jusqu’à la foule des lascars

Les puissantes armées que je devais mener
Ce mois sacré où il fallait toujours jeûner
L’impression que la vie n’a vraiment aucun sens

Je savais que j’allais mourir demain sans doute
Mais cela était pour moi sans nulle importance
Car perlaient à mes yeux du pur bonheur les gouttes

dimanche 22 février 2026

LE FRÊNE SACRÉ


Il était le plus grand et le plus vénéré
Oui de tous les arbres de la forêt sacrée
Symbole de la foi profondément ancrée
Dans le cœur des êtres Il était préféré

Pour son bois très dur il était considéré
À sa juste valeur car c’est lui qui recrée
La vie qui éloigne la mort tant exécrée
Quand elle s’approche de ses crocs acérés

Puis ils sont venus eux les monstres assoiffés
Bardés d’intolérance et de casques coiffés
Avec leurs machines puantes et bruyantes

Ils ont tout recouvert de béton en riant
Se croyant les rois de la Terre larmoyante
Puis tout se tut dans leur paradis luxuriant

LES CARESSES DE CALYPSO


Il devra partir un jour le rusé Ulysse
Tu le sais pourtant bien Oh sept longues années
De bonheur au cœur de la Méditerranée
Suffiront-elles pour combler de purs délices

Oui ton éternelle solitude Supplice
Quand les perfides dieux par une matinée
Calme auront décidé que c’est la destinée
De ce très grand héros de quitter ta coulisse

En regardant la mer sauras-tu oublier
Toutes vos caresses celles qui ont lié
Vos corps et vos âmes vos âmes et vos corps

Qui sait si un marin perdu un naufragé
Viendra de nouveau égayer ton décor
Ô Calypso aux bras n’étant point enragés

samedi 21 février 2026

HENRY


À John McNaughton

Henry tu es un grand maître dans ton domaine
Toujours en mouvement ne laissant nulle trace
Pour ceux qui voudraient oh exterminer ta race
Tu es un véritable artiste un phénomène

Personne ne sait vers où ce chemin te mène
Ah certes point vers le paradis inhumaine
Étant ta quête sans but À chaque semaine
Une nouvelle œuvre quel appétit vorace

Henry nous connaissons ton nom et le chantons
À travers bois et champs en priant faux-jetons
De ne jamais croiser ton regard ou ta route

Le mal et les tueurs ont toujours fasciné
Tout au long des âges Mais ôtez-moi d’un doute
Prenez-vous du plaisir face aux assassinés

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