À Bertrand Tavernier
Ô toi qui crois que tout le monde peut changer
As-tu déjà croisé oh le mal absolu
Oui celui qui naît dans les esprits dissolus
Et les esprits faibles ignorant ses dangers
Pouvant à la fois Dieu et diable louanger
L’on en vient à douter tels des irrésolus
De leur entendement pourtant bien vermoulu
Trimardeurs chemineaux marginaux étrangers
Nul ne pourra jamais voir tout ce qu’ils ont vu
Ni comprendre de ce dont ils sont dépourvus
Méfie-toi des chemins et de leurs carrefours
C’est là qu’ils t’attendent dans le plus grand des calmes
Comme un bon boulanger assis près de son four
Comme des assassins qui attendent leurs palmes