dimanche 8 mars 2026

LA LICORNE


Elle est apparue par mystère la licorne
Vêtue de sa robe blanche oh et étoilée
Le sol était de mousse et quelques azalées
Ont rosi à sa vue qui n’était non point morne

Du tapis sortirent de gracieux capricornes
Qui se transformèrent devant cette assemblée
En oiseaux jaunes et bleus Un grand propylée
Oui surgit de terre couvert de salicorne

Son regard croisa le mien et elle parla
Puis elle entonna un pur chant a capella
J’aurais voulu qu’elle ne s’en aille jamais

Mais la volonté des dieux n’était celle-là
En ce délicieux soir de fin du mois de mai
Seul resta le temple et son si doux matelas

jeudi 5 mars 2026

JOUR DE COLÈRE


Aujourd’hui c’est le jour oui le jour de colère
Après avoir été extrêmement patient
Dieu seigneur des armées va punir l’insouciant
Le fourbe et l’ignorant La terreur populaire

Se met à gagner les pécheurs épistolaires
Les pécheurs de la chair et les fous omniscients
Regardez-les courir ces tristes inconscients
Chercher asile dans leurs églises solaires

Mais il est trop tard mais il est vraiment trop tard
Pour celles et ceux qui ont mangé le nectar
Sans nulle tempérance et qui ont blasphémé

Voici la foudre les feux et enfin les cendres
Recouvrant tout dans un halo diadémé
En lieu et place de cercueils de palissandre

MICHELLE MARTIN


Oh Michelle Martin oui toi qui savais tout
Pourquoi donc t’es-tu tue pourquoi donc t’es-tu tue
Il est clair qu’au mal très vite l’on s’habitue
Et qu’il est tapi et présent vraiment partout

Je pense à ces enfants à leurs quintes de toux
Et leur dernier soupir Pourtant je m’évertue
À te défendre sans t'élever de statue
Car j’ai confiance en toi Montre-nous tes atouts

Fais-nous oublier le monstre que tu étais
Place ta nouvelle vie entre deux étais
Va en paix car tu as payé ta dette immonde

C’est ainsi que parle notre unique Seigneur
Le miséricordieux le gardien de ce monde
Afin de purifier nos cœurs de batailleurs

lundi 2 mars 2026

ATARAXIE


J’ai trouvé au fond de la forêt la quiétude
L’harmonie et la paix Les plus simples oiseaux
De leur chant frivole couvraient arbres roseaux
Faisant monter en moi espoir et gratitude

Le printemps qui naissait calmait ma lassitude
Et des cascades de soleil baignaient les eaux
Des mares tandis que le vent de ses ciseaux
Caressait mes cheveux avec mansuétude

Les souffles ancestraux patiemment traversaient
Mon âme et la lavaient du péché de l’ivraie
Des affreuses pensées et des ronces du mal

Toi aussi mon frère laisse-toi emporter
Par les chemins que l’on dit creux et l’animal
Appel du divin qui veut te réconforter

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