Ah j’aime regarder les mouettes qui dansent
Sur le fleuve en hiver J’en oublierais presque
Que derrière leurs cris oh et leurs arabesques
C’est la faim et le froid qui dictent la cadence
Leur sort est entre les mains de la providence
Tout autant que le nôtre en cette grande fresque
Qu’est l’existence Comme un ange pittoresque
Chacune d’entre elles semble en la confidence
De tous les secrets de toutes les prophéties
Parfois après de bien pures acrobaties
Elles se posent face à moi tout en silence
Nos regards se croisent oui et nous savourons
L’espace d’un instant la douce nonchalance
Des cœurs qui ont trouvé la paix loin des jurons