Oh reste encore un peu auprès de moi Oreste
Ne laisse pas ton cœur guidé par la vengeance
Te perdre pour toujours Laisse la sombre engeance
Bien s’asphyxier oui de manière preste
Sans sur elle lever la main Pense aux agrestes
Joies de notre enfance et avec quelle obligeance
Mère caressait nos cheveux sans négligence
Je t’en prie ne la tue pas toi mon frère Oreste
Je sais qu’il est trop tard que le destin perfide
Doit ainsi s’accomplir qu’un jour une sylphide
Te prendra par le bras pour que tu nous reviennes
Mais je sais aussi les souffrances qui t’attendent
Quoi que tu fasses je veux que tu te souviennes
De nos temps heureux et que ma voix tu entendes